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Nyfikenhet dödade katten.............

Publié le par Sabrina De L.

Alors que je m'éveillais un soir pour me délecter de la nuit qui s'offrait à moi, Eugénie entra dans la chambre. Je comptais enfin quitter mon hôte et retrouver ma vie, cette vie que je m'étais construite après avoir quitté tout ceci. Je me retournais pour ne pas lui manquer de respect.

  • Oui, Eugénie ? Que se passe-t-il ? Je ne t'ai pas entendu frapper ?!
  • Excusez-moi Madame. M. le Marquis Litenberg*** vous fait savoir qu'une robe vous attend dans le boudoir adjacent à sa chambre. Il aimerait que vous la portiez. 
  • Håkan est donc de retour ?
  • Oui, Madame. Et il a insisté grandement pour que vous passiez la nuit avec lui dans la tenue qui vous attend. 
  • J'y réfléchis Eugénie, tu peux disposer maintenant.

Que mijotait donc mon hôte démoniaque ? Je me souviens de la première fois où je me suis retrouvée ici. Il y avait mis tout le tape-à-l’œil qu'il avait pu trouver. J'avoue qu'il m'avait grandement impressionnée. Bien qu'il soit totalement pourri, il avait ce côté très dandy qui, j'avoue, me plaisait. Je décidais d'aller jusqu'au boudoir, histoire de jeter un coup d'iris sur la robe.

Une grande boite blanche m'attendait, je l'attrapais et je décidais d'aller jusqu'à la chambre pour la poser sur le grand lit. Je n'étais jamais entrée dans son domaine privé. Je veux dire, j'avais toujours eu ma chambre mais n'avais jamais mis les pieds dans la sienne. Je ne sais pas vraiment si j'avais le droit d'entrer ainsi dans son intimité, mais je n'avais nullement envie de m'extasier devant la surprise au milieu de ce boudoir qui avait dû connaître des moments sulfureux. Je me remémorais mes lectures de Sade, dont la célébrité du boudoir n'est plus à conter. D'ailleurs, je trouvais cela étrange ou plutôt d'une magnifique coïncidence d'avoir comme servante une certaine Eugénie dans ce manoir. Je pouvais presque entendre Mme De Saint-Ange l'initiant aux plaisirs. Me vient d'ailleurs à l'esprit, une pensée totalement saugrenue. Håkan, vampire de son état, s'était-il envoyé sa servante ?? Pour qu'elle reste ainsi depuis des années, soumise et craintive. Ne me dites pas qu'elle n'a jamais compris qui il était ?! Je me demande si elle me donnerait ses impressions d'union charnelle entre une humaine et un vampire ? Se sentait-elle comme la sculpture de cette femme en peur et en extase sur des draps blancs, ses mains accrochant le linge de lit alors qu'un démon est posé sur son flanc ? Cette sculpture d'Eugène Thivier "le cauchemar" est emplie de sensualité et à la fois de crainte. Vous la connaissez ? Moi, j'y vois comme un incube venant profiter d'une femme dans son sommeil, elle lutte et à la fois, je la vois céder. Oui, parfaitement, elle cède parce qu'elle prend plaisir avec cet être répugnant. Je trouve cela troublant.

Je posais donc la boite et l'ouvrais. J'enlevais le fin papier qui me séparait encore de ma surprise. En le soulevant, il me dévoilait une robe, une magnifique robe de soie noire avec de légères broderies rouge sang. Vous savez, ce genre de robe d'un autre siècle, celle que l'on porte avec un corset finement travaillé à la main. Corset qui était fourni avec, par ailleurs. Je n'en revenais pas de ce trésor qui était devant moi, emprisonné dans cette boite. Cette robe, je l'aurais assurément portée pour valser sur du Franz Liszt. Se pouvait-il qu'il avait fouillé mes pensées ? J'étalais toute la robe sur le lit afin de mieux l'apprécier, de mieux la regarder . Je me reculais, reculais, reculais encore pour voir à quel point j'avais devant moi un chef d'oeuvre, pour voir si en m'éloignant un peu je serais moins impressionnée. En reculant, je ne vis point le guéridon derrière moi et je le fis légèrement chanceler. Le livre qui était posé dessus, tomba. En atterrissant sur le parquet de la chambre, il me fit découvrir une photo qui était à l'intérieur, elle servait sûrement de marque-page. En regardant de plus près afin de la replacer dans l'ouvrage, je vis que ce n'était pas une photographie mais une reproduction colorée. Une très vieille reproduction d'une femme sublime, brune et elle portait la robe que je venais d'étaler sur le lit. Je restais hypnotisée devant elle. Je sortis de ma torpeur lorsqu'il entra dans ses appartements.

  • Que fais-tu ici ? Le paquet était dans le boudoir il me semble ? Que fais-tu ici ?

Je ne savais que répondre. Je me sentais envahie de questions et à la fois honteuse d'avoir eu l'audace de violer son antre privé.

  • Je ...... je me sentais un peu ........ j'aime pas ton boudoir! 

Il regardait mes mains. Il prit conscience de ce que je tenais dans ces dernières et son rictus sournois fit son apparition. Il me scrutait d'un regard sérieux et pénétrant........

***Note : Håkan Litenberg est marquis, vieux vampire de plus de 300 ans. Il se peut que lors de  vos lectures vous soyez quelque peu perdus en fonction des informations qui apparaissent sauvagement. Simplement ce "domaine" est la suite d'un bouquin papier qui contient toute l'histoire antérieure des personnages présents.

Publié dans L'histoire .......

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Mitt blod är ädelt ...............

Publié le par Sabrina De L.

Je suis restée quelques temps au manoir. N'imaginez pas que la présence d'Håkan m'était indispensable mais je n'avais pas vraiment envie, pour le moment, de tomber crocs à crocs avec mon créateur. J'ai eu tout le loisir de me perdre durant des journées entières dans la bibliothèque personnelle de mon hôte. C'était vraiment un endroit que j'adorais. Et ce petit fauteuil bergère en velours, d'un rouge sang, qui était devenu mon assise favorite, me comblait. "Il date de 1790 !!!" se vantait Håkan, alors que je m'étais avachie dedans. Je vous prie de croire que je l'ai investi de manière plus respectueuse par la suite. 1790 ! Vous imaginez, vous ? Il avait vécu un sacré bout d'histoire. J'aimais également la borne en velours de couleur identique qui, comme sa nom l'indique, se trouvait au milieu de la pièce. Mais rien à faire, ce petit fauteuil avait ma préférence. Il y avait eu une attirance entre lui et moi, une évidence et j'aimais y poser mon séant, et parfois même, mon séant en culotte !

Mon hôte avait beaucoup de goûts, entre autre pour la lecture. Dans cette bibliothèque, j'y trouvais des ouvrages très rares, anciens ou inconnus. Il se fascinait sur notre condition , sur la "légende" des vampires : "Lis donc ces inepties ! Tu vas rire !" me balançait-il, jadis, d'un air amusé. J'y trouvais également toutes sortes d'ouvrages religieux, ésotériques. Je ne voyais pas le temps passer ici, et j'aimais pour cela mon côté "éternel", je peux lire sans me soucier du temps.

Mon hôte était porté-disparu depuis notre nuit. Mais, aucune inquiétude ne me parcourait l'esprit, nous sommes solitaires par excellence. Enfin, il faut avoir aimé cet état en étant vivant, sinon, c'était double peine. J'avoue, personnellement, que j'avais appris (vivante) à aimer ma propre compagnie et la trouvais bien souvent suffisante. Loin de moi l'idée de vous soumettre le fait que je ne puisse me mêler à mes semblables, mais pour être honnête, je m'ennuyais bien souvent. Les conversations avaient autant de profondeur qu'une flaque d'eau, une nuit d'été ! J'ai besoin d'être sollicitée mentalement pour me sentir à l'aise. Alors oui, vous pouvez me qualifier d'aristocrate hautaine mais malheureusement, vous faites fausse route. Je suis issue d'une famille d'immigrés italiens et croyez moi, j'ai fait plus de conneries que votre imagination ne peut en concevoir. Cependant, oubliez les clichés. Ce n'est pas d'où je viens qui forge ce que je suis, mais c'est ce que j'ai aimé et vécu qui m'a construit. Après, tout est une question de personnalité et de réticence à la peur d'oser ou non. Disons que si vous avez tendance à avoir peur de la peur, vous n'essayez rien. Quand j'étais humaine, ce mot était inconnu dans mon vocabulaire et il l'est doublement à présent. L'on peut être pauvre et connaître la noblesse de cœur, elle n'est pas réservée à la haute bourgeoisie. J'ai toujours aimé les mots, les lettres, la lecture, la littérature, l'art, la musique. Je n'ai aucune branche bourgeoise dans ma généalogie. Enfin si, je feins une partie, mais elle fut destituée. Un vague problème de perte de titre si l'on quitte son pays, enfin, je pense m'en souvenir ainsi. Elle avait quitté l'Allemagne pour l'amour d'un bel Italien. Un vieux secret de famille. Ma grand-tante était une comtesse et moi, je suis un vampire ....................

 

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Jag har inte sex med honom ......

Publié le par Sabrina De L.

Je me suis réveillée aux alentours de 4h du matin, j'étais dans ses bras. Je ne saurais vous dire ce qu'il m'a pris de m'unir charnellement à Håkan, toujours est-il que je ne vais pas vous baratiner, j'ai passé un excellent moment ! Vous n'avez jamais eu l'occasion de vous accoupler à un vampire ? Quel dommage !! Loin de moi l'idée de vous survendre le produit  ou de vous narrer des choses incertaines, mais sachez que lorsque l'on meurt, nos sensations (et j'entends par là, TOUTES nos sensations) sont décuplées. Vous comprenez plus ou moins ce que j'essaie de vous expliquer, n'est-ce pas ?

Ne me demandez pas pourquoi j'ai voulu "baiser" avec Håkan. Oui, j'utilise le terme "baiser". "Faire l'amour" à une autre consonance dans mon propre lexique. "Faire l'amour", pour moi, c'est être empli de sentiments lorsque vous vous unissez à l'autre. Vous ressentez des papillons qui vous parcourent le bas-ventre, le cœur s'emballe au moindre baiser, dès que la main de l'autre effleure votre corps, dès que les corps se frôlent. Les bouches se rencontrent de façon langoureuse, passionnée et exquise. Je n'ai absolument rien eu de tout cela avec Håkan. Cela faisait un bail que je n'avais pas ................ enfin, depuis ...................... bref ......... je n'ai aucun sentiment pour Håkan, mais il baise bien, je peux au moins lui accorder cela, à cette pourriture !

Je relevais la tête pour le regarder. Même endormi, il avait ce coté hautain. Je suis certaine que s'il n'était pas aussi sournois, il ne serait pas aussi instable aujourd'hui. Il pourrait être un très bon vampire. Du moins, c'est l'idée que j'avais en le regardant. Je ne sais pas vraiment d'où il vient. Nous n'avons jamais vraiment cherché à discuter de nos vies. Comme je vous l'ai déjà expliqué auparavant, notre relation a toujours été pour le moins bizarre. Aristocrate ? assurément ! Vieux Vampire ? sans aucun doute ! Pourquoi était-il aussi fourbe ? aucune idée !

Je ne sais absolument pas ce qu'il m'a pris.  Quelque part j'en ai sûrement marre de n'être touchée par personne, marre de n'être aimée de personne, marre ................... qu'il me manque ............... BORDEL !! Je me suis promis dans cette nouvelle vie d'oublier le passé, oublier pourquoi j'en étais arrivée là !!

  • Je suis désolé, Sabrina. Désolé pour ........

Je ne le laissais pas finir sa phrase. Je me relevais rapidement. Nous avons ce don de rapidité qui permet d'effectuer des mouvements rapides et imperceptibles. Je mis ma main sur sa bouche.

  • Håkan, ne dis plus rien !! Je ne veux pas entendre ton avis sur le sujet, ni ta compassion ! Tu sais de quoi je suis capable !

Il enlevait délicatement ma main de sa bouche. Il se relevait également pour avoir mon visage à hauteur du sien. Nous étions nus. Il me regardait droit dans les yeux, de son regard perçant.

  • Je suis vraiment sincère, Sabrina. Je ne voulais rien dire d'autre.

Il quittait le lit, sans se retourner, gagnait la salle de bain adjacente à cette grande et vieille chambre du manoir. Après quelques secondes, l'eau de la douche se mit à couler. J'étais assise dans ce grand lit, seule et à présent des larmes de sang se répandaient sur ma poitrine nue......................

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Fråga inte mer !!!! .........

Publié le par Sabrina De L.

Je ne saurais vous dire ce qu'il s'est passé après ma perte de connaissance, toujours est-il que lorsque je m'éveillais, je respirais un air de « déjà-vu ». Je ne connaissais que trop bien ce lieu et cette literie de premier choix. Le déshabillé de fin coton blanc de l'époque avait laissé place à une robe de nuit en soie noire. Et elle était là, m'apportant du sang frais.

  • Eugénie !! Il ne vous a pas encore bouffé l'autre maboule ?

  • Mes respects Madame, j'espère que vous vous sentez mieux ?

  • Toujours aussi courtoise et secrète ma petite ! Et M. Le Marquis ? Il débarque quand ? Je suppose que c'est lui qui, comme à l'accoutumée, m'a « sauvée » ?

  • Buvez Madame, je vous prie. (me tendant un verre de sang frais)

Je ne me fis point prier. Ce sang dégageait une effluve qui en moins d'un battement de paupières me fit sortir les crocs. Je vis de la peur dans le regard d'Eugénie alors que j'avalais d'une traite le liquide visqueux. Je n'en perdais pas une goutte, ce nectar était onctueux. J'étais assise contre les énormes coussins, repue. Il me fallait faire un point sur ma situation.

  • Si je te demande l'heure, tu vas me répondre, dis ?

  • Il est 21h30, Madame.

  • Impeccable, je vais pouvoir me barrer de ce trou.

Une voix venant du coin gauche de la pièce résonnait. Il avait donc assisté à toute la conversation depuis mon réveil.

  • Je crains que tu ne puisses aller aussi vite pour te déplacer, ma chère Sabrina.

  • Håkan !! Sors de ton trou ! Sors de l'ombre, Miséreux Marquis, insidieux démon !

Toujours aussi élégamment habillé, il se dirigeait vers le lit. Sa démarche assurément droite et délicate, lui donnait un charisme que je n'avais jamais retrouvé chez aucun vampire. Il se tenait tout le temps droit comme un « I », ce qui lui donnait un air prétentieux qui convenait absolument avec sa façon de parler. Il faisait le tour du lit à baldaquin, effleurant doucement le voilage de ses doigts fins. Il s'arrêtait sur ma droite et prit place en s'asseyant. Je me redressais légèrement, j'étais quelque peu avachie dans ces coussins moelleux. Il me regardait intensément, sa bouche dessinait un léger sourire, son fameux rictus, celui dont je n'arrive toujours pas à reconnaître la sincérité sans en déceler également de la perfidie.

  • Insidieux démon ? En voilà des façons peu courtoises de parler à celui qui t'a sauvée des crocs de ton créateur !

  • Merci M. le Marquis de tant de dévotion (je levais les yeux au ciel)............ Arrête de ton char, Håkan !! Tu ne fais jamais rien sans rien. Tu me prends toujours pour un vampire de lait ou quoi ?

  • Quand vas tu enfin finir par me faire confiance ?

  • Si je calcule entre avant et plus tard, je dirais, JAMAIS !

  • Pourtant, je t'ai prouvé à maintes reprises que j'étais loyal !

  • Oui, assurément, avant de déclencher les problèmes, de me harceler ou de me dénoncer, n'est-ce pas ? Tu es une sorte de Loki dans ma vie. Oui, parfaitement ! Un démon …. un démon fourbe qui provoque les emmerdes et qui aide à les résoudre ensuite …. Il faudrait peut-être que tu consultes, si ça se trouve t'es bipolaire !

Il se tut. Il me regardait toujours fixement. Il avait perdu son rictus. Il ne rigolait plus. Pour la première fois depuis que je le connaissais, il m'affichait un regard sincère. Je me décollais de ce mont de coussins voluptueux. Je m'approchais de lui, j'attrapais son visage doucement de mes mains et je me mis à l'embrasser. Il reculait légèrement, stoppant sans se débattre l'union de sa bouche avec la mienne. Sûrement une envie de savoir pourquoi je faisais cela. J'approchais de nouveau mon visage du sien et avant de l'embrasser, je lui murmurais « Tais toi... ne me pose plus de questions ! Jamais !» …................

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Så, han kom tillbaka.............

Publié le par Sabrina De L.

Ce début de nuit était à mon image, orageux et en désordre ! Voilà comment je me sentais à l'intérieur de mon âme. Vous pensez toujours qu'un démon trouve un arrangement avec sa conscience ? Vous pensez toujours qu'un vampire se sent en harmonie avec lui ? La vérité est que, j’espérais que cette existence s'arrête, que cette solitude que j'aimais tant finisse dans les tréfonds de l'oubli, que je revienne ailleurs, quelque part, si la réincarnation existait, dans une vie qui ne m'apporte pas que combat mais simplement de la sérénité. J'espérais juste une trêve, un truc qui ne me torture plus l'esprit. Quand je faisais le bilan de mes « deux » vies, je n'avais rien qui me faisait penser qu'elles avaient été sereines ou encore épanouissantes.

Je décidais de ne faire qu'un avec cette colère venant du ciel, avec ce déferlement de pluie, avec ces éclairs qui me donnaient une pâle copie de la lumière du jour qui me manquait tant. Une impression de pouvoir me laver de toutes les choses néfastes que je détenais en moi. En peu de temps, je fus détrempée. Je ne ressentais, hélas, aucun des inconvénients qui accompagnent ce genre de déluge. Je n'avais pas froid, je sentais tout au plus, ces gouttes qui se frayaient un chemin sur ma peau et qui allaient mourir sur l'asphalte en abandonnant mon visage. Je n'étais même pas certaine que la foudre puisse m'achever. Non, bien sûr que non. Je n'aurais pas cette chance. Je devais encore rester parce que c'était mon histoire, n'est-ce pas ?

Je m'élevais dans les airs pour me poser sur le rebords d'un toit, au sommet d'un vieux bâtiment, histoire de voir de plus près de quoi la nature était capable, en apprécier les esquisses qu'elle m'offrait. La foudre était la parfaite métaphore de mon ressenti, si je devais vous imager ce qui se passait à l'intérieur de mon être. J'étais en train de partir dans mes pensées quand j'entendis à mes côtés une voix qui m'était familière :

  • Bonsoir chère Sabrina.

Ma vue était brouillée par toute cette pluie qui s'abattait sur mes yeux comme des milliers de petits soldats qui essayaient de me déstabiliser. Je le reconnus. La rage montait en moi.

  • Eli !!

Je me suis relevée, prête à en découdre. Il savait bien que je ne me laisserais pas influencer.

  • Toujours aussi teigneuse ! Ça me plaît !

  • Tu n'es qu'une pourriture !! C'est interdit par le code !! Tu l'as tué !! PUTAIN TU L'AS TUE !!!

  • Je t'ai créée !! Tu me dois fidélité …. tu me dois loyauté !!!

  • Je te maudis, FILS DE SATAN !!

Nous entamions un combat. Toutes les puissances du mal étaient réunies en nos deux âmes démoniaques. Je le haïssais, je le haïssais tant !! Le combat dura de longues minutes, de longues minutes interminables. Tous nos coups prenaient une puissance supérieure à chaque riposte. Et puis, je ne me souviens plus, il est mon créateur. Il est plus fort que moi. Je perdais connaissance.......

Lors de mon coma, j'ai cru le voir, j'ai cru lui dire qu'il me manquait.

Je te maudis, Eli …. Tu es la cause de ma vie actuelle, tu es le mâle vampirique de tous mes maux !!

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Du kan räkna kronbladen ! ...........

Publié le par Sabrina De L.

Mes ami(e)s me manquent. J'ai dû les laisser loin derrière moi. Rendez vous compte du genre de personnage que je suis !!! En même temps, comment voulez-vous que j'impose un : « Hej ! Salut ! Je suis votre amie et je suis devenue vampire !! Ne vous inquiétez pas, ça biche sévère ! On s'en jette un mais uniquement le soir, parce que la journée, je peux pas, j'ai cercueil !! ». Un peu de sérieux, que Diable ! Excepté Luc, ahhhh, mon cher Luc, celui qui n'ignore pas !! Lui, je sais pertinemment que je peux l'appeler si je le veux, il viendra expressément me voir, pour m'étreindre de nouveau. Je m'étais enfuie pour me « retrouver » avais-je conclus. J'avais simplement omis que sur l'échelle du diabolisme, au dessous de moi (oui, restons dans l'interprétation humaine : Le ciel : en haut, l'enfer : en bas!), bref, où en étais-je ? Oui, donc, sur l'échelle diabolique, au dessous de moi : c'est Satan !! Bon, d'accord, j'avoue peut-être avoir un peu les crocs gonflés par tant d'arrogance mais je vous promets qu'avec les derniers événements que je ne peux vous conter, j'ai quand même pas mal roulé ma bosse niveau puissance. Et je m'arrêterai là, vous pourriez m'accuser d'orgueil et je ne veux pas ….. c'est péché et le péché …. C'est le mal !! (Je crains que vous deviez vous habituer à mon humour quelque peu mal placé et assez ironique, mais je ne peux hélas me changer … non, même pas un petit « pieu». Je vous la refais ou alors vous avez mis une étiquette sur ce qui vous attend ? ).

Mes ami(e)s me manquent et parfois, j'aimerais juste pouvoir les voir, juste une heure et leur effacer la mémoire ensuite. Je me souviens d'ailleurs qu'à ce propos, je connaissais un grand sorcier. Nos chemins s'étaient liés à cause de Ian. C'était son meilleur ami et il était devenu, avant les événements récents, un de mes précieux alliés. Stieg, son prénom était Stieg ! Ce qu'il est devenu ? Je n'en ai aucune idée, il a peu à peu quitté notre chemin quand j'ai dû lui annoncer que Ian était devenu vampire. Mais si à l'heure actuelle, il était là, je lui demanderais de m'aider, trouver un sortilège qui efface la mémoire. Je pense que Stieg m'en voulait toujours pour la perte de son ami. Pour lui, Ian était mort. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, dans la définition pure, c'est ce qu'il était. Stieg est suédois, tout comme Ian l'est. Et je vous promets qu'à force de vivre autour d'eux, certaines caractéristiques reviennent entre autres, comme une marque de fabrique : leur côté très carré ! ….. Ce que suédois dit, suédois fait. Même si tout cela est rempli de diplomatie, il peut vous envoyer chier sur les roses de la plus parfaite manière qui soit …. et pendant ce temps là, pour masquer votre honte, vous comptez les pétales ….............

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Ensamhet eller Galenskap ??

Publié le par Sabrina De L.

Mais qu'était-ce donc ce bruit ?? Je l'entendais, régulier, lancinant. Je marchais comme à mon habitude dans les rues désertes à la recherche d'une âme à vider de son sang. Par flashs éphémères, je revoyais son sourire, son regard profond qu'il avait posé sur moi. Je continuais à marcher en vain. Mais qu'était-ce donc ce bruit ?? Mes pas ne le couvraient même pas. Je m'arrêtais. Je l'entendais toujours. Une âme errante croisait ma route à ce moment là.

  • Tu cherches quelque chose ma belle ?

Je me retournais vers la voix et de mon regard vitreux, je lui répondais :

  • Il se peut …. Mais d'abord, entends-tu ce bruit toi aussi ?

Mon interlocuteur me regardait, concentré, tendant l'oreille.

  • Quel bruit ?
  • Allons ! Tu l'entends ! Ces espèces de battements si forts et réguliers. Ils me donnent mal à la tête !

Il me regardait de ses yeux encore plus ronds.

  • Je ne sais pas ce que tu entends mais tu as dû avoir une sacrée soirée arrosée, dis donc !!

Il n'eut pas le temps de rire que j’attrapais sa tête et machinalement je l'écrasais contre mon cœur.

  • Écoute !!
  • Mais c'est ton cœur qui bat, qui a-t-il d'anormal ?  … il faut qu'il batte pour que tu vives !

Je le repoussais, le tenant toujours par le cou.

  • Tu as raison ! Sauf que je suis morte ! Qu'as-tu à répondre à cela ?

Je le jaugeais de mon regard qui devenait de plus en plus menaçant. Il commençait à trembler

  • Je ne sais pas ! Je ne sais pas quoi te répondre. Un cœur mort ? Mais qui es-tu ? Ou alors ….. (hésitant, comme pour sauver sa vie, sentant que celle-ci ne tenait plus qu'à quelques secondes) l'amour ! L'amour fait battre le cœur !
  • Foutaise !! Tu te moques de moi !!

Je l'approchais de mes crocs et je plongeais ces derniers dans son cou. Je sentais son cœur, son pouls à chaque aspiration de sang. Ses battements ressemblaient étrangement à ce que j'entendais en moi. Je le relâchais. Il s'effondrait comme une poupée de chiffon à mes pieds. J'écoutais encore ce bruit. Il venait bien de moi, je ne rêvais pas …. et à ce moment là, l'image de son sourire et de son regard profond "couleur scandinave" posé sur moi, me revenait en mémoire ….............

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