Min hjälte dog ... Han kommer alltid att vara min hjälte ...

Publié le par Sabrina De L.

           J’ai eu l’utopie de croire à un moment de mon existence que tout était éternel, que rien ne mourait jamais. Et puis au fil des âges ajoutés sur mon chemin, je me suis rendu compte ô combien je me trompais. Nombre de fois où petite je m’imaginais au bras d’un héros, nombre de fois où je pensais que je serais jeune et jolie pour très longtemps. Que moi aussi je côtoierais le sublime, l’exquis. Ce n’est sans compter sur ce traitre de temps qui nous vole tout, même parfois notre mémoire ou encore nos souvenirs.

Mais j’avance et puis au fil de mes pas, je perds mes héros, mon héros. Et fatalement je comprends que j’ai fait une rude avancée sur le chemin et que moi-même je m’éloigne de mes vingt ans, de mon insouciance. Je m'éloigne de ma jeunesse et de la légèreté du temps que je pensais acquises. Tout s’enfuit, tout s’efface et tout passe.

Que cette insouciance me manque, que cette hargne du possible aussi. On finit par s’interroger, suis-je là où je dois être ? N’ai-je finalement pas remis à demain ce que j’aurais dû faire hier ? Et si, et si et si ?

J’ai perdu mon héros et je suis encore là. J’ai perdu un bout de mon enfance, j’ai perdu une partie de mes rêves, j’ai perdu un bout de moi.

Le temps continue de me voler ce qui me rassure, continue de me prendre ce qui me fait rêver, ce qui me sert d’exemple. Que me restera-t-il une fois que tout me sera ôté ? Mon héros est parti et il a pris un bout de mon enfance avec lui. Le temps s’était déjà chargé de m’en grignoter quelques morceaux mais ça y est, je suis adulte à présent.

Si tu vois mon enfant, celui que j’étais, dis-lui de s’accrocher et de ne jamais oublier que c’est avec toi qu’il a grandi.

J’ai perdu mon héros… le temps me l’a volé.

(Extrait du journal vampirique – un soir de nostalgie intense).

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