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Hur kunde jag synder tvättas bort ?

Publié le par Sabrina De L.

Crédits Photos : S.De L.

Se laver de tous ses péchés afin de purifier son âme…

En voilà un vaste sujet. C’est comme si j’essayais de trouver une excuse d’être un vampire. Paradoxalement, j’en ai une et pas des moindres : JE N’AI PAS DEMANDE à l’être. Cela pourrait entrer dans la balance du jugement de mon âme, non ?

En même temps, je suis embêtée, j’ai pris plaisir à m’abreuver de sang humain, à prendre la vie juste par colère et à être immortelle et d’en profiter. Je suis orgueilleuse de ma condition démoniaque, je fanfaronne et je me sens omnisciente bien souvent.  Me laver de tous mes péchés serait vraiment me fourvoyer. Je n’ai pas honte de ce que je suis, je n’ai pas honte d’être un vampire. Toutes les eaux du monde ne pourront décharger mon âme de ses atrocités, tout comme mon cœur ne pourra être vider de l’amour que j’ai su ou que je sais donner. Peut-être dans une autre vie, me direz-vous ? Je suis fabriquée de tous mes péchés alors pourquoi vouloir absolument les absoudre ?

Jean-Paul Sartre disait : « La honte, ça passe quand la vie est longue ».

Parlait-il d’un vampire ?

(Extrait du journal vampirique, un soir de pleine lune)

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Någon dag ... någon ... någonstans

Publié le par Sabrina De L.

Crédits photos (modifications) : S.De L.

J’ai perdu tout ce en quoi je croyais. Je n’ai plus d’illusions. Alors lorsque l’on me dit ou me fait comprendre « qu’un jour, quelqu’un », je souris ironiquement. Un jour, quelqu’un, quoi ? Je n’ai pas été choisie au hasard pour devenir vampire, je n’ai pas été maudite par hasard. Je suis prisonnière de ma mélancolie, prisonnière d’un ressenti qui n’est plus, prisonnière de souvenirs dont peu à peu la consistance s’amenuise. On ne peut éternellement côtoyer les ténèbres sans apercevoir la lumière. Je vous le concède, si cela vous chante. Mais la regrettable information à tout cela est que toutes les lumières ne sont pas naturelles. Peut-on en dire autant des ténèbres ?

Alors si quelque part, quelqu’un se sent prêt à me prendre la main, à me dire que tout ceci n’est pas un hasard maudit, à me faire vibrer, à m’emmener et me prouver que l’amour n’est pas vain, alors concèderai-je à la lui tendre. Concéderai-je à y croire encore un peu… hélas.

Tant d’attente a brisé l’espoir, cet espoir si infime qui coulait encore dans mes veines. Toi, mon quelqu’un. J’ai tant pleuré à un avenir meilleur sans jamais apercevoir ton ombre. Je me suis tant perdue dans des désillusions sans jamais sentir ta présence réconfortante. J’ai essayé de vivre moins vite mon chemin, me retournant parfois, pensant peut-être que tu peinais à me rattraper. Parfois, j’ai crû te reconnaître maladroitement… hélas.

Je ne me retourne plus. J’avance…  un jour, quelqu’un, quelque part.

(Extrait du journal vampirique - quelque part ...) 

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Ingen är helt god eller ond ... Det beror på hur man ser det ...

Publié le par Sabrina De L.

Autant vous dire, personnellement si je devais me définir en tant que croyante, je ne saurais pas vraiment situer ma place, enfin si : Je crois. Voilà qui est acquis, je crois ! Je crois aux anges (déchus ou non), aux signes, aux divinités païennes, aux Dieux (uniques ou pas), aux mythologies, à la lune, à l'astrologie, à la numérologie, aux cartes, aux runes, aux pierres ... Bref, vous l'aurez compris, je suis très bon public ! J'aime me dire que quelque part dans cet univers, il n'y a pas que des choses simples, se résumant à une existence binaire limitée à un O ou I. Je crois en tous les intervalles possibles, en toute la magie que cela crée. Je préfère mon « monde » à celui des cartésiens qui optent pour ne croire que ce qu'ils voient ou encore ce qu'ils peuvent expliquer. Le rationnel. Très intéressant le rationnel, mais qu'est ce qui vous ennuie, si par exemple, je préfère penser que mes êtres chers disparus sont quelque part non loin, qu'ils veillent sagement et parfois m'envoient quelques petits signes. Qu'est-ce qui vous ennuie dans le fait que je m'accroche à l'idée que je les reverrai, que je ne leur ai pas dit « Adieu » mais une sorte de « à plus tard ». Qu'est-ce qui vous agace dans tout cela, si je ne vous embête pas, si je cultive tout cela tranquillement dans mon quotidien mais sans l'imposer à autrui. Qu'est-ce qui vous chiffonne dans le fait que je touche les vieux édifices et les vieilles pierres pour en ressentir l'énergie, en douce, sans vous inviter à faire de même ? En quoi cela vous dérange-t-il, dites-moi ? A part le fait d'être différente de vous ? Moi, je vous parle d'une croyance douce, de quelque chose qui sublime mon monde, ce monde qui reste parfois bien cruel à vivre (avec ses aléas, ses coups durs dont tout le monde est sujet bien entendu). Je ne vous parle pas d'une croyance fanatique qui vous pousse à tuer celui qui n'a pas la même vision que vous, NON ! Pour moi, le divin se trouve dans beaucoup de choses, dans beaucoup de moments, dans des paroles, dans un sourire et même dans un silence. Dans un ciel bleu qui domine un paysage silencieux où les papillons seraient de jolies plumes perdues d'anges, des douceurs colorées virevoltantes au gré du vent. Le bruit d'un ruisseau, les clapotis de l'eau et le chant des oiseaux. J'ai un certain agacement envers ceux qui se moquent des gens qui trouvent une force dans une croyance qui leur est propre. Tout comme ceux qui préfèrent ne pas y croire uniquement par peur de l'inconnu. Mais je voue une haine envers ceux qui essaient d'imposer leur croyance de gré ou de force face à quelqu'un qui a choisi de ne croire en rien, en peu ou en autre chose. Voilà pourquoi je ne me situe nulle part mais que je me situe partout à la fois dans la croyance. Je suis assurément aux yeux des chrétiens, une hétérodoxe puisque je m’intéresse à la divination, aux esprits, à la magie. Cependant si je reste quelque peu dans la logique, lorsque l'on veut maîtriser un sujet, on se doit de s'intéresser à tout ce qui le compose, à savoir : si je m'intéresse au « bien », je ne peux ignorer le « mal ». A contrario, l'étude des deux m'apporte un certain équilibre et parfois, je le reconnais une certaine logique. A savoir que rien n'est totalement blanc ou totalement noir. N'en déplaise à certain(e)s mais personnellement moult aspects divins m’échinent quelque peu les flancs pendant que quelques aspects diaboliques reçoivent mon accord tacite. Vous admirerez avec amusement ma dernière phrase, une façon sournoise de vous dire que j'accepte certains travers du Cornu aux yeux de tous, sans en faire étalage, dans un silence divin (et même que je vous mets double dose en finissant cette phrase). Allez en paix mes chérubins, c'est moi qui régale !

Tout cela pour vous dire que la véritable ouverture au monde ne se cantonne pas à un registre ou à l'image même de ce dernier : Il faut de tout pour faire un monde, alors permettez-moi de penser qu'il me faut de tout pour faire le mien. Donc mon camaïeu de croyance et tout ce qu'il contient !

Je ne vais pas vous jeter la première pierre si vous concluez que je suis impie ou encore hérétique, assurément, puisque j'affectionne toutes sortes de vieilles traditions, de vieux rituels (et de vieilles croyances). En conclusion, si vous prenez le mot « satanisme » au sens premier, inspiré du vocable hébreu, ce petit mot à consonance malsaine dans certains esprits signifie « s'opposer à ». Par déduction, vous comprendrez au sens premier que je m'oppose donc à l'obligation de n'avoir qu'une seule croyance, qu'un seul chemin, de suivre qu'un seul dogme ou encore d'être jugée parce ceux qui n'en ont aucun ou qui ne croient en rien. Je suis donc Sataniste. Je crois surtout au libre arbitre. On ne possède pas une bonne âme parce que nous sommes croyants, tout comme les atrocités commises par un individu ne sont pas la faute du Diable qui habite son âme. Foutaises !! Restons cohérents. Nous avons tous un libre arbitre, si si !! Si nous naissons mauvais ou bon, ça n'a rien à voir avec le choix des cieux ou de l'enfer, c'est juste notre personnalité et l'envie d'être l'un ou l'autre qui prédomine. Je crois aux forces de la nature et ce qu'elle contient. Je crois que si l'on écoutait un peu plus ce qu'il se passe en nous, certaines questions trouveraient leur réponse. Je crois surtout que l'humain à force de se comporter en mouton avec la notice fournit à la naissance en oublie qu'il pourrait, s'il le voulait, juste ouvrir son esprit et accéder à quelque chose qui apaiserait son âme l'espace d'un instant. Et si le fait de penser que lorsque je cherche du réconfort, la vision de grandes ailes ornées de plumes douces dans lesquelles me blottir sèchent mes larmes, cela change quoi à votre existence ? Absolument rien. Quant à la mienne, ça lui apporte de la lumière et sans faire de l'ombre à la vôtre. Cessons de juger, ouvrons nos âmes et nos cœurs, ça ne coûte rien et ce n'est pas si compliqué, uniquement si on le veut.

(Extrait du journal vampirique - Un vampire qui vous veut du bien)

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Farväl, min älskade!

Publié le par Sabrina De L.

Je te pose là, aux bords de ma vie…

Non pas que je t’oublierai mais j’éviterai de te faire vivre dans mes pensées, tu n’auras plus ce rôle.

Tout de moi était sincère. Si tu savais comme j’ai pu nous inventer des royaumes. Des moments de purs délices aux accents sucrés. Notre histoire était digne des plus belles épopées, mais pour jouer un duo, il faut être deux. Or, j’ai beau me retourner, je ne vois aucune de tes traces dans le sillon de mon errance démoniaque. Une légère apparition, un soupçon d’intérêts et un grand tout de silence.

J’ai maudit mon statut de démon, pensant que c’était parce que j’étais reniée de Dieu que je ne pouvais être aimée de toi. Toi, l’ange ! Il n’en est rien, c’est juste que mon amour n’a pas trouvé écho auprès du tien. Aucune larme, aucun regret, mes plus beaux battements de cœur, je te les dois. Et même ça, tu ne saurais les apprécier.

Maintes fois j’aurais aimé que tu comprennes tout ce que nous aurions pu être. Tu n’en as eu cure.

Maintes fois j’ai cru à un revirement, je devais vivre des hallucinations sentimentales. Je me suis baladée dans un désert où chaque havre de repos, chaque insinuation de sentiments n’étaient que chimères. Je me suis baladée, je me suis fourvoyée et j’attendais. Tu t’es parfois arrêté pour mieux me distancer. Pas assez noble ? Pas assez pure ? Pas assez lumineuse ?

Je me suis créé des tonnes d’illusions. A bien y repenser, j’ai enfilé mon plus beau costume du clown qui parfois frôler un ridicule jamais connu jusqu’alors. J’y ai cru et j’étais seule.

Je suis un démon, tu es un ange. Ce n’est pas notre statut opposé qui nous empêche de nous aimer, c’est que ton cœur ne bat pas à la même fréquence que le mien. C’est que ton cœur est aveugle pour des raisons qui m’échappent.

Que puis-je y faire ? Je ne pouvais et ne peux te forcer à m’aimer. Mais souviens toi qu’en te baladant dans ton paradis, un jour où tu te sentiras triste à l’orée de ton existence, souviens-toi qu’un démon voulait et aurait pu t’aimer encore plus chaleureusement et puissamment que les flammes de l’Enfer… N’ai pas trop froid, ce serait dommage. Je reprends mon feu, mon amour … bonne route….

(Extrait du journal vampirique - un jour où j'ai retrouvé ma liberté en cessant d'être emprisonnée d'aimer).

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Värför finns det smärta ?

Publié le par Sabrina De L.

Il n’est rien de plus horrible d’avoir tant d’amour à distribuer et si peu de personnes qui en connaissent la valeur. D’être un moment de joie dans la vie de l’autre sans jamais franchir le niveau d’importance. « Un vent de fraicheur », « Un sourire agréable », « Une joyeuse présence » mais jamais « un amour unique et dévorant ». Je suis un clown triste, je suis un vampire solitaire. Je n’ai pris de valeur dans le cœur de personne. Je suis juste ce petit quelque chose d’agréable, ce bonbon sucré qui laisse une saveur exquise mais que l’on oublie après l’avoir terminé.

Je me bats seule, je me réjouis seule et je pleure seule.

Diable merci, ma solitude est ma meilleure amie mais elle ne cause pas beaucoup. Je me suis habituée à elle comme on s’habitue aux coups, comme on s’habitue aux blessures, comme on finit par s’habituer de tout. Je la connais comme personne et elle me connait bien aussi. Elle hurle en silence tout comme je pleure sous la pluie.

Je rêve d’un amour qui me fasse vibrer, je rêve de sentir mon cœur épris. Je rêve d’être importante, pas indispensable mais juste me sentir exister dans le cœur de l’autre, savoir que quelque part dans cet organe il y a une petite case qui porte mon nom, un p’tit endroit où je suis protégée, en sécurité, où je peux fermer les yeux en toute tranquillité. Où les battements berceraient mon âme jusqu’à ce qu’elle s’apaise.

Dans une autre vie, me souffle mon âme damnée … dans une autre vie …

Mais laquelle ? J’ai vécu tant d’existences avant de devenir vampire. Et de chaque, ne me reste que la mémoire d’un cœur meurtri. Je crève d’amour depuis des jours et des nuits.

Je suis damnée, je ne peux demander quoi que ce soit aux cieux mais je suis prête à m’offrir au soleil, si juste l’espace de quelques années, quelques mois, quelques heures, je sens couler dans mes veines l’écho de l’amour que je peux donner à celui que je veux désirer.

Je n’ai peur de rien en ce bas monde, l’enfer est mon oxygène mais rien ne m’a jamais fait tant souffrir que ce sentiment : l’amour, surtout quand celui-ci n’est pas chéri.

(Extrait du journal vampirique - un soir où l'amour faisait cruellement défaut)

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Dubbellivet ...

Publié le par Sabrina De L.

(Crédits photos : S.De L. modifié par appli PicSart)

 

Quelque chose de moi, plus vivant que la vie,
Plus vrai que le réel dont je croyais souffrir,
Plus puissant que l’amour dont j’eus l’âme asservie,
Quelque chose de moi qui ne saurait mourir,

C’est la part de moi même à moi-même ravie,
Eparse au sein de tout ce qui ne peut finir,
Que l’oubli me dérobe et que la mort m’envie :
— Celle que n’atteint plus même mon souvenir. —

Ce qui de moi s’en fut vers la chose éternelle
Qui fleurit sous les cieux du divin renouveau,
Ce que m’a pris le Rêve, emportant sur son aile
Mes aspirations vers le Juste et le Beau ;

Ce que j’ai dit tout bas à la nuit solennelle
Quand son aube invisible éclairait mon cerveau,
Ce que mes yeux ont vu quand j’ai clos ma prunelle,
Ma chair ne saurait plus l’entraîner au tombeau !

Je suis dans tout cela qui loin de moi demeure,
Partout où sous des yeux vola mon rêve altier,
Et tout cela vivra, que je vive ou je meure :

— Mon suprême désir me fera tout entier : —
Mon suprême désir et mon amour suprême
Dont l’objet immuable a dispersé mon cœur.
Donc, vainement le Temps me chasse de moi-même ;

L’Éternité saura m’y ramener vainqueur !

 

(Poème d'Armand Silvestre - recueil "Les renaissances" - "La double vie" - 1870)

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Varför är den så värdefull ?

Publié le par Sabrina De L.

J’ai eu mal, si mal tant de fois que mon esprit en imprimait les dates, les jours. Tout s’inscrivait dans ma mémoire et tout revenait inlassablement comme une célébration morbide et cela me prenait aux tripes. Pourquoi est-ce que l’esprit humain a besoin de mettre un repère dans sa douleur et de ne cesser de l'entretenir intérieurement ?

La perte d’un amour, la disparition d’un proche, la trahison de quelqu’un de cher, l’abandon et que sais-je encore ! ? Tout ce qui procure une douleur. Maintes fois j’ai cru mourir, maintes fois mon âme a été meurtrie par les coups de la vie.

Je veux me rappeler mes amours heureux, mes partages intenses, mes proches vivants, mes liens indéfectibles, ces rires anthologiques, ces mains tenues et tendues, ces regards complices, ces sourires, ces parfums, tout ce qui n’existent plus, ce que le destin m'a enlevé mais qui était beau. Je ne veux plus penser à toutes ces fins tragiques, à toutes ces larmes versées, à cette douleur interne qui m’a fait mourir un peu chaque fois.

Mon cœur a été brisé, mais mon cœur est toujours là.

Je ne veux pas me laisser envahir par la mélancolie, je rejette la tristesse. Je veux fêter la vie, je veux fêter le bonheur lorsqu'il s’est présenté. Je veux garder mes souvenirs ensoleillés, me rappeler de tout ce qui est né, des parfums de mon enfance, de l’essence de ma vie de femme, de tous ces débuts, de ces élans de cœur.

Je conchie mes pleurs et ce qui m’a fait mal. Personne ne m’a retiré ce et ceux que j’ai toujours aimés, car je les chéris à jamais. Je ne suis pas la plus forte, je ne suis pas la plus chanceuse, je ne suis pas la plus bénie, mais je suis de tout ce que la vie m’a donné et m’a repris…

Entretenez ce qui vous gonfle le cœur, pas ce qui vous le vide.

Publié dans Juste ...

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