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mes pensees a fleur de crocs

Mina Scenarier ...........

Publié le par Sabrina De L.

[....] Regarde moi, juste quelques instants,

Que tu ressentes le besoin de ma présence,

Que je suis celle qui t'aime et qui t'attend,

Et qui se meurt chaque jour de ton absence.

Extrait poème : Sabrina De L. - "Mes scénarios" - Février 2018

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Ensamhet eller Galenskap ??

Publié le par Sabrina De L.

Mais qu'était-ce donc ce bruit ?? Je l'entendais, régulier, lancinant. Je marchais comme à mon habitude dans les rues désertes à la recherche d'une âme à vider de son sang. Par flashs éphémères, je revoyais son sourire, son regard profond qu'il avait posé sur moi. Je continuais à marcher en vain. Mais qu'était-ce donc ce bruit ?? Mes pas ne le couvraient même pas. Je m'arrêtais. Je l'entendais toujours. Une âme errante croisait ma route à ce moment là.

  • Tu cherches quelque chose ma belle ?

Je me retournais vers la voix et de mon regard vitreux, je lui répondais :

  • Il se peut …. Mais d'abord, entends-tu ce bruit toi aussi ?

Mon interlocuteur me regardait, concentré, tendant l'oreille.

  • Quel bruit ?
  • Allons ! Tu l'entends ! Ces espèces de battements si forts et réguliers. Ils me donnent mal à la tête !

Il me regardait de ses yeux encore plus ronds.

  • Je ne sais pas ce que tu entends mais tu as dû avoir une sacrée soirée arrosée, dis donc !!

Il n'eut pas le temps de rire que j’attrapais sa tête et machinalement je l'écrasais contre mon cœur.

  • Écoute !!
  • Mais c'est ton cœur qui bat, qui a-t-il d'anormal ?  … il faut qu'il batte pour que tu vives !

Je le repoussais, le tenant toujours par le cou.

  • Tu as raison ! Sauf que je suis morte ! Qu'as-tu à répondre à cela ?

Je le jaugeais de mon regard qui devenait de plus en plus menaçant. Il commençait à trembler

  • Je ne sais pas ! Je ne sais pas quoi te répondre. Un cœur mort ? Mais qui es-tu ? Ou alors ….. (hésitant, comme pour sauver sa vie, sentant que celle-ci ne tenait plus qu'à quelques secondes) l'amour ! L'amour fait battre le cœur !
  • Foutaise !! Tu te moques de moi !!

Je l'approchais de mes crocs et je plongeais ces derniers dans son cou. Je sentais son cœur, son pouls à chaque aspiration de sang. Ses battements ressemblaient étrangement à ce que j'entendais en moi. Je le relâchais. Il s'effondrait comme une poupée de chiffon à mes pieds. J'écoutais encore ce bruit. Il venait bien de moi, je ne rêvais pas …. et à ce moment là, l'image de son sourire et de son regard profond "couleur scandinave" posé sur moi, me revenait en mémoire ….............

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Den lärda mannen kan bli en Djävul .....

Publié le par Sabrina De L.

Je m'autorisais parfois une petite pause, tranquille à l'abri du soleil dans ce grand et vieux bâtiment qui sentait le bois vieilli et où j'aimais rester jusqu'à la tombée du jour, la vieille bibliothèque du centre-ville. J'y dévorais toutes sortes de récits, j'aimais la littérature et les vieux poèmes attiraient depuis toujours toute mon attention. Ici, j'étais au "paradis". J'avais une certaine passion pour décortiquer tout ce que je lisais, faire des analyses personnelles était mon "dada". J'adorais essayer de percer le mystère de la psychologie ou des sentiments qui se dissimulaient derrière chaque écrit et lorsqu'un auteur arrivait à mettre par mots ce que je ressentais, il m'arrivait même de pleurer. Les livres, finalement, étaient mes meilleurs amis. Ils me parlaient silencieusement et je les écoutais attentivement. Pour paraître plus humaine et aussi pour cacher mes pupilles fragiles de cette lumière filtrée qui arrivait à atteindre cet havre de sécurité, je portais souvent une paire de lunettes mi-teintée. Ou peut-être cherchais-je à faire intellectuelle. Mon aspect vampirique n'avait pas vraiment changé mon allure humaine, ni le jugement que les autres fondaient sur cette dernière. D'apparence, j'inspirais plus la peur que l'intelligence, pour être honnête. J'avais un regard noir et profond, mais comme une attitude de vide abyssal pour les autres. Je me souviens lorsque j'étais humaine et qu'au détour d'une conversation, je lançais : "J'adore lire", les premières réactions étaient : "Oh ? Toi ? Lire ? Sérieux ?". Je n'avais simplement pas l'aspect de quelqu'un d'ultra cultivée.  Aucune douceur n'émanait de mon être. J'avais l'allure de quelqu'un de marginal et de non-fréquentable et cela entraînait fatalement tous les clichés qui pouvaient en découler. Donc, porter des lunettes me faisait espérer que la donne serait changée.

J'ôtais ces dernières et je levais les crocs de mon bouquin. Je voulais me détendre et je le vis. Ce n'était pas la première fois par ailleurs que je le voyais. Il était grand, très classe, aux manières délicates, de proportion parfaite et ma vision vampirique avait remarqué son regard perçant qui dévoilait une âme très mystérieuse et secrète.

Il était assis dans un grand siège en cuir, les jambes croisées, sa lecture l'accaparait complètement. Sa tête était légèrement penchée. Ce genre d'humain pouvait absolument combler ce que je suis, mentalement. L'érudition était quelque chose qui me plaisait, me charmait follement. Pouvoir parler pendant des heures, échanger des avis étaient mon péché. Je m'imaginais aisément avec lui, un verre de vin à la main, un bouquin entre nous et une longue conversation, le tout accompagné d'un feu dans la cheminée, une odeur de bois se consumant et puis, une envie irrésistible de l'embrasser. Il deviendrait assurément un compagnon des ténèbres avec lequel je pourrais me voir infiniment dans ses yeux. J'imaginais ses mains, aussi délicates sur moi que lorsqu'il tournait les pages de ce bouquin qu'il tenait soigneusement.

Je ne sais pendant combien de temps cette chimère m'a fait quitter ce monde réel, mais lorsque je revins sur cette terre où j'étais damnée, il n'était plus là. Mes lèvres dessinèrent un munificent sourire, quelque chose que ma bouche effectuait rarement. J'avais l'air d'une idiote ! Comment un humain aussi instruit, aussi érudit, aussi beau, aussi noble pouvait poser les yeux, une seule seconde, sur ce que je suis ? La classe à l'état pur face à la noirceur et l'attitude néfaste que je véhiculais. Je me haïssais, car quelqu'un d'aussi raffiné ne pouvait m'aimer et rien que d'y penser, je me maudissais, oh oui, que je me maudissais !

Pour éviter toutes méprises, je demandais à la responsable de la bibliothèque, un coin isolé, où je ne pourrais plus être ennuyée par son apparition à l'avenir. Le rêve ne devait pas faire partie de mon être. JAMAIS !! Un démon, ça ne rêve pas, un démon ça n'aime pas et ça ne peut pas être aimé. Je devais être réprouvée.

Ce soir là, en sortant, je volais la vie d'une manière plus cruelle à trois âmes errantes pour expier toutes les pensées pures qu'il avait éveillées en moi !

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Det är bara en dröm ......

Publié le par Sabrina De L.

Je m'endors dans ses bras.

Je suis bien, je suis sereine.

La douceur et l'odeur de sa peau enivrent mes sens.

Je suis bien au creux de lui.

Je ne lui dis pas « je t'aime », non pas parce que je ne le pense pas, mais parce que je trouve ces mots trop faibles. Ce que je ressens c'est bien au delà de cela. Il signifie bien plus.

Il me caresse les cheveux, perd ses doigts délicats dans mes boucles noires. Et je chavire délicatement dans le royaume des songes, qui est animé uniquement par les battements de son cœur.

Il m'aime, n'est-ce pas ? …. il m'aime ….....

Un vent froid parcourt mon visage, une légère pluie verglacée me remet dans la réalité.

Je n'étais pas au creux de ses bras, et je n'y serai sûrement jamais.

Je suis là, il fait nuit et je me suis prise à rêver, avant de me nourrir du sang d'un innocent.

Un vent froid parcours mon visage, une légère pluie verglacée me cingle la face. En voilà une douce alliée, elle camoufle mes vraies larmes.........

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Jag älskar fortfarande dig ............

Publié le par Sabrina De L.

(Crédits photos S.DE.L.)

Tu penses que je t'ai tourné le dos ? Je dirai plutôt que je me suis éloignée de toi. Je ne te fuis pas, j'ai juste quelques griefs. J'ai toujours et j'essaie encore, par ailleurs, d'être la plus juste qui soit, d'être irréprochable et pourtant, tu m'as rarement épargnée. Je n'ai pas de rancune, cette attitude sert aux faibles. Souvent, je me dis que si tu me donnais la possibilité de tout recommencer, alors je te demanderai de ne rien changer ! Aucune larme, aucun rire, aucun désespoir, aucun mensonge, aucun leurre, aucun amour, aucune erreur, aucune réussite, aucune rencontre : RIEN …. Je demanderai à revivre tout pareil, la moindre seconde dans une copie absolument conforme…... tu vois, je ne t'en veux même pas …... Ne te méprends pas si j'ai préféré aller vendre mon âme, ou plutôt la jouer au poker avec le Diable, ton rival ! …. C'est simplement qu'à présent, quand il m'arrive quelque chose de mauvais, je ne suis plus étonnée. La raison est parce que j'ai changé de camp, que je t'ai « trahi », donc je paie. C'est plus logique, n'est-ce pas ? Parfois sont punis ceux qui font de leur mieux, pas forcément dans le bon sens, mais qui y mettent leur cœur, ceux qui veulent juste vivre, sans rien prétendre, juste profiter de la vie …. et puis , se pavanent impunément ceux qui ne savent même pas respecter la vie ou autrui, ceux là sont bénis des Dieux ….. Je ne crierai pas à l'injustice, je dirai juste que j'ai choisi mon chemin. Et avant d'être Diable, on est souvent ange …... un ange las d'avoir pleuré, d'avoir le cœur en miettes, un ange dont la lumière s'est éteinte, et qui choisit d'être éclairé par des flammes chaleureuses …... sans rancune …...

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Han gick barfota genom världen ........

Publié le par Sabrina De L.

La première fois que je l'ai rencontré, j'ignorais qu'il faisait partie de ma caste. Comment et pourquoi cela m'a-t-il échappé ? Sûrement parce que tout vampire qu'il était, il n'y avait pas plus "humain" que lui. Le don ténébreux n'avait aucunement altéré son amour de la "vie", son amour "d'être là". Il dormait peu le jour. Il se consacrait à la lecture de nombreux ouvrages dans cette grande demeure, à l'abri de l'astre ennemi, il nourrissait son âme d'histoires, de poésie, d'amour écrit. Mais ce qui me frappait, était son besoin d'être pieds nus. Il ne gardait que rarement ses souliers. Nombre de fois où je l'ai croisé admirablement habillé, sans chaussure ! Il commençait son chemin les pieds emprisonnés dans ses alcôves de cuir, puis en cours de route, il se délestait de cette étreinte. A bien y réfléchir, la matière sur laquelle il posait les pieds lui importait peu, les cailloux, le macadam, le sable, l'herbe, le linoléum etc, tout était agréable pour lui. Il avait une réponse à cette manie. Il me disait que l'énergie de la terre passait par là, qu'il avait besoin de ne faire qu'un avec cette dernière, la sentir, la toucher et il ajoutait : "Aimerais-tu que l'on te touche uniquement avec des gants ? N'aimes-tu sentir la douceur, la froideur, la rugosité ou encore le tremblement de la main qui te frôle ? Ce délicat soubresaut qui trahit l'état de l'âme de celui qui caresse." Il était le vampire le plus en adéquation avec mère nature.

Alors, parfois, pour avoir l'impression qu'il était là, je me déchaussais et j'avançais sur les routes, je m'enfonçais dans les ténèbres et je fermais les yeux. En hiver,  le bitume me glaçait de sa froideur nocturne et les soirs d'été, il me diffusait les restes de chaleur de ce soleil dont je ne pouvais plus profiter. Il avait raison de par ce biais, je me sentais "vivante".  Alors je l'imaginais marchant à mes côtés, son regard couleur noisette posé sur moi. Je repoussais assurément une de ses boucles qui lui tombait sur le visage. Il me sourit et je suis heureuse, d'être juste là, avec lui.

Oui, je me déchausse parfois et j'ose espérer que mon chemin m'amène un jour, de nouveau, vers une de ses paires de chaussures qu'il aura négligemment abonnée .....

 

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Lyssnar på vinden .......

Publié le par Sabrina De L.

Certaines rencontrent pensent que j'ai besoin d'être sauvée. Sauvée de quoi, je vous prie ? Je suis un démon, n'est ce pas ? Telle est ma condition, non ? Pensez-vous que je puisse contester mon propre destin ? Allons, allons, tout n'est pas aussi simple qu'il n'en paraît. Même si je me complais à crier haut et fort, que cela est soit "blanc", soit "noir", je dois admettre à contre-crocs qu'un joli camaïeu de gris se trouve souvent entre ces deux entités.

J'ai appris à écouter le vent. Oui, le vent, celui auquel on ne prête aucun crédit lorsque l'on est mortel. Seul le cœur compte, n'est-ce pas ? Oui et parfois la tête, mais beaucoup plus rarement. On "pense" avec son cœur et pourtant ....... Le cœur, parlons-en de celui là, cet organe aux sensations si pures, ce moteur, cet écrin, celui dans lequel se repose l'amour. J'en ai eu un jadis. Oh, il était beau, il était gorgé de passion, tant gorgé qu'il en vomissait de multiples sentiments inaltérés, immaculés. Il était noble, je le pense. J'y mettais "tout mon cœur", sublime terme pour celui qui est "entier". Je distillais autour de moi tout ce que j'avais de plus pur. J'ai aimé de toute mon âme, sans détour, avec la plus grande sincérité et je croyais à tous ces grands sentiments. Je pensais même qu'ils pouvaient se partager. Quel divin mensonge que voici !! Désolée, mes chers séraphins de qualifier un mensonge de divin, mais l'envie était trop grande de vous mettre encore ma déception sur les ailes. L'on m'a rendu tour à tour, tout ce que j'ai donné. "Merci pour tout, mon amour....." le tout orchestré d'un jeu d'acteur admirable, où la sincérité était si bien jouée que je me suis laissée prendre au piège plus d'une fois. Oh que j'y ai cru, oh oui !! Force est de constater que mon cœur, ce si chevaleresque organe, a explosé en un millier de morceaux pour finalement mourir. Morte d'avoir aimé ! Contradictoire n'est-ce pas ? Comment un sentiment aussi majestueux peut être à l'origine de toutes les souffrances ? Mon cœur a explosé en morceaux si abrupts et tranchants, qu'ils ont lacéré ce qu'il restait de mon humanité. Et me voilà démon, et depuis, j'écoute le vent......

J'ai appris à aimer mes doutes, ma souffrance et à choyer ma douleur. Ils sont légitimes, on connait toujours "le pourquoi" de la douleur, jamais celui de l'amour. Et je n'aime guère les choses que l'on ne peut comprendre, je n'aime guère la sournoiserie..... J'entretiens donc tout ce mal, car c'est une valeur sûre. Je ne suis pas née démon, je le suis devenue. Lorsque la sincérité est piétinée, à quoi bon s'échiner ?

Regardez-moi !! Admirez ma noirceur !! Regardez-moi évoluer dans les ténèbres. Connaissez ma renaissance. Celle qui rejette l'amour. Oui, je le rejette, je le piétine, je ne le respecte pas .........

Et puis, un jour, un sentiment qui ne ressemble à aucun autre jusque là, viendra cogner contre les parois de mon cœur aride et le vent me soufflera une douce mélopée, une rafale emplie de notes mystérieuses dont je m'enivrerai. Ce sera la mélodie d'un véritable amour, je la connaîtrais enfin ! Elle résonnera en moi comme une évidence, parce qu'elle parlera à mon âme. Voilà pourquoi depuis, j'écoute le vent .......

Je suis démon, mais j'ai encore gardé un défaut de mon humanité, hélas ...... cette pointe de naïveté qui fait que je ne suis pas encore complètement damnée. Cette naïveté qui me fait parfois espérer. Espérer quelque chose qui n'est qu'un mirage ...... Mais tel un assoiffé, je continue ma route, en écoutant le vent, espérant qu'il me souffle la direction à prendre pour m'abreuver ..........................

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