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Värför finns det smärta ?

Publié le par Sabrina De L.

Il n’est rien de plus horrible d’avoir tant d’amour à distribuer et si peu de personnes qui en connaissent la valeur. D’être un moment de joie dans la vie de l’autre sans jamais franchir le niveau d’importance. « Un vent de fraicheur », « Un sourire agréable », « Une joyeuse présence » mais jamais « un amour unique et dévorant ». Je suis un clown triste, je suis un vampire solitaire. Je n’ai pris de valeur dans le cœur de personne. Je suis juste ce petit quelque chose d’agréable, ce bonbon sucré qui laisse une saveur exquise mais que l’on oublie après l’avoir terminé.

Je me bats seule, je me réjouis seule et je pleure seule.

Diable merci, ma solitude est ma meilleure amie mais elle ne cause pas beaucoup. Je me suis habituée à elle comme on s’habitue aux coups, comme on s’habitue aux blessures, comme on finit par s’habituer de tout. Je la connais comme personne et elle me connait bien aussi. Elle hurle en silence tout comme je pleure sous la pluie.

Je rêve d’un amour qui me fasse vibrer, je rêve de sentir mon cœur épris. Je rêve d’être importante, pas indispensable mais juste me sentir exister dans le cœur de l’autre, savoir que quelque part dans cet organe il y a une petite case qui porte mon nom, un p’tit endroit où je suis protégée, en sécurité, où je peux fermer les yeux en toute tranquillité. Où les battements berceraient mon âme jusqu’à ce qu’elle s’apaise.

Dans une autre vie, me souffle mon âme damnée … dans une autre vie …

Mais laquelle ? J’ai vécu tant d’existences avant de devenir vampire. Et de chaque, ne me reste que la mémoire d’un cœur meurtri. Je crève d’amour depuis des jours et des nuits.

Je suis damnée, je ne peux demander quoi que ce soit aux cieux mais je suis prête à m’offrir au soleil, si juste l’espace de quelques années, quelques mois, quelques heures, je sens couler dans mes veines l’écho de l’amour que je peux donner à celui que je veux désirer.

Je n’ai peur de rien en ce bas monde, l’enfer est mon oxygène mais rien ne m’a jamais fait tant souffrir que ce sentiment : l’amour, surtout quand celui-ci n’est pas chéri.

(Extrait du journal vampirique - un soir où l'amour faisait cruellement défaut)

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