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l'histoire .......

Må bästa man vinna !!!

Publié le par Sabrina De L.

Nous nous faisions face quand Gabriel entra au « Le Diable bleu ». Il courut en ma direction. Il me saisit par un bras et d'un geste sauvage me retournait violemment. Je n'eus pas le temps de comprendre ce qu'il se passait. Toute surprise de me retrouver face à lui  me tenant par les bras, j'entendais derrière moi Hay qui s'exclamait d'une voix douce et mielleuse :

  • Gaaaaaab !! Ravi de te voir mon ami !

Gabriel lui répondit un « salut » à la sauvette sans vraiment le regarder. Il était concentré sur moi. Il me parlait tout bas et paraissait quelque peu stressé.

  • Qu'est ce que tu fous, Sab'?

Je ne pouvais garder mon calme et lui répondis moins discrètement que lui.

  • Ce que je fous ? Tu me demandes ce que je fous ? T'es sérieux ? .... Je vais tuer ce connard qui glousse comme un abruti derrière !!

Il me pressait les bras encore plus fort et me forçait à me concentrer sur son visage.

  • Arrête !! Joue pas à ça ….. tu vas perdre ! Viens, on s'en va.

Essayant de m'arracher de son étreinte, je me débattais pour rester en place. Je ne voulais pas en découdre.

  • Mais t'es malade ? Me barrer ? Mais je vais lui démonter la tête, tu m'entends ? Personne ne me met MOI, SABRINA D. L., dans une poubelle, tu m'entends ?

  • Recommence pas à jouer ta Sarah Bernhardt ! Si je te dis qu'on se barre, on se barre …

  • NON ! Je ne me barrerai pas, comme tu dis ! Je vais le vider de son sang et cette fois, sans qu'il m'y invite !!

Le visage de Gabriel venait de changer, son expression était paniquée. Il se retournait vers Hay,  interrogatif, tout en continuant de me tenir, il lui dit :

  • Ton sang ? Tu lui as fait goûter ton sang ?

Hay regagna le divan, s'assit, reprit son verre et avant d'aspirer à la paille répondit :

  • Yep ! Affirmatif !!

  • Pourquoi t'as fait ça ?

Voulant rester dans cette échange que je ne comprenais pas. J'interrogeais Gabriel.

  • Il est où le problème ? Tu as le droit d'exclusivité ?

Gabriel me regardait droit dans les yeux à présent.

  • Je n'ai jamais goûté son sang ! JA-MAIS !

  • Mais tu m'as dit que …............

  • C'était le deal, putain !! C’ÉTAIT POUR LE DEAL !!!!

Ne comprenant plus rien à cet échange, ma tête commençait à me refaire mal.

  • Mais quel deal ? De quoi tu parles Gabriel ? Mais c'est quoi tous ces ...... ces ...... (je me sentais affreusement mal) ..... ces trucs ? .......

Ma tête me brûlait, mes yeux me brûlaient. Je sentais quelque chose de chaud couler le long de mes joues. Gabriel me lâcha les bras, il reculait. Il avait les yeux écarquillés, j'y lisais de la peur. Je portais les mains à mon visage, je touchais, c'était visqueux. Lorsque je regardais ces dernières, je m'aperçus qu'elles étaient immaculées de sang. Je tremblais. Je tournais la tête vers Hay. Toutes les autres personnes dans ce bar étaient comme dans un autre espace, ils ne s'apercevaient de rien. Le mur invisible n'était apparemment plus érigé entre nous car Hay s'approchait de moi. Il me gifla si fort que je sentis mes cervicales craquer. Je tombais à la renverse. Je me sentais faible, je perdais du sang par les yeux … j'étais allongée sur le sol et personne ne me voyait à part Hay et Gabriel. Je ne comprenais pas ce que j'étais en train de vivre. Mon cerveau me faisait mal et mon regard se posa sur Gabriel qui s'avançait et qui se penchait sur moi.

  • Sab ! Sab ! ..... réponds !!

Je vis Hay projeter Gabriel contre le mur, puis il s'approcha de moi, me souleva comme un vieux chiffon par le cou. Je n'arrivais pas à me débattre. Je ne me souviens que de son regard. Ses iris n'étaient plus noirs, ils étaient rouges.

  • Toi, tu viens avec moi .... j'pense que nous avons quelques trucs à régler.

Je ne réussis point à répondre. J'étais affreusement mal et tombais inconsciente ........

 

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Han är en arrogant skit ..... Helvete !

Publié le par Sabrina De L.

J'essayais malgré tout d'avancer. Mais, rien ! Impossible de franchir cette barrière invisible. Je le regardais, il ne bougeait aucunement. Il avait la tête penchée sur le côté et il souriait. Je finis par arrêter de m'échiner comme une malade devant une chose que je ne voyais pas et le pire, c'est que le monde autour de moi continuait de vivre comme si de rien n'était. Ça buvait, ça parlait, ça dansait sans être perturbé. «Ils ne voient pas ?», pensais-je.

Il se pencha en avant pour attraper son verre d'eau gazeuse avec paille qui était posé sur la table basse devant lui. Il souleva ce dernier, me regarda et dit un timide « Santé ! » toujours accompagné du même sourire. La rage montait en moi dans un crescendo violent et je ne pouvais toujours pas bouger.

  • Connard de sorcier !!

Il se mit à rire bruyamment puis stoppa aussi net.

  • Abrutie de vampire !

  • Arrête ton char, Merlin !! Vas-y ! Enlève moi ce putain de mur que je t'éclate la gueule dans une poubelle !

Il touchait sa paille du bout de l'index et tournait ce dernier au sommet de ce tube en plastique. Il la regardait en se passant la langue sur les lèvres avant de continuer.

  • Je vois que la croisière n'a pas plu à Madame !

Je respirais fort. Je n'arrivais pas à garder mon calme. Il était si nonchalant, si sûr de lui. Son assurance et son manque de peur me répugnaient et augmentaient ma colère.

  • Enlève ce putain de mur !!

Il tendit la main droite devant lui pour admirer ses ongles peints en noir. Puis, il tourna cette dernière et joignit son pouce à son annulaire pour que les deux ongles se touchent. Il leva le regard vers moi.

  • Tu me crois aussi fou ?

  • Fou, non ! Je pense que tu sais que je peux te détruire !!

  • (son rire puissant résonna de nouveau) MAIS ARRETE !! C'est vraiment une manie chez toi de te croire dotée d'une force surpuissante. Tu es si stupide ? Je ne comprends même pas comment l'on a pu t'offrir le don ténébreux. Je pensais que seuls les esprits uniques, intelligents ou spéciaux pouvaient l'obtenir. Il y a eu erreur à la distribution sanguine.

J'allais lui sortir une répartie dont j'avais le secret comme lorsque l'on me cherche un peu trop mais il s'approcha du mur invisible, se mit face à moi et me dit, tout en me regardant dans les yeux.

  • TA GUEULE ! Si tu l'ouvres encore, je te tue !

Ce putain de connard de « je ne sais pas quoi » venait de me menacer en me regardant droit dans les yeux avec un air toujours aussi assuré.  Je n’espérais qu'une chose : que ce mur disparaisse pour que je lui montre lequel de nous deux allait tuer l'autre !

 

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En dålig överraskning .......

Publié le par Sabrina De L.

  • Alors celle là, c'est la meilleure !! Mais sérieux, t'as vraiment un coucou dans le grenier toi, c'est puissant !! C'est quoi ton onde, ton ressenti cette fois ? Oh j'ai oublié de te demander : es-tu accompagnée d'un esprit aujourd'hui ou n'es-tu venue qu'avec Stieg ?

Stieg me scrutait d'un air grave. J'allais enchaîner sur une suite pour calmer les ardeurs de la soi-disant médium, mais il ne m'en laissa pas le temps.

  • Je te demanderai avec le plus grand respect, de cesser de partir en bataille lorsqu'il s'agit de domaines qui n'ont aucune légitimité pour toi. Tu croyais à la sorcellerie avant de me connaître ? Je t'ai aidée à protéger tes pensées d'Eli et Håkan pourtant, n'est ce pas ? Et qu'ai-je fait ? Oooh dix fois rien, j'ai juste apposé mes mains sur ton honorable tête ! Suis-je un charlatan psychotique pour autant ? (Il se leva et de sa posture droite et d'homme bien élevé, il agrémentait ses dires de quelques mouvements de mains discrets). Il boit de l'eau gazeuse donc fatalement, il est inoffensif !! Quelle déduction implacable !! ....... Et s'il était grand sorcier aussi ? Tu y as pensé juste l'espace de quelques secondes ? Non ? Oui ? .....  Ta soif d'en découdre te fait perdre parfois ta faculté de penser, ma chère !

Je restais silencieuse quelques minutes.

  • Ouais, OK . J'ai perdu connaissance …... soit, grand sorcier .. Mouais, OK … Et donc ? Il va quand même en prendre plein la tronche l'androgyne ! Sur ce, merci d'être passé. Je vous demanderai de bien vouloir quitter ces lieux. J'ai une petite course à faire, comme vous vous en doutez et elle est très importante !

Ils ne se firent pas prier et se dirigèrent vers la porte. Avant de les laisser sortir, j'attrapais Søren par le bras. Elle se retournait pour me regarder, un peu surprise de ce geste.

  • Excuse moi Søren, désolée si je suis parfois peu réceptive.

Elle posa sa main sur la mienne et me dit :

  • Fais attention à toi. Très attention ….

Je fermais la porte derrière eux. Ma tête me faisait toujours de drôles de trucs. J'avais vraiment l'impression que mon cerveau voulait se désolidariser de ma boite crânienne. Mais il fallait que je retourne au « Le Diable bleu ». Il fallait que je fasse comprendre à ce Hay que j'avais peu apprécié la dernière soirée-poubelle. Je finissais de me mettre en beauté avant de quitter mon antre. Ayant la faculté de me déplacer aussi vite qu'une pensée, j'étais devant le bar en quelques instants. J'entrais, pleine de confiance en moi. Vous m'auriez vu ! J'avais limite le torse bombé ! La posture de quelqu'un d'invincible et d'immortel. J'entrais, il était là, calé dans le divan du fond de la salle. Il avait noué ses cheveux en une queue de cheval très bien faite. Sa crinière lisse et plaquée sur toute la surface de sa tête dégageait son visage qui possédait un regard absolument splendide. Ses sourcils arqués aux angles très marqués mettaient en valeur ses iris qui tels deux pierres noires m'observaient tranquillement. Il portait un costume complet noir, agrémentée d'une chemise noire, surmontée d'une cravate rouge sang. Je prenais une forte inspiration et je me dirigeais vers lui, décidée. Alors que j'avais en projet de l'empoigner par le cou et de le sortir de cet endroit afin de lui montrer quel genre d'ennemi je pouvais être, j'ai été stoppée à quelques pas de lui. Bloquée, comme si un mur invisible avait été monté entre lui et moi..... Mon empoignement s'annonçait finalement plus compliqué que ce que je pouvais penser …...............

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Man ska inte döma boken efter omslaget ...

Publié le par Sabrina De L.

Mon repos ne fut pas si détendu que cela. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir été quelque peu contrariée qui a contribué à cet état, toujours est-il que je me suis éveillée cette soirée là avec le cerveau embrumé. J'étais dans un état qui ressemblait étrangement à une gueule de bois, comme celles que j'avais connues en tant qu'humaine. Vous savez, ce moment où votre cerveau flotte comme un corps inerte à l'intérieur de votre boite crânienne. Chaque mouvement vous rappelle un peu plus son état, qui est beaucoup plus proche du flan liquide que de la masse cérébrale emplie de neurones. Je pouvais presque l'entendre me crier :  « J'ai le mal de mer, ça tangue là dedans! ». J'étais en train de me préparer tant bien que mal lorsqu'on tambourina à ma porte. À l'ouverture de cette dernière qu'elle ne fut pas ma surprise ?! C'était Stieg accompagné de Søren. J'avais d'autres projets en tête que de recevoir un sorcier et une médium. Je pense qu'ils se sont rendus compte qu'à leur vision, mon visage avait de très très loin l'allure de quelqu'un qui était enchanté de leur présence. Cependant, ils reculèrent quelque peu. Bon, d'accord, je n'étais pas vraiment ravie de les voir, mais de là à les faire reculer. Je lisais même de la peur dans les yeux de Søren. Elle me regardait comme si elle venait de voir la réincarnation de son pire ennemi. Je relevais le sourcil gauche, comme à mon habitude lorsque je suis interloquée et que je veux prendre mon air hautain.

  • Quoi ? Vous avez vu un revenant ? (pause) …. Même si cela me coûte, entrez !

Je leur montrais la direction à prendre avec la main. Ils pénétrèrent dans mon antre. Je fermais la porte derrière eux et ils étaient fixes à quelques centimètres seulement de cette dernière. Je les invitais en les poussant dans le dos.

  • Asseyez-vous ! Je ne vais pas vous bouffer ..... même si vous voir n'est pas une chose que j'attendais !

Ils ne cherchèrent pas à me contrarier. Par contre, leur attitude me semblait quelque peu inhabituelle. Ils prirent place dans mon sofa et je m'asseyais par terre face à eux, la table de salon nous servait de séparation.

  • Bordel ! Vous avez quoi ? C'est quoi vos gueules ! Quelqu'un est mort ?

Je ricanais doucement et Stieg brisa leur silence en premier.

  • Tes yeux …. tu as vu tes yeux ? Ils sont injectés de sang. On ne voit plus la distinction entre ton iris et ta pupille. Tu t'es vue ?

Je me levais pour aller me mirer dans mon super miroir « soleil », ultra kitschissime . J'avais trouvé ce dernier dans une brocante en étant humaine. Il était d'une laideur à couper le souffle. Le quasimodo du miroir ! J'en avais eu conscience en l'achetant. Pourtant ce jour là, je ne pus m'empêcher de le faire mien. Il avait un super pouvoir. Si si !! Quand vous étiez dans ma pièce de vie, vous y remarquiez un style très moderne et à la fois classique et il suffisait de tourner le visage, de tomber sur ce miroir « soleil » pour qu'en quelques secondes l'endroit devenait absolument hideux et de mauvais goût ! A lui seul, il enlaidissait 25m² savamment décorés et ça, c'est du super pouvoir ! Je ne pouvais me résigner à me débarrasser de lui. Comme si j'avais été la seule à voir sa beauté ...... intérieur ?!

Je me mirais donc dans mon « soleil » et j'aperçus tous les vaisseaux oculaires qui étaient éclatés. « C'est quoi ce délire ? », me dis-je à haute voix. Je retournais vers mes invités, enfin, ils étaient aussi invités que mon cerveau était solide.

Stieg reprit la parole :

  • Tu as croisé Eli, quelqu'un qu'il ne fallait pas ? Tu vas ?

  • A vrai dire, pour être honnête depuis mon réveil, je me sens quelque peu vaseuse. Mon cerveau est liquide comme si j'avais une gueule de bois..... Rencontrer Eli ? Non pas vraiment ….. J'me suis juste retrouvée dans une poubelle !

  • Une poubelle ?

  • Ouais !! Et le pire ? Vous voulez le savoir ? C'est que c'est un humain qui m'y a gaulé ! Un humain, vous entendez ? Un humain !!!

Søren prit la relève :

  • Es-tu sûre qu'il était humain ? Veux-tu vraiment te persuader de cela ?

  • Bah, il boit de l'eau gazeuse …. il … enfin, à part son côté androgyne un peu bizarre….. (je réfléchissais, comme pour chercher d'autres détails qui me prouvaient qu'il était humain) ….

  • C'est tout ? De l'eau gazeuse et hop, il est humain ?

  • Quand je l'aurai envoyé en enfer pour lui faire payer mon séjour dans la poubelle, vous verrez bien qu'il est humain !

Søren me regardait d'un air grave :

  • Sauf si c'est lui qui te fait regagner l'enfer........

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Endast en vampyr kunde göra detta !!

Publié le par Sabrina De L.

Ce que ça puait ici !! Bordel !! Quand j'ai ouvert les yeux, j'étais dans une poubelle à roulettes et j'entendais qu'on donnait des coups de pieds contre ses parois en plastique. Je reconnus la voix de Gabriel.

  • Debout là dedans !! Voler dans les poubelles est interdit, Madame la Comtesse !!

Il débitait ces paroles sur un ton joyeux. J'avais une vieille pelure de banane qui surplombait ma tête et un reste de pâtes carbonara qui coulait d'un sachet plastique à coté de ma joue gauche. Je me levais d'un bon, le couvercle vola en éclats. J'avais les deux mains appuyées contre le rebord. Je regardais Gabriel droit dans les yeux, j'étais en rage.

  • PUTAIN, mais c'est quoi ce délire ?!! Pourquoi je suis là-dedans ? Et surtout pourquoi je ne me souviens pas d'avoir été mise ici ?

Gabriel avait la tête penchée et paraissait toujours aussi amusé de la situation.

  • PUTAIN ET ÇA TE FAIT RIRE ?

  • Plutôt oui. Voilà qui a égayé ma soirée.

  • Qu'est-ce que tu fous là, aussi, d'abord ??

  • Comment veux-tu comprendre ce qui t'arrive quand tu passes du coq à l'âne en moins de temps qu'il ne faut pour respirer ? (Il soupira fort). Ça ne m'enchante pas vraiment d'être là, enfin, sauf quand Hay m'a prévenu qu'il t'avait claquée dans une poubelle. Là, je voulais venir voir ça de mes propres yeux !

Je n'avais pas rêvé. Il avait bien stipulé le prénom Hay accompagné du lieu « poubelle » dans lequel je me trouvais. Cet humain m'avait claquée dans une poubelle. Mais comment avait-il fait et comment avais-je perdu connaissance? Je fis un bon qui me propulsa hors de cet endroit qui empestait la moisissure et le périmé. Je m'époussetais tant bien que mal. Gabriel me regardait à présent d'un air interrogatif.

  • Tu crois vraiment qu'en frottant tu vas moins sentir ? T'as macéré là-dedans pendant au moins trois heures ! Bordel, t'es vraiment limite conne, quoi !

  • (le regardant fixement en arrêtant de frotter) Mais t'es vraiment un réel connard sans limite, toi, par contre !

Il se mit à rire. Il agitait doucement sa tête de gauche à droite comme pour dire un « non » muet. Je renchéris.

  • J'ai pas le temps pour tes réflexions complètement débiles !

Je partais d'un pas décidé, il fallait que je rentre chez moi. Il fallait que je prenne un bain. Je n'en revenais toujours pas qu'un humain puisse me foutre dans une poubelle, moi, Sabrina De L.. De plus, je ne me souvenais absolument pas de la manière dont il avait procédé. Sérieusement, comment cela est possible ? Un humain qui donne une leçon de conduite à un vampire !!

Je rentrais chez moi, pris une bonne douche et enfilais des vêtements propres. J'étais toujours énervée. Je devais en découdre, mais le soleil allait bientôt montrer le bout de ses rayons. Je me devais de garder mon esprit revanchard pour la prochaine nuit. J'allais bouffer de l'androgyne, coûte que coûte !!!

 

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Starkare än en vampyr ? Är det möjligt ?

Publié le par Sabrina De L.

Il mit très peu de temps pour me repérer, j'ai même eu l'impression qu'il savait que j'étais là. Aujourd'hui, ses longs cheveux étaient détachés et il portait un t-shirt blanc en col V avec une paire de jeans craquée au genou droit. Ses chaussures, des Doc Martens, étaient négligemment lacées. Je remarquais qu'il était tatoué sur les bras, mais aussi au torse. Chose que je n'avais pas relevée la veille, puisqu'il portait un costume. Il avait aussi au poignet gauche une ribambelle de bracelet de couleurs vives et ses ongles étaient peints en rose foncé. Avant de me rejoindre, il fit un détour par le bar pour se prendre un grand verre de San Pellegrino avec paille. Lorsqu'il arriva vers moi, il se baissa, posa sa main sur ma joue et m'embrassa sur cette dernière.

  • Sabrina, heureux de te voir. Tu t'ennuyais, dis moi ?

Il me disait tout cela avec un grand sourire qui dévoilait sa magnifique dentition affublée de ses magnifiques canines. Sans compter sa cascade de cheveux qui sentait toujours aussi bon.

  • J'ai soif, pour être plus exacte !

  • (se mordant le coin de la lèvre) Hmmm, intéressant.

  • Ton prix ?

  • Arfff ….. j'aime pas ta démarche. Je fais tout de suite « objet » dans tes paroles ! Tu n'es pas au marché, princesse. Vampire ou pas, je ne suis pas prêt à consommer !

  • L'argent devrait être une motivation nécessaire pourtant. Je veux dire, tu l'as dit toi-même qu'il faudrait être con pour dire non ! Alors, je te demande ton prix. C'est d'une logique enfantine ! Et je suis loin d'être avare !!

  • Et je ne céderai absolument pas. Désolé, je te l'ai dit, je suis très carré. Je ne suis pas une pute. Tu penses que je suis à ta merci ?

  • Mais je peux te détruire, si je le veux, tu le sais …... humain !

Il s'approcha de mon oreille et me murmura avec une voix pleine d'assurance:

  • J'éviterai, à l'occasion si j'étais toi, de prendre trop confiance. Les vampires ne sont pas les êtres les plus hauts dans la hiérarchie démoniaque, n'est-ce pas ? Je savais que tu étais une grande gueule, un peu casse-cou. Ne pense pas maîtriser le jeu si tu ne connais pas ton adversaire.

Quelle audace pour un humain. Je restais scotchée par tant d'assurance. « Le jeu », quel jeu ? Et en tête me revint le moment où l'on dansait sur cette chanson de la veille qui ne cessait de répéter « I know, you'd hate me » et qu'il me souriait. Tout en lui me paraissait trouble. Pas vraiment singulier. Mais quelle audace. Je me levais pour lui faire face.

  • Tu ne crains pas la mort ? Tu devrais !

Il se mit à rire d'une manière absolument exquise. Il appuyait sur mes deux épaules de ses fines mains, ce qui m'obligeait à reprendre ma position assise tant sa prise était précise. Il passait son bras gauche, le poing serré, autour de mon cou, ce qui bloquait mon visage proche du sien et il me dit de nouveau à l'oreille, d'une voix absolument suave.

  • Relax baby !! La mort ? Mais regarde toi !! Rha la la …. Je n'aime pas faire ça. Mais tu ne me donnes pas le choix.

Je perdais connaissance...................

 

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Ungdomens källa ..... hans blod .....

Publié le par Sabrina De L.

Je me suis éveillée en début de soirée, le soleil venait à peine de se coucher. Je repensais au goût du sang de Hay. Je n'avais jamais bu pareil nectar. Et la manière dont je me suis sentie après m'être désaltérée, m'avait déstabilisée. Je fus légère. Est-ce que Gabriel ressentait la même chose lorsqu'il s'abreuvait au même cou ? Il y avait bien longtemps qu'une sérénité pareille ne m'avait envahie. J'en ressentais encore les effets, moins intenses qu'après avoir bu, mais encore là malgré tout. J'avais pourtant goûté épisodiquement des sangs d'excellentes qualités, mais rien qui n'égalait celui de Hay. J'éprouvais le besoin d'en boire encore. Je retournais donc au «Le  Diable Bleu » en espérant tomber de nouveau sur mon mystérieux androgyne au goût délicat.

Je vous vois venir avec vos critiques ! « Pourquoi ne lui a-t-elle pas demandé son numéro ? ». Je sais très bien qu'à l'époque actuelle, rester en contact avec le monde qui nous entoure est un jeu d'enfants, mais personnellement, je suis quelqu'un d'extrêmement timide et peu sujette à donner réplique dans la facilité. Je n'aime guère ces convenances qui font que lorsque quelqu'un paraît quelque peu « sympa » ou « avenant », l'on soit obligé d'entrer dans sa bulle personnelle ou dans son monde. Je n'aime guère que l'on envahisse mon espace, alors par respect je fous la paix à celui des autres. Je ne m'impose pas dans la vie d'autrui, ce n'est pas ma personnalité. La seule exception est lorsque j'ai soif, mais là encore ma technique consiste à griser la source choisie, boire et la laisser comme une merde avec des trous de mémoire. Je ne suis pas là pour me lier d'amitié, ni lui conter fleurette. Donc, pensez bien que je ne ne vais pas en plus demander un numéro de téléphone. Je ne fais pas le service après-vente, ni dans le social avec ma « bouffe » ! Faut pas déconner. Mais là, Hay, c'était autre chose. Déjà je ne l'avais pas choisi en tant que fontaine à sang et de plus, il m'avait offert la consommation gratuitement. Et tout ceci avait un goût de « reviens-y ».

« Le Diable Bleu » n'était pas vraiment bondé de monde. Je me dirigeais vers le bar où le serveur à la crête verte se trouvait. Il me reconnut, il était en train de frotter le bar avec un chiffon d'une couleur rose fluo, comme ses boucles d'oreilles de la veille :

  • Hey Hey !! Madame la danseuse ! Je vous sers ?

  • Champagne, s'il te plaît ! (lui faisant un signe de la main pour qu'il se concentre sur moi) Dis, je peux te demander un renseignement ?

  • Dis toujours ! (en arrêtant de frotter son bar)

  • Hay Haden, le mec androgyne, tu sais ? Celui avec lequel j'ai dansé hier. Tu saurais me dire s'il fréquente cet endroit souvent ? Ou mieux, où il crèche ?

  • Ah ? Le m'sieur-dame ? A vrai dire, ouais, je le connais mais sans plus.... Il vient, je te dirais assez régulièrement, mais te donner la fréquence. C'est par période, j'dirais, pour être honnête. Quant à savoir où il vit …. euh … je suis pas assez intime avec les clients.

  • Hmmmm. Merci.

J'attendais qu'il me serve ma coupe de champagne pour m'hypnotiser avec les bulles qui ont toujours ce même destin. La routine effarante de la vie d'une bulle, son ambition pour arriver au sommet et crever, dans un "ploc" insignifiant mais qui représente la quintessence de sa réussite à elle : s'éclater !!  Je devais être dans cet endroit depuis quatre heures lorsque mon androgyne fit son apparition. J'avais juste changé de place, j'étais dans le fond de la salle, assise dans un fauteuil moelleux et j'observais la foule. Je ne me précipitais par vers lui. J'attendais qu'il me remarque et qu'il vienne à moi. J'avais pas mal de cash sur moi, j'espérais qu'il me laisse m'enivrer de nouveau.

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