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Bjuda någon på dansen .......

Publié le par Sabrina De L.

 

crédits photo S.De L.

"Je déguste ma solitude. Je regarde mon enfer empli de promesses et ce ciel qui me nargue. La vie est une fête, n'est-ce pas ? J'aimerais tant inviter quelqu'un à danser avec moi dans cette dernière. Mais je ne sais pas faire. Et s'il ne savait pas danser ? Perdrais-je du temps ? Et puis ..... Et puis ..... je suis la meuf qui danse seule dans l'existence ou reste accoudée au bar en regardant tranquillement ceux qui y arrivent. Ça, je sais faire ...... Je déguste ma solitude."

(Écrits : Sabrina De L. - 2018)

 

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Jag har förlorat min själ ...........

Publié le par Sabrina De L.

Je ne saurais vous dire pourquoi j'en suis arrivée là. J'ai sûrement cherché ma condition. Plus rien à perdre ou tellement mal que finalement l'enfer était le bienvenu. Être vampire n'a pas vraiment été un choix, mais devenir un démon : SI ! Mon âme vampirique !! Mon âme vampirique ….. si vous saviez comme elle hurlait. Elle hurlait tant que mon cœur en saignait. Et puis, je l'ai croisé. Il avait entendu ma plainte. Il s'est comporté comme un gentleman, c'est d'ailleurs à cela qu'on le reconnaît. Il est bienveillant, doux, attentionné. Il vous attendrit comme on attendrit un bon morceau de viande. Il vous écoute, compatit, vous plaint même ! Puis, je l'ai reconnu. Ses yeux, tels deux tourmalines noires. Quelle contradiction, j'utilise la tourmaline pour vous décrire la couleur des yeux du Diable ! Cette pierre si profondément ancrée à la terre et qui libère des emprises du mal, était celle qui définissait le regard de mon interlocuteur. Je ne luttais pas, je m'offrais.

  • Tu ne m'intéresses pas quand tu t'offres ainsi. Il n'y a pas de jeu, il n'y a pas de challenge. Tu acceptes ton destin tel un mouton de bonne confession. Tu es pitoyable !

  • Je voulais danser. Tu comprends cela ? Je voulais emmener quelqu'un dans ce tourbillon. Je voulais avoir un partenaire qui n'a pas peur de se lancer…. et l'amour ? Comment y croire quand tout ce qui t'es offert, ne sont que mensonges, tromperies et malhonnêteté. Pitoyable, moi ? Ça l'est, lorsque tu en viens à expliquer un concept à celui qui l'a inventé !

  • Pauvre ignorante ! Cesse de te victimiser !! Crois-tu que j'ai toujours été un cœur noir ? Le crois-tu ? Je te pensais beaucoup moins Manichéenne dans ta pensée. Triste monde !

Il me proposait une partie de Poker. Si je gagnais, il m'aidait à trouver une âme, une véritable âme qui m'aimerait, celle dont je rêve depuis toujours. Si je perdais, mon âme serait sienne à jamais, je lui appartiendrai pour l'éternité. Je changeais la donne. J'en avais marre d'avoir mal. Le pacte était comme suit : si je gagnais, je ne ressentirai plus la douleur que l'amour engendre et je n'éprouverai plus ce sentiment et si je perdais, je lui offrais mon âme avec plaisir.

J'ai joué au poker avec le Diable …............

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Glöm aldrig vem jag är !! ............

Publié le par Sabrina De L.

L'avantage qu'offrait ce manoir était que nous y étions à l'abri du soleil. Les conversations se prolongèrent donc, jusque tard dans la journée. Seule Søren pouvait assurément partir, en ce qui concernait les autres invités, Håkan leur avait proposé de les héberger pour la journée. Je regagnais ma propre chambre lorsque je fus suivie par Søren. Elle entrait dans cette dernière alors que je ne l'avais guère invitée. Elle ferait à coup sûr une très mauvaise vampire, pensais-je !

  • Je ne te dérange pas trop ?

Tout en refermant la porte derrière elle, délicatement, elle se retournait de la même manière.

  • Ne m'en veux pas ….. je … j'ai ressenti quelque chose en toi …. Tu caches un lourd secret, n'est-ce pas ?

  • Mais tu me considères vraiment comme une abrutie ?! Tu crois que je ne les connais pas les trucs typiques des manipulations de ceux qui se font appeler « médium » ?

Je la sentis vexée. Un léger silence s'installa entre nous, j'allais le briser en lui demandant de sortir, quand son regard devint vide et à la fois perçant :

  • « J'hésitais entre te ramener le petit-déjeuner au lit ou te faire l'amour. J'ai tranché ». (pause) Il me dit que cela va forcément te parler.

Mon cœur mort, ma respiration qui n'existait plus, à ce moment précis, je sentais quelque chose se briser en moi. Elle venait de me dire une phrase, LA phrase, celle avec laquelle, il m'avait conquise, étonnée, épatée, dont j'étais la seule à connaître le contenu, puisqu'il me l'avait sortie un soir où nous n'étions que tous les deux.... lui, lui qui me manquait tant. Elle venait de me répéter ses mots, à la virgule près. Je m'approchais d'elle d'un mouvement rapide, je l'attrapais par le cou, j'étais en rage. Mes crocs étaient à quelques centimètres de son visage :

  • Donne moi une seule bonne raison pour ne pas te tuer !! Qui ?? Qui te permet de me parler de lui ? Qui ?

  • (ayant du mal à respirer) Lâche moi, je t'en prie ! Il est là …. Lâche moi, il est là !!!

Je serrais un peu plus mon étreinte. Elle continuait de me demander de la lâcher, elle commençait à suffoquer. La porte s'ouvrit d'une façon brusque. C'était Håkan, il attrapait mon poignet, me forçant à desserrer mon étreinte et me projetait si fort que je me cognais le derrière de la tête sur un des rebords du lit.

  • Mais qu'est-ce qu'il te prend ?? Tu es devenue maboule ??

  • SORTEZ !! SORTEZ !!

Il demanda à Søren de quitter la chambre, puis, il me rejoignit pour me relever un peu. Mon visage était couvert de larmes de sang. Elle avait brisé quelque chose en moi. Il essayait de me mettre droite, j'étais à demi-affalée, inerte. Il me prit dans ses bras. Je repoussais son étreinte et je me relevais d'un bond.

  • Pourquoi ? Explique moi juste pourquoi tu as invité une médium et …. Stieg, Ian …. et l'autre là ? Celui qui a passé sa soirée a être aussi agréable que toi !!

  • Gabriel, il s'appelle Gabriel !!

  • Je me moque qu'il s'appelle Gabriel ou Lucifer !! Je demande, POURQUOI ??

Il était assis par terre, appuyé contre le lit. Il tapota le plancher de sa main droite, me faisant signe de le rejoindre et de m'asseoir.

  • Me gonfle pas Håkan. Réponds !!!

  • Ne pense pas que je sois toujours manipulateur, Sabrina. Je peux aider aussi. Je sais qu'il te manque et je sais que tu ne l'as toujours pas accepté !

  • Mais qu'est-ce que cela peut vous foutre à tous ? D'autant plus que si ça se trouve tu es aussi coupable que n'importe qui d'autre dans cette histoire !!

  • (se relevant et frottant son pantalon) Ne dis pas n'importe quoi, je te prie !

La porte s'ouvrait, Gabriel se tenait droit derrière elle. Il prit une pause très « m'as-tu-vu » en tenant les deux montants de l'encadrement de cette dernière et avec un sourire sadique, me regarda en premier, puis s'arrêta sur Håkan :

  • Bon, quand l'hystérique aura fini de chialer comme une merde, on pourra enfin lui expliquer le tout. Excuse moi cher Marquis de Litenberg, mais ta manière douce, ta façon de « faisons cela de façon réfléchie, elle n'aime guère être bousculée », j'ai l'impression que tu la connais aussi bien qu'un pingouin connaît le désert ! (revenant sur moi). Je suis Gabriel Kierkegaarf et je ne m'appelle pas « l'autre » d'une part, d'autre part, mon créateur est Eli, et tout comme toi, j'ai quelques trucs à régler avec lui. Alors maintenant, soit tu te calmes et on s'entraide ou alors tu continues ta dépression de merde, et je t'amène moi-même sous les rayons du soleil pour abréger tes souffrances ! Et si tu oses encore une seule fois maltraiter Søren parce que tu ne sais pas contrôler tes émotions alors que nous voulons juste t'apporter un peu de douceur et te montrer que ce putain de monde, enfer ou pas, n'est pas limité, je t'arrache le cœur et je le bouffe !! Compris ?

Je le regardais bouche-bée et la seule réponse que j'eus à lui apporter, fut :

  • Dégagez tous les deux ! N'oubliez jamais qui je suis ! JA-MAIS !!

Publié dans L'histoire .......

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De vet hur jag tänker !! .............

Publié le par Sabrina De L.

Alors que nous valsions, j'ouvrais de nouveaux les yeux et je le regardais. Cette pourriture de vampire était splendide. Il était si viril et à la fois si gracieux, charmant et d'une beauté incomparable. J'avais tout à coup envie de lui, sur le champ, je l'imaginais me déchirer la robe. N'allez pas vous imaginer que j'avais des sentiments pour lui, je sais ce qu'est en avoir et en l'occurrence, je n'éprouvais qu'un désir sexuel pour Håkan. Il se penchait vers mon oreille tout en continuant de valser.

  • T'arracher cette robe n'est pas une parfaite idée. Un fantasme soit, mais une abominable idée, c'est un travail d'orfèvre que tu portes....... J'aurais une préférence pour voir si le baldaquin de la seconde chambre d'amis résiste à certaines secousses, en remplacement, pour combler ton envie !

Il relevait la tête pour reprendre une posture qui se prêtait à notre valse, me fit un clin d’œil accompagné d'un sourire discret lorsque nous fûmes interrompus par les invités entrants. Il me lâchait sans délicatesse et se dirigeait vers le petit groupe. Je reconnus parmi les invités, Ian et puis Stieg ! J'étais interloquée. Je ne pensais pas le revoir un jour, surtout accompagné de Ian. Je me dirigeais à mon tour vers eux et je leur fis un signe de tête discret. Håkan prit la parole :

  • Ma chère Sabrina, il est inutile de te présenter Ian, ainsi que ce cher Dr Johansson. (puis, il me montrait les deux autres personnes) et voici Søren Moravia qui est médium, longue histoire, je ne crois absolument pas à ses manigances (il lui fit le baise-main) et enfin, le dernier mais pas des moindres, un très vieil ami Gabriel Kierkegaarf. Vampire qui, disons, pour ne pas noircir son curriculum vitae, est du même acabit que le mien !

  • Ok, je vois …. Enchantée donc, pour ceux que je connais et ceux que je découvre.

La table était dressée pour six personnes alors que seule la médium se délectait de foie gras et autres mets délicats et coûteux. Parfois, le fait de manger me manquait. Je pouvais me souvenir de chaque goût des aliments que je préférais. Nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres et au cours de la soirée la conversation devint plus personnelle.

  • Moi : Je suis heureuse de te revoir Stieg. Je pensais qu'il était impensable que tu puisses parler de nouveau à Ian, connaissant ta répugnance pour les vampires. Mais sa vie, enfin, nous l'avons sauvé.

  • Stieg : A ce propos, je voulais te dire que j'étais vraiment désolée pour ce qui t'es arrivée.

  • Ian : (se penchant vers Stieg – lui touchant le bras) Je serais toi, je ferais impasse sur ce sujet, sinon, elle va partir en couilles sévère.

  • Moi : (ayant entendu ce que Ian disait ) Tais toi, tu veux ! (Regardant Stieg) Je te remercie, mais je ne préfère pas m'étaler sur le sujet.

  • Søren : Quelqu'un est mort ?

  • Gabriel : (regardant Søren) Je pense sans vouloir m'avancer qu'effectivement, si elle ne veut pas parler du sujet et si le Dr Johansson est navré de ce qu'il lui est arrivé, de conclure, sans être sorti des grandes écoles, qu'il doit y avoir un macchabée pas loin. Cependant, si tu étais attentive, tu aurais écouté et souligné ce point. (se retournant vers Håkan) Effectivement, tu as raison de douter de ses capacités, déjà sans utiliser son pouvoir, elle est quand même très ….... demeurée !

  • Søren : (riant et regardant Gabriel) Tu es toujours aussi agréable, mon cher Kierkegaarf !

Les paroles d'introduction d'Håkan concernant ce cher Gabriel me restait en tête : « Vampire qui, disons, pour ne pas noircir son curriculum vitae, est du même acabit que le mien ! ». Je concluais donc que j'étais entourée de deux pourritures pour le prix d'une.

  • Gabriel : Oui, sauf que moi, tu n'es absolument pas mon style ma chérie.

  • Moi : Ce que je remarque c'est votre passion, en tout cas, celle de pénétrer mon esprit et d'y lire mes pensées. (me retournant vers Håkan).... Il y a un trou normand prévu dans ton diner ? J'aimerai voir le baldaquin de la chambre d'amis ! Quitte à me faire pénétrer par autrui autant que je sois consentante, non ?

  • Håkan : (légèrement saisi que je sois aussi peu courtoise) Pas que je sache, ma chère.

  • Moi : Dommage …....

Publié dans L'histoire .......

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Kan jag få den här dansen ?

Publié le par Sabrina De L.

Je descendais vers la grande salle à manger à l'heure qui m'avait été imposée. J'aime énormément la ponctualité. J'avais l'impression de venir d'une autre époque, habillée de cette manière. Ce que je comprenais moins était le fait que l'énorme table qui dominait la pièce était dressée : couverts en argent, verres de cristal, porcelaine fine. Tout était prêt comme pour une énorme réception. Au plus loin que je me souvienne, Håkan recevait peu. C'était un vampire assez retiré de ses semblables pour tout vous dire. Il ne les approchaient que pour les utiliser ou leur réserver une petite trahison dont il était passé maître en la matière. Je ne saisissais pas vraiment, tout était préparé comme si nous étions humains. J'essayais de comprendre le scénario possible qui s'offrait à moi et il profitait de mes réflexions personnelles pour se poster derrière moi sans que je m'en rende compte.

  • Je hais simplement l'asymétrie, n'imagine pas que cela va pulluler d'humains.

  • Encore dans mes pensées !!! Je n'imagine rien, Håkan. Je ne sais jamais vraiment où tu veux en venir. C'est tout !

Je me retournais pour voir mon hôte. Il était habillé de noir, un très élégant costume noir. Sa veste était ouverte sur un petit gilet qui laissait apparaître une montre à gousset. Sa chemise était d'un bleu ciel très doux, ce qui permettait de donner une touche de légèreté à ce côté très sombre. Il se tenait toujours droit comme un « I ».

  • Tu es très belle, Sabrina.

Il me déposait un léger baiser dans le cou. Eugénie se tenait dans un coin. Il lui fit un geste de la main. Elle quitta la pièce pour revenir quelques minutes après avec deux coupes de sang frais qu'elle nous offrit. Mon instinct vampirique prit le dessus, mes crocs frétillaient, mes pupilles se rétractaient. Je trinquais délicatement avec mon hôte et me délectais de ce nectar. Une pure jouissance. Vous ne pouvez pas comprendre, vous n'êtes pas vampire. Je voulais continuer mon interrogatoire, tout en ayant un orgasme gustatif.

  • Alors, dis moi ? Pourquoi des couverts ? Tu comptes inviter des humains que nous pourrions torturer et vider de leur sang ?

  • (Il sourit de son rictus habituel). Tu n'es pas loin de la vérité.

  • (Je le regardais, saisie et quelque peu effrayée) Tu …. tu es sérieux ?

  • (Il levait les yeux au ciel) Ce qu'il est aisé de te faire marcher !! Me crois-tu aussi bête pour tuer des gens chez moi ? Je te l'ai dit, je n'aime pas les choses asymétriques … il y a plus d'assiettes sur cette table que d'humains présents ce soir …. tu verras ….

Il frappa deux fois dans ses mains, une valse se mit à jouer, il me présenta sa main :

  • En attendant nos invités, m'accordes-tu cette danse ?

Tout en lui faisant la révérence, j'acceptais son invitation avec plaisir. Je sentais sa main gauche se poser sur ma taille et son autre main tenir délicatement la mienne. Nous nous mîmes à tournoyer. Je me sentais grisée, belle. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas été aussi légère. Il glissait son visage près du mien et murmura :

  • Et je peux être encore plus que cela .........

Je ne prêtais guère attention à son message, je fermais les yeux et me laisser entraîner dans cette danse, je voulais juste me nourrir de ce moment ...............

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Mina Scenarier ...........

Publié le par Sabrina De L.

[....] Regarde moi, juste quelques instants,

Que tu ressentes le besoin de ma présence,

Que je suis celle qui t'aime et qui t'attend,

Et qui se meurt chaque jour de ton absence.

Extrait poème : Sabrina De L. - "Mes scénarios" - Février 2018

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Hun har gett mig mycket att tänka på ......

Publié le par Sabrina De L.

J'hésitais réellement entre me barrer en douce ou enfiler cette robe et comprendre pourquoi il tenait absolument à ma présence ce soir. La curiosité n'était pas un de mes principaux défauts, je devenais curieuse à partir du moment où l'on m'offrait matière à l'être ! Vous saisissez ? Comme pour la "reproduction colorée", j'étais gênée d'être "tombée dessus" mais mon intention n'était pas de lui poser de questions, non ! J'avais juste eu peur qu'il puisse penser que j'avais fouillé ! Là était mon souci réel. Mais lorsqu'il m'a dit "Nora .... tuée", sincèrement ? Même vous, vous n'auriez pas voulu savoir "Pourquoi ?" Le sujet est entamé, les détails sont distillés, vouloir en savoir plus, est-ce là de la curiosité ? Bon, alors j'admets que le hasard fait bien les choses, même si je ne crois pas à ce dernier ! Non, il n'y a pas de hasard dans la vie ! JA-MAIS ! Tout est programmé, tout s'imbrique, tout se construit autour d'un noyau, tout est là pour vous rappeler aux bons souvenirs de ce ou ceux que vous avez croisé(s) un jour, par "hasard" et que vous retrouvez quelques temps après, ces indices parsemés insipides qui s'avèrent être parfois de vrais pièges à cons !! Je vous promets que j'en suis la preuve vivante ! Pensez-vous que lors de ma vie humaine, j'ai pu croiser autant de pièges contenant autant d'abrutis pour rien ?? Certainement pas..... Cela m'avait d'ailleurs poussé à suivre des études de synergologie. J'avais longuement hésité entre cela et la psychiatrie. La synergologie a eu ma préférence. J'aime cette manière de lire quelqu'un en me basant sur sa communication non-verbale. C'est tellement amusant ! Du coup, par la suite, et encore souvent maintenant, j'arrive à déceler si l'on se joue de moi ou pas .... enfin, surtout avec les humains. Les vampires sont réputés pour être de marbre, sans émotion visible, je galère un peu plus avec ces derniers, je l'admets. Saviez vous, par exemple que lorsque vous parlez à quelqu'un, si ce dernier se lisse le sourcil, droite ou gauche, en commençant de la base vers l'extérieur, il indique clairement qu'il se régale de ce qu'il voit ? C'est extrêmement plaisant d'observer l'autre et pouvoir ressentir si son assurance est feinte ou s'il ment, ou que sais-je ?! Et pourquoi me direz-vous ? Et bien à force de rencontrer des personnes perfides, on a envie de les reconnaître aux premiers abords, aux alentours, au mètre près, et puis si l'envie vous en prend, de jouer un peu ..... Ce n'est pas le hasard qui m'a poussé à cela, c'est cette fâcheuse répétition de tomber plus que de coutumes sur des abruti(e)s. Et cela peut s'étaler à beaucoup de choses, le hasard n'existe pas, tout à une raison !!! Mais revenons à nos gousses .....

Finalement, j'enfilais la robe. Eugénie était venue m'aider à lacer le corset. Je me tenais à l'un des montants du baldaquin pour lui permettre de serrer les cordons de ce dernier au maximum.

  • On se croirait dans une autre époque n'est-ce pas, Eugénie ?
  • Oui, Madame !
  • J'aurais aimé connaître cela, je l'avoue. Vois-tu cette robe comme elle est sublime ? Cette finition, ce raffiné ! Je me balade en ville avec un truc pareil à notre époque, on me traiterait assurément d'allumée !!
  •  Les époques ne sont pas comparables, Madame.
  • Oui, tu as raison.

Elle terminait le laçage. Ma poitrine était remonté d'un cran, je me sentais si femme. J'étais une princesse. Je me tournais vers Eugénie, faisant virevolter la soie de la traine. Le psyché qui trônait dans un coin de la chambre me renvoyait une image que j'aimais follement. Une des broderies de la robe était hirsute, j'essayais de lui enlever son volume, vous savez, comme les frisottis des cheveux sous un temps humide. Eugénie me regardait avec un grand sourire, elle avait les yeux qui pétillaient.

  • Vous n'en viendrez pas à bout, Madame. C'est un défaut de fabrication. Cela a toujours posé problème. Ce n'est pas tellement visible. Mais je vois que vous avez le souci du détail. Elle vous va à merveille !

Je me figeais doucement. Je regardais Eugénie avec un sourire discret.

  • Toujours posé problème, tu dis ? Elle a été portée récemment ?
  • (enjouée) Oh non ! Il y a bien longtemps que je ne l'avais sortie !

Je plissais les yeux. J'essayais d'évaluer l'âge qu'elle pouvait avoir. Une trentaine, je ne l'imaginais pas plus vieille.

  • Qu'est ce que tu entends par "bien longtemps", Eugénie ? Tu n'es pas une vielle servante rabougrie ! Les époques ne sont pas comparables, mais la notion du temps, si !

Elle baissa la tête et commençait à se caressait le front avec les doigts de la main droite. Je comprenais qu'elle était gênée. J'eus un doute, tout à coup.

  • Il faut que je vous laisse, Madame. Vous n'avez visiblement pas besoin de mon aide pour vous admirer.

Je la regardais partir. Mon doute était toujours là, elle avait éveillé en moi une envie de savoir, parce qu'elle m'avait offert matière à réfléchir ......................

Publié dans L'histoire .......

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