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Låt showen börja !!!!

Publié le par Sabrina De L.

J'avais écouté tout ce que ce fameux Egyn, enfin Hay, avait à me proposer. Le mec (façon de parler) ne se brossait pas les ailes, les cornes (rayez la mention inutile) avec un peigne en plastique, voyez ! Les clauses du contrat, à brûle-pourpoint, ne m'apparaissaient avantageuses que pour lui dans un premier temps et dans un deuxième temps, il fallait que j'aille chez Håkan me perdre dans sa superbe bibliothèque. L'expert en théologie qu'il était, aurait sûrement un peu plus de détails à me fournir sur une éventuelle collaboration démoniaque. Egyn !! Jamais entendu parler de ce démon là. Mais que leur est-il passé par la tête ? Depuis quand se liait-on avec un démon ? Surtout qu'avec leur connerie, j'avais bénéficié du « menu spécial » et l'absorption de son sang faisait que je m'étais plus ou moins liée à lui. Les premières sensations étaient agréables, j'en conviens, mais les céphalées à répétition et l'explosion des vaisseaux oculaires étaient loin de me plaire. Je n'avais pas réellement besoin d'être experte en séduction de par mon physique envers qui que ce soit, mais l'énergie d'un poulpe mort était loin d'être ma tasse de thé !

Hay n'avait donc pris aucun ombrage à ce que je le laisse pour réfléchir à sa proposition et la première nuit venue, je me dirigeais vers le manoir. Chose facilement déductible, lorsque Eugenie ouvrit la porte massive du lieu, elle eut un mouvement de recul, tout comme avaient pu l'avoir Stieg et Søren, à ma vision. J'en conclus que les vaisseaux de mes globes oculaires s'étaient fait la malle pour un autre monde, où ils étaient respectés à leur juste valeur. Je souris pour donner le change et j'entrais dans les lieux.

  • Il faut que je vois Håkan. Dis moi qu'il est là, s'il te plait Eugénie !!

  • M. Le Marquis est dans ses appartements.

Je lui donnais une petite tape sur l'épaule et je grimpais à l'étage par les imposants escaliers qui dominaient l'entrée. Je pénétrais sans frapper dans son fameux boudoir , dans lequel ma dernière crise d'hystérie avait détruit un magnifique fauteuil « cabriolet » qu'il avait remplacé à première vue par un fauteuil d'apparat aux accoudoirs magnifiquement sculptés mais d'une laideur sans pareille. Je me disais qu'il aurait pu facilement faire la nique à mon miroir soleil. Il était en train de lire, la jambe droite croisée sur la jambe gauche et portait un monocle à l’œil droit. Sûrement une habitude de son ancienne vie humaine. Je trouvais cela étrange qu'au fil du temps, après avoir traversé autant de siècles, l'on puisse garder un côté ancien dans l'attitude de tous les jours, d'autant plus que notre condition vampirique améliorait considérablement nos sens. Ce serait comme offrir une paire de lunettes infrarouges à une chauve-souris, pour schématiser. Il levait les yeux vers moi.

  • Et bien ! En voici des manières. Frapper au préalable t'aurait-il coûter quelques phalanges ?

  • Oh arrête avec tes manières Håkan !! Tu t'attendais à ce que je vienne après la rencontre de Hay … enfin Egyn ! Fatalement !! Donc, j'écoute .... pourquoi ?

Il me fixa surpris, comme si je lui parlais en message codé.

  • Hay ? Egyn ? Tu peux me donner plus de détails, j'ai l'impression d'avoir dormi des siècles.

  • Je confirme, vu le lorgnon, je ne vais pas te contredire !

Son air interloqué me démontra qu'il n'était absolument pas au courant de l'intrusion d'un démon parmi nous. D'autant plus qu'il me confirmait une alliance entre Stieg, Søren, Gabriel et Ian pour piéger Eli, mais de personne d'autre. Il conclut donc que ses alliés avaient pris une aisance dont il ignorait l'existence.

  • Egyn, dis tu ? Le nom m'est familier …. Je crains qu'il ne faille fouiller dans mes archives.

  • J'étais surtout à douze mille lieux d'imaginer qu'un mec qui boit autant d'eau soit un démon !! Truc de fou !! J'le pensais sorcier ….

  • De l'eau ? …. (il réfléchit longuement). Bordel !! Mais quelle bande de crétins demeurés !! …. Viens avec moi.

Publié dans L'histoire .......

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Likväl är han död !!!

Publié le par Sabrina De L.

Je mis plusieurs heures à retrouver mes esprits. Le sang coulant dans mes veines m'avait apaisée mais en aucun cas ne m'avait rendue mes forces. Hay ne m'avait pas attachée de nouveau, j'étais allongée dans ce divan, encore et toujours. Je tournais la tête et je le vis en train de s'abreuver d'eau. Il me souriait légèrement. Je tentais de m'asseoir. Je passais la langue contre mes canines qui avaient encore le goût de son sang.

  • Qui es-tu ?

  • Hay Haden !

  • (je soufflais et levais les yeux au ciel) Allons nous jouer encore longtemps comme ça ? Qui es-tu ?

Il posa son verre d'eau et vint vers moi. Il me prit la tête dans les mains. Je recommençais à faillir, mes yeux se fermèrent contre mon gré et tout à coup, je me retrouvais dans un autre endroit. J'étais dans une grande pièce au style très chic mais à la fois très épuré. Une cheminée de marbre noir volait la vedette à la décoration alentour, le reste de la pièce était dans les tons très beige. Des meubles simples mais imposants. Cela me rappelait fortement ce que j'avais déjà connu, il y a quelques temps …. mois …. années ? Je faisais le tour de l'endroit en effleurant du bout des doigts tous ces meubles. Cela sentait bon la vanille de Madagascar.

  • Bonjour toi !

Je connaissais cette voix, elle avait bercé mes nuits. Je crus à une hallucination auditive. Je me retournais et pourtant …... il se tenait là, devant moi. Mon cœur, mon cœur battait si fort que j'ai cru l'espace d'un instant qu'il allait s'arracher de ma poitrine. Les larmes se mirent à couler. Je courus vers lui et je me blottis dans ses bras. Cette peau m'avait tant manquée. Tout en gardant mon visage contre son cœur, je laissais mes mains parcourir son être. La sensation de cette bouche si joliment dessinée, puis sa chevelure bouclée dans laquelle j'y perdais mes doigts, mes mains, lorsque j'étais dans ses bras. Ces fameux bras, cette proportion si savamment dosée qu'était son corps. Je me défis de son étreinte, je voulais le regarder. Je murmurais des « mon tendre amour » tout en continuant de le regarder en pleurant. Il était beau, il me souriait. Son regard « noisette » me scrutait avec bienveillance. Puis, je me sentis happée par l'arrière, je recommençais à faillir et en moins de temps qu'il ne le fallait, je me retrouvais dans ce fameux divan chez Hay. Il reprenait sa place initiale, me faisant face, tenant son verre qui contenait de l'eau.

  • Je suis Hay Haden, chez les humains …. Sinon, je suis Egyn. Je ne suis pas vampire et encore moins sorcier !

  • Mais alors qui es-tu ?

  • Je suis un démon..... (il posa son verre). Tes amis m'ont sollicité pour que je te vienne en aide. Tu as un compte à régler, n'est-ce pas ? Mais votre code vampirique vous empêche de pouvoir procéder de la manière qui vous conviendrait le mieux. Cependant, ledit code a été bafoué, me trompe-je ?

  • ….........

  • Moyennant un deal, je peux t'aider.

  • J'ai cru comprendre que le deal avait déjà été passé.

  • Allons, allons !! Je suis un démon, pas un marchand de tapis. Crois-tu que je me contenterai de la dépouille d'Eli et de son âme ?

  • Tu as donc été appelé pour Eli …... Quel est donc ton plan ?

  • Si tu me permets de t'expliquer les grosses clauses du contrat, je pense que nous pourrions faire affaire tous les deux et y trouver notre compte..... Laisses moi te convaincre …...

Publié dans L'histoire .......

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Nej, jag vet inte vem han är !

Publié le par Sabrina De L.

Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais assise à même le sol et mes mains étaient liées dans mon dos, attachées à une grosse poutre qui traversait la pièce centrale. L'intérieur de cet endroit était assez sombre. Je ne me sentais absolument pas bien. Depuis que j'étais devenue vampire, je n'avais jamais éprouvé un aussi grand malaise. J'essayais de libérer mes poignets de leur attache, en vain. Je manquais cruellement d'énergie.

  • Ne perds pas de temps, tu n'es pas assez puissante pour ça !

Hay se tenait devant moi. Il était habillé d'une veste noire à col montant dont les boutonnières étaient décalées sur la gauche. Son vernis était noir, ses cheveux détachés. Il portait un pantalon noir très près du corps et d'énormes chaussures noires à boucles métalliques, elles me rappelaient étrangement la marque New Rock. J'essayais toujours de libérer mes poignets. Ma force était quasi inexistante, j'avais l'impression de mourir doucement. Je tentais de le fixer pour soutenir son regard, mais même là, mes forces ne me suivaient pas. Il s'accroupit et avança son visage vers le mien.

  • La sensation est étrange n'est-ce pas ?

J'étais comme groggy. Je ne savais pas quoi lui rétorquer.

  • Qui es-tu ?

Il repoussait la mèche qui retombait sur mon visage et caressa ma joue.

  • Quelqu'un qui te veut du bien.

Je sentais une pointe d'ironie et de dédain dans cette dernière phrase.

  • Pourquoi je suis si mal ?

  • Le sang ! Tout simplement. Tu es en train de vivre un état de manque.

Ma tête retombait vers mon torse, je n'avais plus de force. Je chuchotais :

  • De manque ? Manque de quoi ?

Même si je devais admettre que je n'avais jamais goûté un sang aussi onctueux que le sien. Je ne comprenais pas pourquoi ce dernier particulièrement, me rendait malade. Il posa la main sur mon front et je sentis une sensation de froid me parcourir tout le corps et il m'était impossible de bouger. Par pur réflexe, je relevais la tête vers lui, mais je ne pus faire plus que cela. Il me détachait sans que je ne puisse lui opposer la moindre résistance ou la moindre envie de lui sauter au cou. J'étais paralysée. Il me portait jusqu'à l'énorme canapé noir qui comblait la pièce. Il passa ses cheveux d'un mouvement de main derrière la nuque sur son épaule gauche, se pencha vers moi, approcha son cou de mes lèvres et me dit :

  • Croque !

J'en avais tant rêvé que je ne me fis pas prier. Mes crocs s'enfoncèrent doucement, aidés de sa main derrière ma nuque pour atteindre sa carotide. J'aspirais lentement ce doux nectar. J'étais en extase et j'entendais ses râles et sa respiration rapide. J'avais l'impression que nous ne faisions qu'un par cet échange. Je me délectais doucement. Puis, quelques minutes plus tard, il s'arracha de mes crocs si fort qu'un morceau de sa chair pendouillait sur une de mes canines. J'avais la bouche empli de sang. Il se pencha vers cette dernière et m'embrassa à pleine bouche, récupérant par coups de langue ce qui lui appartenait. Je trouvais ça très sensuel et à la fois affreusement gore. Petit à petit, mes forces me revenaient. Mais j'étais si bien, si repue, que je ne cherchais même pas à lui faire mal ni à me venger....

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Jag levde utan hjärta .......

Publié le par Sabrina De L.

Je vivais sans cœur, tu vivais sans flamme,

Incomplets, mais faits pour un sort plus beau ;

Tu pris de mes sens, je pris de ton âme,

Et tous deux ainsi nous nous partageâmes :

Mais c’est toi qui fis le meilleur cadeau ! [....]

Et j’aime tes bras… tes bras mieux qu’une aile ;

Car une aile, hélas ! sert à nous quitter :

L’ange ailé s’en va, lorsque Dieu l’appelle…

Tandis que des bras servent à rester !

Jules Barbey d'Aurevilly - "Je vivais sans coeur".

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Må bästa man vinna !!!

Publié le par Sabrina De L.

Nous nous faisions face quand Gabriel entra au « Le Diable bleu ». Il courut en ma direction. Il me saisit par un bras et d'un geste sauvage me retournait violemment. Je n'eus pas le temps de comprendre ce qu'il se passait. Toute surprise de me retrouver face à lui  me tenant par les bras, j'entendais derrière moi Hay qui s'exclamait d'une voix douce et mielleuse :

  • Gaaaaaab !! Ravi de te voir mon ami !

Gabriel lui répondit un « salut » à la sauvette sans vraiment le regarder. Il était concentré sur moi. Il me parlait tout bas et paraissait quelque peu stressé.

  • Qu'est ce que tu fous, Sab'?

Je ne pouvais garder mon calme et lui répondis moins discrètement que lui.

  • Ce que je fous ? Tu me demandes ce que je fous ? T'es sérieux ? .... Je vais tuer ce connard qui glousse comme un abruti derrière !!

Il me pressait les bras encore plus fort et me forçait à me concentrer sur son visage.

  • Arrête !! Joue pas à ça ….. tu vas perdre ! Viens, on s'en va.

Essayant de m'arracher de son étreinte, je me débattais pour rester en place. Je ne voulais pas en découdre.

  • Mais t'es malade ? Me barrer ? Mais je vais lui démonter la tête, tu m'entends ? Personne ne me met MOI, SABRINA D. L., dans une poubelle, tu m'entends ?

  • Recommence pas à jouer ta Sarah Bernhardt ! Si je te dis qu'on se barre, on se barre …

  • NON ! Je ne me barrerai pas, comme tu dis ! Je vais le vider de son sang et cette fois, sans qu'il m'y invite !!

Le visage de Gabriel venait de changer, son expression était paniquée. Il se retournait vers Hay,  interrogatif, tout en continuant de me tenir, il lui dit :

  • Ton sang ? Tu lui as fait goûter ton sang ?

Hay regagna le divan, s'assit, reprit son verre et avant d'aspirer à la paille répondit :

  • Yep ! Affirmatif !!

  • Pourquoi t'as fait ça ?

Voulant rester dans cette échange que je ne comprenais pas. J'interrogeais Gabriel.

  • Il est où le problème ? Tu as le droit d'exclusivité ?

Gabriel me regardait droit dans les yeux à présent.

  • Je n'ai jamais goûté son sang ! JA-MAIS !

  • Mais tu m'as dit que …............

  • C'était le deal, putain !! C’ÉTAIT POUR LE DEAL !!!!

Ne comprenant plus rien à cet échange, ma tête commençait à me refaire mal.

  • Mais quel deal ? De quoi tu parles Gabriel ? Mais c'est quoi tous ces ...... ces ...... (je me sentais affreusement mal) ..... ces trucs ? .......

Ma tête me brûlait, mes yeux me brûlaient. Je sentais quelque chose de chaud couler le long de mes joues. Gabriel me lâcha les bras, il reculait. Il avait les yeux écarquillés, j'y lisais de la peur. Je portais les mains à mon visage, je touchais, c'était visqueux. Lorsque je regardais ces dernières, je m'aperçus qu'elles étaient immaculées de sang. Je tremblais. Je tournais la tête vers Hay. Toutes les autres personnes dans ce bar étaient comme dans un autre espace, ils ne s'apercevaient de rien. Le mur invisible n'était apparemment plus érigé entre nous car Hay s'approchait de moi. Il me gifla si fort que je sentis mes cervicales craquer. Je tombais à la renverse. Je me sentais faible, je perdais du sang par les yeux … j'étais allongée sur le sol et personne ne me voyait à part Hay et Gabriel. Je ne comprenais pas ce que j'étais en train de vivre. Mon cerveau me faisait mal et mon regard se posa sur Gabriel qui s'avançait et qui se penchait sur moi.

  • Sab ! Sab ! ..... réponds !!

Je vis Hay projeter Gabriel contre le mur, puis il s'approcha de moi, me souleva comme un vieux chiffon par le cou. Je n'arrivais pas à me débattre. Je ne me souviens que de son regard. Ses iris n'étaient plus noirs, ils étaient rouges.

  • Toi, tu viens avec moi .... j'pense que nous avons quelques trucs à régler.

Je ne réussis point à répondre. J'étais affreusement mal et tombais inconsciente ........

 

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Jag hatar solen ........

Publié le par Sabrina De L.

[...] Car je te hais, Soleil, oh ! oui, je te hais comme

L'impassible témoin des douleurs d'ici-bas...

Chose de feu, sans coeur, je te hais comme un homme !

L'être que nous aimons passe et tu ne meurs pas !

L'oeil bleu, le vrai soleil qui nous verse la vie,

Un jour perdra son feu, son azur, sa beauté,

Et tu l'éclaireras de ta lumière impie,

Insultant d'immortalité.

Et voilà, vieux Soleil, pourquoi mon coeur t'abhorre !

Voilà pourquoi je t'ai toujours haï, Soleil !

Pourquoi je dis, le soir, quand le jour s'évapore :

" Ah ! si c'était sa mort et non plus son sommeil ! "

Voilà pourquoi je dis, quand tu sors d'un ciel sombre :

" Bravo ! ses six mille ans l'ont enfin achevé !

L'oeil du cyclope a donc enfin trouvé dans l'ombre

La poutre qui l'aura crevé ! " [.....]

[...] Pour voir la bouche en feu par nos lèvres usée

Nous dire froidement : " C'est fini, laisse-moi ! "

Et s'éteindre l'amour qui, dans notre pensée,

Allumait un soleil plus éclatant que toi !

Pour voir errer parmi les spectres de la terre

Le spectre aimé qui semble et vivant et joyeux,

La nuit, la sombre nuit est encore trop claire...

Et je l'arracherais des cieux !

(Extraits poème "La haine du soleil" - Jules BARBEY D'AUREVILLY)

 

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Han är en arrogant skit ..... Helvete !

Publié le par Sabrina De L.

J'essayais malgré tout d'avancer. Mais, rien ! Impossible de franchir cette barrière invisible. Je le regardais, il ne bougeait aucunement. Il avait la tête penchée sur le côté et il souriait. Je finis par arrêter de m'échiner comme une malade devant une chose que je ne voyais pas et le pire, c'est que le monde autour de moi continuait de vivre comme si de rien n'était. Ça buvait, ça parlait, ça dansait sans être perturbé. «Ils ne voient pas ?», pensais-je.

Il se pencha en avant pour attraper son verre d'eau gazeuse avec paille qui était posé sur la table basse devant lui. Il souleva ce dernier, me regarda et dit un timide « Santé ! » toujours accompagné du même sourire. La rage montait en moi dans un crescendo violent et je ne pouvais toujours pas bouger.

  • Connard de sorcier !!

Il se mit à rire bruyamment puis stoppa aussi net.

  • Abrutie de vampire !

  • Arrête ton char, Merlin !! Vas-y ! Enlève moi ce putain de mur que je t'éclate la gueule dans une poubelle !

Il touchait sa paille du bout de l'index et tournait ce dernier au sommet de ce tube en plastique. Il la regardait en se passant la langue sur les lèvres avant de continuer.

  • Je vois que la croisière n'a pas plu à Madame !

Je respirais fort. Je n'arrivais pas à garder mon calme. Il était si nonchalant, si sûr de lui. Son assurance et son manque de peur me répugnaient et augmentaient ma colère.

  • Enlève ce putain de mur !!

Il tendit la main droite devant lui pour admirer ses ongles peints en noir. Puis, il tourna cette dernière et joignit son pouce à son annulaire pour que les deux ongles se touchent. Il leva le regard vers moi.

  • Tu me crois aussi fou ?

  • Fou, non ! Je pense que tu sais que je peux te détruire !!

  • (son rire puissant résonna de nouveau) MAIS ARRETE !! C'est vraiment une manie chez toi de te croire dotée d'une force surpuissante. Tu es si stupide ? Je ne comprends même pas comment l'on a pu t'offrir le don ténébreux. Je pensais que seuls les esprits uniques, intelligents ou spéciaux pouvaient l'obtenir. Il y a eu erreur à la distribution sanguine.

J'allais lui sortir une répartie dont j'avais le secret comme lorsque l'on me cherche un peu trop mais il s'approcha du mur invisible, se mit face à moi et me dit, tout en me regardant dans les yeux.

  • TA GUEULE ! Si tu l'ouvres encore, je te tue !

Ce putain de connard de « je ne sais pas quoi » venait de me menacer en me regardant droit dans les yeux avec un air toujours aussi assuré.  Je n’espérais qu'une chose : que ce mur disparaisse pour que je lui montre lequel de nous deux allait tuer l'autre !

 

Publié dans L'histoire .......

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