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l'histoire .......

Hun har gett mig mycket att tänka på ......

Publié le par Sabrina De L.

J'hésitais réellement entre me barrer en douce ou enfiler cette robe et comprendre pourquoi il tenait absolument à ma présence ce soir. La curiosité n'était pas un de mes principaux défauts, je devenais curieuse à partir du moment où l'on m'offrait matière à l'être ! Vous saisissez ? Comme pour la "reproduction colorée", j'étais gênée d'être "tombée dessus" mais mon intention n'était pas de lui poser de questions, non ! J'avais juste eu peur qu'il puisse penser que j'avais fouillé ! Là était mon souci réel. Mais lorsqu'il m'a dit "Nora .... tuée", sincèrement ? Même vous, vous n'auriez pas voulu savoir "Pourquoi ?" Le sujet est entamé, les détails sont distillés, vouloir en savoir plus, est-ce là de la curiosité ? Bon, alors j'admets que le hasard fait bien les choses, même si je ne crois pas à ce dernier ! Non, il n'y a pas de hasard dans la vie ! JA-MAIS ! Tout est programmé, tout s'imbrique, tout se construit autour d'un noyau, tout est là pour vous rappeler aux bons souvenirs de ce ou ceux que vous avez croisé(s) un jour, par "hasard" et que vous retrouvez quelques temps après, ces indices parsemés insipides qui s'avèrent être parfois de vrais pièges à cons !! Je vous promets que j'en suis la preuve vivante ! Pensez-vous que lors de ma vie humaine, j'ai pu croiser autant de pièges contenant autant d'abrutis pour rien ?? Certainement pas..... Cela m'avait d'ailleurs poussé à suivre des études de synergologie. J'avais longuement hésité entre cela et la psychiatrie. La synergologie a eu ma préférence. J'aime cette manière de lire quelqu'un en me basant sur sa communication non-verbale. C'est tellement amusant ! Du coup, par la suite, et encore souvent maintenant, j'arrive à déceler si l'on se joue de moi ou pas .... enfin, surtout avec les humains. Les vampires sont réputés pour être de marbre, sans émotion visible, je galère un peu plus avec ces derniers, je l'admets. Saviez vous, par exemple que lorsque vous parlez à quelqu'un, si ce dernier se lisse le sourcil, droite ou gauche, en commençant de la base vers l'extérieur, il indique clairement qu'il se régale de ce qu'il voit ? C'est extrêmement plaisant d'observer l'autre et pouvoir ressentir si son assurance est feinte ou s'il ment, ou que sais-je ?! Et pourquoi me direz-vous ? Et bien à force de rencontrer des personnes perfides, on a envie de les reconnaître aux premiers abords, aux alentours, au mètre près, et puis si l'envie vous en prend, de jouer un peu ..... Ce n'est pas le hasard qui m'a poussé à cela, c'est cette fâcheuse répétition de tomber plus que de coutumes sur des abruti(e)s. Et cela peut s'étaler à beaucoup de choses, le hasard n'existe pas, tout à une raison !!! Mais revenons à nos gousses .....

Finalement, j'enfilais la robe. Eugénie était venue m'aider à lacer le corset. Je me tenais à l'un des montants du baldaquin pour lui permettre de serrer les cordons de ce dernier au maximum.

  • On se croirait dans une autre époque n'est-ce pas, Eugénie ?
  • Oui, Madame !
  • J'aurais aimé connaître cela, je l'avoue. Vois-tu cette robe comme elle est sublime ? Cette finition, ce raffiné ! Je me balade en ville avec un truc pareil à notre époque, on me traiterait assurément d'allumée !!
  •  Les époques ne sont pas comparables, Madame.
  • Oui, tu as raison.

Elle terminait le laçage. Ma poitrine était remonté d'un cran, je me sentais si femme. J'étais une princesse. Je me tournais vers Eugénie, faisant virevolter la soie de la traine. Le psyché qui trônait dans un coin de la chambre me renvoyait une image que j'aimais follement. Une des broderies de la robe était hirsute, j'essayais de lui enlever son volume, vous savez, comme les frisottis des cheveux sous un temps humide. Eugénie me regardait avec un grand sourire, elle avait les yeux qui pétillaient.

  • Vous n'en viendrez pas à bout, Madame. C'est un défaut de fabrication. Cela a toujours posé problème. Ce n'est pas tellement visible. Mais je vois que vous avez le souci du détail. Elle vous va à merveille !

Je me figeais doucement. Je regardais Eugénie avec un sourire discret.

  • Toujours posé problème, tu dis ? Elle a été portée récemment ?
  • (enjouée) Oh non ! Il y a bien longtemps que je ne l'avais sortie !

Je plissais les yeux. J'essayais d'évaluer l'âge qu'elle pouvait avoir. Une trentaine, je ne l'imaginais pas plus vieille.

  • Qu'est ce que tu entends par "bien longtemps", Eugénie ? Tu n'es pas une vielle servante rabougrie ! Les époques ne sont pas comparables, mais la notion du temps, si !

Elle baissa la tête et commençait à se caressait le front avec les doigts de la main droite. Je comprenais qu'elle était gênée. J'eus un doute, tout à coup.

  • Il faut que je vous laisse, Madame. Vous n'avez visiblement pas besoin de mon aide pour vous admirer.

Je la regardais partir. Mon doute était toujours là, elle avait éveillé en moi une envie de savoir, parce qu'elle m'avait offert matière à réfléchir ......................

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Han kommer från en annan tid ............

Publié le par Sabrina De L.

Il ne cessait de me fixer. Je voulais absolument arrêter ce malaise. Je ne me sentais pas vraiment ultra sereine.

  • Je suis ….. euh …. désolée …. Je voulais juste admirer la robe dans un endroit plus lumineux, spacieux. Et puis, en reculant.....

Il continuait de me regarder de manière dure et pénétrante. J'esquissais un petit geste de la main comme pour le sortir de son état.

  • Youhou ! Håkan ! Ici le manoir, à vous !??!

Il s'avançait vers moi, me prit le bouquin des mains, mit correctement la reproduction colorée entre deux pages et le fermait énergiquement. Il fit passer son bras derrière moi pour reposer l'ouvrage sur le guéridon puis, il se dirigeait vers la porte pour reprendre la place qu'il occupait quelques minutes auparavant, et tout en marchant, me parlait.

  • Elle s'appelait Nora. Je l'ai tuée !

Je ne savais quoi répondre, je le regardais de dos. Il était gracieux, droit comme un « I », il émanait vraiment de sa personne une constante élégance. « Il l'a tuée ?» pensais-je tout à coup. Bordel !! Et il veut que je porte la robe d'une morte? Enfin, je me comprends, je ne suis pas plus vivante intérieurement qu'elle, mais …. il l'a tuée !!! Il se retournait.

  • Une objection ?! 

  • Je vois que tu reprends l'habitude de lire mes pensées !

  • Je vois surtout que tu ne les as pas fermées, tout simplement ….. Qu'est devenu ce sorcier ? C'est lui si je ne m'abuse qui t'avait appris, non ?

  • Toujours aussi doué M. le Marquis pour détourner un sujet de conversation. Puisque tu lis dans mes pensées, aies au moins les couilles d'aller jusqu'au bout de ton histoire !

  • Qu'ai-je à ajouter de plus ? Je t'ai donné son prénom et t'ai avoué l'avoir tuée !

  • La raison, putain !! La raison ?!! Et comment garde-t-on la photo de quelqu'un que l'on a tué ? Hmmm ?

Il se mit à baisser la tête, comme pour souffler, mais il ne le fit pas. Il avançait vers moi, les yeux rivés sur ce vieux parquet. Puis, il me fit face et posa la main sur ma joue. Il caressait cette dernière de ses doigts de pianiste, doucement, délicatement telle une plume. Il me regardait, la tête légèrement inclinée et je vis dans ses yeux une envie de se confier et une lutte interne pour rester cruel.

  • Nora était tout ce que j'avais et je l'ai tuée. Et tu devras te contenter de cette seule explication !

  • Comment peut-on tuer tout ce que l'on a ?

Son regard était de feu, j'y voyais à l'intérieur la cruauté qui l'habitait si souvent, et il me répondit :

  • Cela évite simplement que l'on s'en charge à ma place. Mais tu connais ça, non ?

Sa réponse me déchirait les entrailles, comment pouvait-il prétendre cela ? Comment osait-il ? Je le giflais de toutes mes forces et je le poussais. Ma puissance était telle qu'il traversa la porte qui menait au boudoir pour aller finir sa course dans le siège « cabriolet ». Il était étalé de tout son long avec des morceaux de fauteuil et de pans de velours éparpillés autour de lui, il se mit à rire et s'exclama :

  • Un fauteuil du XVIIIème  !! Réduit en miettes !! (relevant la tête) Tu ne l'aimes vraiment pas ce boudoir !!!

Je le trouvais complètement grotesque.

  • Va brûler en enfer !!

  • Nous y sommes déjà ma chérie et tu es mon invitée !

Il se relevait, époussetait les manches noires de son costume Lanvin. Il reprit un air sérieux.

  • Enfile cette robe et ne te fais pas prier ! Soit dans la grande salle dans une heure. Et si l'envie te prend de casser autre chose, ne t'attaque pas à cette table tric trac (en me montrant du doigt ladite table), elle est signée Ratie et ne court pas les rues. Tu n'es pas dans une banlieue ici, c'est empreint d'histoire, alors un peu de respect !

Il quittait la pièce tranquillement, sans se retourner.

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Nyfikenhet dödade katten.............

Publié le par Sabrina De L.

Alors que je m'éveillais un soir pour me délecter de la nuit qui s'offrait à moi, Eugénie entra dans la chambre. Je comptais enfin quitter mon hôte et retrouver ma vie, cette vie que je m'étais construite après avoir quitté tout ceci. Je me retournais pour ne pas lui manquer de respect.

  • Oui, Eugénie ? Que se passe-t-il ? Je ne t'ai pas entendu frapper ?!
  • Excusez-moi Madame. M. le Marquis Litenberg*** vous fait savoir qu'une robe vous attend dans le boudoir adjacent à sa chambre. Il aimerait que vous la portiez. 
  • Håkan est donc de retour ?
  • Oui, Madame. Et il a insisté grandement pour que vous passiez la nuit avec lui dans la tenue qui vous attend. 
  • J'y réfléchis Eugénie, tu peux disposer maintenant.

Que mijotait donc mon hôte démoniaque ? Je me souviens de la première fois où je me suis retrouvée ici. Il y avait mis tout le tape-à-l’œil qu'il avait pu trouver. J'avoue qu'il m'avait grandement impressionnée. Bien qu'il soit totalement pourri, il avait ce côté très dandy qui, j'avoue, me plaisait. Je décidais d'aller jusqu'au boudoir, histoire de jeter un coup d'iris sur la robe.

Une grande boite blanche m'attendait, je l'attrapais et je décidais d'aller jusqu'à la chambre pour la poser sur le grand lit. Je n'étais jamais entrée dans son domaine privé. Je veux dire, j'avais toujours eu ma chambre mais n'avais jamais mis les pieds dans la sienne. Je ne sais pas vraiment si j'avais le droit d'entrer ainsi dans son intimité, mais je n'avais nullement envie de m'extasier devant la surprise au milieu de ce boudoir qui avait dû connaître des moments sulfureux. Je me remémorais mes lectures de Sade, dont la célébrité du boudoir n'est plus à conter. D'ailleurs, je trouvais cela étrange ou plutôt d'une magnifique coïncidence d'avoir comme servante une certaine Eugénie dans ce manoir. Je pouvais presque entendre Mme De Saint-Ange l'initiant aux plaisirs. Me vient d'ailleurs à l'esprit, une pensée totalement saugrenue. Håkan, vampire de son état, s'était-il envoyé sa servante ?? Pour qu'elle reste ainsi depuis des années, soumise et craintive. Ne me dites pas qu'elle n'a jamais compris qui il était ?! Je me demande si elle me donnerait ses impressions d'union charnelle entre une humaine et un vampire ? Se sentait-elle comme la sculpture de cette femme en peur et en extase sur des draps blancs, ses mains accrochant le linge de lit alors qu'un démon est posé sur son flanc ? Cette sculpture d'Eugène Thivier "le cauchemar" est emplie de sensualité et à la fois de crainte. Vous la connaissez ? Moi, j'y vois comme un incube venant profiter d'une femme dans son sommeil, elle lutte et à la fois, je la vois céder. Oui, parfaitement, elle cède parce qu'elle prend plaisir avec cet être répugnant. Je trouve cela troublant.

Je posais donc la boite et l'ouvrais. J'enlevais le fin papier qui me séparait encore de ma surprise. En le soulevant, il me dévoilait une robe, une magnifique robe de soie noire avec de légères broderies rouge sang. Vous savez, ce genre de robe d'un autre siècle, celle que l'on porte avec un corset finement travaillé à la main. Corset qui était fourni avec, par ailleurs. Je n'en revenais pas de ce trésor qui était devant moi, emprisonné dans cette boite. Cette robe, je l'aurais assurément portée pour valser sur du Franz Liszt. Se pouvait-il qu'il avait fouillé mes pensées ? J'étalais toute la robe sur le lit afin de mieux l'apprécier, de mieux la regarder . Je me reculais, reculais, reculais encore pour voir à quel point j'avais devant moi un chef d'oeuvre, pour voir si en m'éloignant un peu je serais moins impressionnée. En reculant, je ne vis point le guéridon derrière moi et je le fis légèrement chanceler. Le livre qui était posé dessus, tomba. En atterrissant sur le parquet de la chambre, il me fit découvrir une photo qui était à l'intérieur, elle servait sûrement de marque-page. En regardant de plus près afin de la replacer dans l'ouvrage, je vis que ce n'était pas une photographie mais une reproduction colorée. Une très vieille reproduction d'une femme sublime, brune et elle portait la robe que je venais d'étaler sur le lit. Je restais hypnotisée devant elle. Je sortis de ma torpeur lorsqu'il entra dans ses appartements.

  • Que fais-tu ici ? Le paquet était dans le boudoir il me semble ? Que fais-tu ici ?

Je ne savais que répondre. Je me sentais envahie de questions et à la fois honteuse d'avoir eu l'audace de violer son antre privé.

  • Je ...... je me sentais un peu ........ j'aime pas ton boudoir! 

Il regardait mes mains. Il prit conscience de ce que je tenais dans ces dernières et son rictus sournois fit son apparition. Il me scrutait d'un regard sérieux et pénétrant........

***Note : Håkan Litenberg est marquis, vieux vampire de plus de 300 ans. Il se peut que lors de  vos lectures vous soyez quelque peu perdus en fonction des informations qui apparaissent sauvagement. Simplement ce "domaine" est la suite d'un bouquin papier qui contient toute l'histoire antérieure des personnages présents.

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Mitt blod är ädelt ...............

Publié le par Sabrina De L.

Je suis restée quelques temps au manoir. N'imaginez pas que la présence d'Håkan m'était indispensable mais je n'avais pas vraiment envie, pour le moment, de tomber crocs à crocs avec mon créateur. J'ai eu tout le loisir de me perdre durant des journées entières dans la bibliothèque personnelle de mon hôte. C'était vraiment un endroit que j'adorais. Et ce petit fauteuil bergère en velours, d'un rouge sang, qui était devenu mon assise favorite, me comblait. "Il date de 1790 !!!" se vantait Håkan, alors que je m'étais avachie dedans. Je vous prie de croire que je l'ai investi de manière plus respectueuse par la suite. 1790 ! Vous imaginez, vous ? Il avait vécu un sacré bout d'histoire. J'aimais également la borne en velours de couleur identique qui, comme sa nom l'indique, se trouvait au milieu de la pièce. Mais rien à faire, ce petit fauteuil avait ma préférence. Il y avait eu une attirance entre lui et moi, une évidence et j'aimais y poser mon séant, et parfois même, mon séant en culotte !

Mon hôte avait beaucoup de goûts, entre autre pour la lecture. Dans cette bibliothèque, j'y trouvais des ouvrages très rares, anciens ou inconnus. Il se fascinait sur notre condition , sur la "légende" des vampires : "Lis donc ces inepties ! Tu vas rire !" me balançait-il, jadis, d'un air amusé. J'y trouvais également toutes sortes d'ouvrages religieux, ésotériques. Je ne voyais pas le temps passer ici, et j'aimais pour cela mon côté "éternel", je peux lire sans me soucier du temps.

Mon hôte était porté-disparu depuis notre nuit. Mais, aucune inquiétude ne me parcourait l'esprit, nous sommes solitaires par excellence. Enfin, il faut avoir aimé cet état en étant vivant, sinon, c'était double peine. J'avoue, personnellement, que j'avais appris (vivante) à aimer ma propre compagnie et la trouvais bien souvent suffisante. Loin de moi l'idée de vous soumettre le fait que je ne puisse me mêler à mes semblables, mais pour être honnête, je m'ennuyais bien souvent. Les conversations avaient autant de profondeur qu'une flaque d'eau, une nuit d'été ! J'ai besoin d'être sollicitée mentalement pour me sentir à l'aise. Alors oui, vous pouvez me qualifier d'aristocrate hautaine mais malheureusement, vous faites fausse route. Je suis issue d'une famille d'immigrés italiens et croyez moi, j'ai fait plus de conneries que votre imagination ne peut en concevoir. Cependant, oubliez les clichés. Ce n'est pas d'où je viens qui forge ce que je suis, mais c'est ce que j'ai aimé et vécu qui m'a construit. Après, tout est une question de personnalité et de réticence à la peur d'oser ou non. Disons que si vous avez tendance à avoir peur de la peur, vous n'essayez rien. Quand j'étais humaine, ce mot était inconnu dans mon vocabulaire et il l'est doublement à présent. L'on peut être pauvre et connaître la noblesse de cœur, elle n'est pas réservée à la haute bourgeoisie. J'ai toujours aimé les mots, les lettres, la lecture, la littérature, l'art, la musique. Je n'ai aucune branche bourgeoise dans ma généalogie. Enfin si, je feins une partie, mais elle fut destituée. Un vague problème de perte de titre si l'on quitte son pays, enfin, je pense m'en souvenir ainsi. Elle avait quitté l'Allemagne pour l'amour d'un bel Italien. Un vieux secret de famille. Ma grand-tante était une comtesse et moi, je suis un vampire ....................

 

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Jag har inte sex med honom ......

Publié le par Sabrina De L.

Je me suis réveillée aux alentours de 4h du matin, j'étais dans ses bras. Je ne saurais vous dire ce qu'il m'a pris de m'unir charnellement à Håkan, toujours est-il que je ne vais pas vous baratiner, j'ai passé un excellent moment ! Vous n'avez jamais eu l'occasion de vous accoupler à un vampire ? Quel dommage !! Loin de moi l'idée de vous survendre le produit  ou de vous narrer des choses incertaines, mais sachez que lorsque l'on meurt, nos sensations (et j'entends par là, TOUTES nos sensations) sont décuplées. Vous comprenez plus ou moins ce que j'essaie de vous expliquer, n'est-ce pas ?

Ne me demandez pas pourquoi j'ai voulu "baiser" avec Håkan. Oui, j'utilise le terme "baiser". "Faire l'amour" à une autre consonance dans mon propre lexique. "Faire l'amour", pour moi, c'est être empli de sentiments lorsque vous vous unissez à l'autre. Vous ressentez des papillons qui vous parcourent le bas-ventre, le cœur s'emballe au moindre baiser, dès que la main de l'autre effleure votre corps, dès que les corps se frôlent. Les bouches se rencontrent de façon langoureuse, passionnée et exquise. Je n'ai absolument rien eu de tout cela avec Håkan. Cela faisait un bail que je n'avais pas ................ enfin, depuis ...................... bref ......... je n'ai aucun sentiment pour Håkan, mais il baise bien, je peux au moins lui accorder cela, à cette pourriture !

Je relevais la tête pour le regarder. Même endormi, il avait ce coté hautain. Je suis certaine que s'il n'était pas aussi sournois, il ne serait pas aussi instable aujourd'hui. Il pourrait être un très bon vampire. Du moins, c'est l'idée que j'avais en le regardant. Je ne sais pas vraiment d'où il vient. Nous n'avons jamais vraiment cherché à discuter de nos vies. Comme je vous l'ai déjà expliqué auparavant, notre relation a toujours été pour le moins bizarre. Aristocrate ? assurément ! Vieux Vampire ? sans aucun doute ! Pourquoi était-il aussi fourbe ? aucune idée !

Je ne sais absolument pas ce qu'il m'a pris.  Quelque part j'en ai sûrement marre de n'être touchée par personne, marre de n'être aimée de personne, marre ................... qu'il me manque ............... BORDEL !! Je me suis promis dans cette nouvelle vie d'oublier le passé, oublier pourquoi j'en étais arrivée là !!

  • Je suis désolé, Sabrina. Désolé pour ........

Je ne le laissais pas finir sa phrase. Je me relevais rapidement. Nous avons ce don de rapidité qui permet d'effectuer des mouvements rapides et imperceptibles. Je mis ma main sur sa bouche.

  • Håkan, ne dis plus rien !! Je ne veux pas entendre ton avis sur le sujet, ni ta compassion ! Tu sais de quoi je suis capable !

Il enlevait délicatement ma main de sa bouche. Il se relevait également pour avoir mon visage à hauteur du sien. Nous étions nus. Il me regardait droit dans les yeux, de son regard perçant.

  • Je suis vraiment sincère, Sabrina. Je ne voulais rien dire d'autre.

Il quittait le lit, sans se retourner, gagnait la salle de bain adjacente à cette grande et vieille chambre du manoir. Après quelques secondes, l'eau de la douche se mit à couler. J'étais assise dans ce grand lit, seule et à présent des larmes de sang se répandaient sur ma poitrine nue......................

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Fråga inte mer !!!! .........

Publié le par Sabrina De L.

Je ne saurais vous dire ce qu'il s'est passé après ma perte de connaissance, toujours est-il que lorsque je m'éveillais, je respirais un air de « déjà-vu ». Je ne connaissais que trop bien ce lieu et cette literie de premier choix. Le déshabillé de fin coton blanc de l'époque avait laissé place à une robe de nuit en soie noire. Et elle était là, m'apportant du sang frais.

  • Eugénie !! Il ne vous a pas encore bouffé l'autre maboule ?

  • Mes respects Madame, j'espère que vous vous sentez mieux ?

  • Toujours aussi courtoise et secrète ma petite ! Et M. Le Marquis ? Il débarque quand ? Je suppose que c'est lui qui, comme à l'accoutumée, m'a « sauvée » ?

  • Buvez Madame, je vous prie. (me tendant un verre de sang frais)

Je ne me fis point prier. Ce sang dégageait une effluve qui en moins d'un battement de paupières me fit sortir les crocs. Je vis de la peur dans le regard d'Eugénie alors que j'avalais d'une traite le liquide visqueux. Je n'en perdais pas une goutte, ce nectar était onctueux. J'étais assise contre les énormes coussins, repue. Il me fallait faire un point sur ma situation.

  • Si je te demande l'heure, tu vas me répondre, dis ?

  • Il est 21h30, Madame.

  • Impeccable, je vais pouvoir me barrer de ce trou.

Une voix venant du coin gauche de la pièce résonnait. Il avait donc assisté à toute la conversation depuis mon réveil.

  • Je crains que tu ne puisses aller aussi vite pour te déplacer, ma chère Sabrina.

  • Håkan !! Sors de ton trou ! Sors de l'ombre, Miséreux Marquis, insidieux démon !

Toujours aussi élégamment habillé, il se dirigeait vers le lit. Sa démarche assurément droite et délicate, lui donnait un charisme que je n'avais jamais retrouvé chez aucun vampire. Il se tenait tout le temps droit comme un « I », ce qui lui donnait un air prétentieux qui convenait absolument avec sa façon de parler. Il faisait le tour du lit à baldaquin, effleurant doucement le voilage de ses doigts fins. Il s'arrêtait sur ma droite et prit place en s'asseyant. Je me redressais légèrement, j'étais quelque peu avachie dans ces coussins moelleux. Il me regardait intensément, sa bouche dessinait un léger sourire, son fameux rictus, celui dont je n'arrive toujours pas à reconnaître la sincérité sans en déceler également de la perfidie.

  • Insidieux démon ? En voilà des façons peu courtoises de parler à celui qui t'a sauvée des crocs de ton créateur !

  • Merci M. le Marquis de tant de dévotion (je levais les yeux au ciel)............ Arrête de ton char, Håkan !! Tu ne fais jamais rien sans rien. Tu me prends toujours pour un vampire de lait ou quoi ?

  • Quand vas tu enfin finir par me faire confiance ?

  • Si je calcule entre avant et plus tard, je dirais, JAMAIS !

  • Pourtant, je t'ai prouvé à maintes reprises que j'étais loyal !

  • Oui, assurément, avant de déclencher les problèmes, de me harceler ou de me dénoncer, n'est-ce pas ? Tu es une sorte de Loki dans ma vie. Oui, parfaitement ! Un démon …. un démon fourbe qui provoque les emmerdes et qui aide à les résoudre ensuite …. Il faudrait peut-être que tu consultes, si ça se trouve t'es bipolaire !

Il se tut. Il me regardait toujours fixement. Il avait perdu son rictus. Il ne rigolait plus. Pour la première fois depuis que je le connaissais, il m'affichait un regard sincère. Je me décollais de ce mont de coussins voluptueux. Je m'approchais de lui, j'attrapais son visage doucement de mes mains et je me mis à l'embrasser. Il reculait légèrement, stoppant sans se débattre l'union de sa bouche avec la mienne. Sûrement une envie de savoir pourquoi je faisais cela. J'approchais de nouveau mon visage du sien et avant de l'embrasser, je lui murmurais « Tais toi... ne me pose plus de questions ! Jamais !» …................

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Så, han kom tillbaka.............

Publié le par Sabrina De L.

Ce début de nuit était à mon image, orageux et en désordre ! Voilà comment je me sentais à l'intérieur de mon âme. Vous pensez toujours qu'un démon trouve un arrangement avec sa conscience ? Vous pensez toujours qu'un vampire se sent en harmonie avec lui ? La vérité est que, j’espérais que cette existence s'arrête, que cette solitude que j'aimais tant finisse dans les tréfonds de l'oubli, que je revienne ailleurs, quelque part, si la réincarnation existait, dans une vie qui ne m'apporte pas que combat mais simplement de la sérénité. J'espérais juste une trêve, un truc qui ne me torture plus l'esprit. Quand je faisais le bilan de mes « deux » vies, je n'avais rien qui me faisait penser qu'elles avaient été sereines ou encore épanouissantes.

Je décidais de ne faire qu'un avec cette colère venant du ciel, avec ce déferlement de pluie, avec ces éclairs qui me donnaient une pâle copie de la lumière du jour qui me manquait tant. Une impression de pouvoir me laver de toutes les choses néfastes que je détenais en moi. En peu de temps, je fus détrempée. Je ne ressentais, hélas, aucun des inconvénients qui accompagnent ce genre de déluge. Je n'avais pas froid, je sentais tout au plus, ces gouttes qui se frayaient un chemin sur ma peau et qui allaient mourir sur l'asphalte en abandonnant mon visage. Je n'étais même pas certaine que la foudre puisse m'achever. Non, bien sûr que non. Je n'aurais pas cette chance. Je devais encore rester parce que c'était mon histoire, n'est-ce pas ?

Je m'élevais dans les airs pour me poser sur le rebords d'un toit, au sommet d'un vieux bâtiment, histoire de voir de plus près de quoi la nature était capable, en apprécier les esquisses qu'elle m'offrait. La foudre était la parfaite métaphore de mon ressenti, si je devais vous imager ce qui se passait à l'intérieur de mon être. J'étais en train de partir dans mes pensées quand j'entendis à mes côtés une voix qui m'était familière :

  • Bonsoir chère Sabrina.

Ma vue était brouillée par toute cette pluie qui s'abattait sur mes yeux comme des milliers de petits soldats qui essayaient de me déstabiliser. Je le reconnus. La rage montait en moi.

  • Eli !!

Je me suis relevée, prête à en découdre. Il savait bien que je ne me laisserais pas influencer.

  • Toujours aussi teigneuse ! Ça me plaît !

  • Tu n'es qu'une pourriture !! C'est interdit par le code !! Tu l'as tué !! PUTAIN TU L'AS TUE !!!

  • Je t'ai créée !! Tu me dois fidélité …. tu me dois loyauté !!!

  • Je te maudis, FILS DE SATAN !!

Nous entamions un combat. Toutes les puissances du mal étaient réunies en nos deux âmes démoniaques. Je le haïssais, je le haïssais tant !! Le combat dura de longues minutes, de longues minutes interminables. Tous nos coups prenaient une puissance supérieure à chaque riposte. Et puis, je ne me souviens plus, il est mon créateur. Il est plus fort que moi. Je perdais connaissance.......

Lors de mon coma, j'ai cru le voir, j'ai cru lui dire qu'il me manquait.

Je te maudis, Eli …. Tu es la cause de ma vie actuelle, tu es le mâle vampirique de tous mes maux !!

Publié dans L'histoire .......

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