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Han tog min hemlighet till graven ........

Publié le par Sabrina De L.

Mon corps était marqué de symboles. Humaine ou vampire, j'avais toujours eu besoin d'inscrire sur mon épiderme ce que j'étais. Je me disais qu'il était probable qu'un jour je perde la mémoire ou que mon histoire me soit volée ou détournée. Je voulais me rassurer, alors ma méthode consistait à prendre exemple sur les tombeaux égyptiens. Tous ces hiéroglyphes, ces dessins qui rappelaient la grandeur du pharaon, son parcours, sa biographie. Le sarcophage de mon âme, n'est-il pas mon corps ? Je parsemais donc ce dernier de ce qu'était mon histoire ….... Il posa les yeux sur ma cuisse gauche.

  • Pourquoi est-elle enchaînée ?
  • C'est un démon, lui répondis-je, son âme est noire. Elle est liée à ses péchés, à son histoire. Elle ne peut pas faire machine arrière. C'est symbolique.
  • Mais elle pleure ?
  • Oui, des larmes de sang.... Elle est damnée ….. Les démons ne sont pas dénués de sentiments, tu sais ....
  • Pourquoi ?
  • Le sait-on vraiment ? Regarde sa puissance, ne t'arrête pas sur ses larmes ! Elle est forte même enchaînée. Regarde ses ailes comme elles sont grandes, ouvertes et si brillantes. Regarde là comme elle est vraiment ! Ne prends pas pitié. Elle délie ses poings quand elle veut..... La ruse est propre au démon, tu devrais le savoir.

Il approchait son regard de ma cuisse.

  • Elle a un tatouage sur la cuisse gauche elle aussi. Avec deux initiales ….. K …. H ??

Je gardais le silence. Il me regardait, attendant une réponse. Je le fixais le sourcil gauche relevé, amusée par tant de curiosité et je lui répondis :

  • Elle a une croix inversée aussi, et un 666 qui lui surplombe le plexus.....
  • K ….. H ….. avec des roses ?
  • J'ai lu quelque part que celui qui cache son secret est maître de sa route. Tu parles trop ….. Approche, je vais te le dire à l'oreille......

Il ne s'est pas méfié de moi. Il s'est approché sans hésitation. Je lui dévoilais qui était derrière les initiales et je descendis jusqu'à sa carotide …... Je me délectais de son sang, de son âme et  il est mort en emportant mon secret .......

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Starkare än en vampyr ? Är det möjligt ?

Publié le par Sabrina De L.

Il mit très peu de temps pour me repérer, j'ai même eu l'impression qu'il savait que j'étais là. Aujourd'hui, ses longs cheveux étaient détachés et il portait un t-shirt blanc en col V avec une paire de jeans craquée au genou droit. Ses chaussures, des Doc Martens, étaient négligemment lacées. Je remarquais qu'il était tatoué sur les bras, mais aussi au torse. Chose que je n'avais pas relevée la veille, puisqu'il portait un costume. Il avait aussi au poignet gauche une ribambelle de bracelet de couleurs vives et ses ongles étaient peints en rose foncé. Avant de me rejoindre, il fit un détour par le bar pour se prendre un grand verre de San Pellegrino avec paille. Lorsqu'il arriva vers moi, il se baissa, posa sa main sur ma joue et m'embrassa sur cette dernière.

  • Sabrina, heureux de te voir. Tu t'ennuyais, dis moi ?

Il me disait tout cela avec un grand sourire qui dévoilait sa magnifique dentition affublée de ses magnifiques canines. Sans compter sa cascade de cheveux qui sentait toujours aussi bon.

  • J'ai soif, pour être plus exacte !

  • (se mordant le coin de la lèvre) Hmmm, intéressant.

  • Ton prix ?

  • Arfff ….. j'aime pas ta démarche. Je fais tout de suite « objet » dans tes paroles ! Tu n'es pas au marché, princesse. Vampire ou pas, je ne suis pas prêt à consommer !

  • L'argent devrait être une motivation nécessaire pourtant. Je veux dire, tu l'as dit toi-même qu'il faudrait être con pour dire non ! Alors, je te demande ton prix. C'est d'une logique enfantine ! Et je suis loin d'être avare !!

  • Et je ne céderai absolument pas. Désolé, je te l'ai dit, je suis très carré. Je ne suis pas une pute. Tu penses que je suis à ta merci ?

  • Mais je peux te détruire, si je le veux, tu le sais …... humain !

Il s'approcha de mon oreille et me murmura avec une voix pleine d'assurance:

  • J'éviterai, à l'occasion si j'étais toi, de prendre trop confiance. Les vampires ne sont pas les êtres les plus hauts dans la hiérarchie démoniaque, n'est-ce pas ? Je savais que tu étais une grande gueule, un peu casse-cou. Ne pense pas maîtriser le jeu si tu ne connais pas ton adversaire.

Quelle audace pour un humain. Je restais scotchée par tant d'assurance. « Le jeu », quel jeu ? Et en tête me revint le moment où l'on dansait sur cette chanson de la veille qui ne cessait de répéter « I know, you'd hate me » et qu'il me souriait. Tout en lui me paraissait trouble. Pas vraiment singulier. Mais quelle audace. Je me levais pour lui faire face.

  • Tu ne crains pas la mort ? Tu devrais !

Il se mit à rire d'une manière absolument exquise. Il appuyait sur mes deux épaules de ses fines mains, ce qui m'obligeait à reprendre ma position assise tant sa prise était précise. Il passait son bras gauche, le poing serré, autour de mon cou, ce qui bloquait mon visage proche du sien et il me dit de nouveau à l'oreille, d'une voix absolument suave.

  • Relax baby !! La mort ? Mais regarde toi !! Rha la la …. Je n'aime pas faire ça. Mais tu ne me donnes pas le choix.

Je perdais connaissance...................

 

Publié dans L'histoire .......

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Kom in i dansen !!! ..........

Publié le par Sabrina De L.

crédits photos Ioan Blacksmith

[......] Je n'ai pas envie de correspondre à votre vision .... non, pas envie .... j'veux du mystère, des "boom-boom" au cœur à m'en faire crever, j'veux des mots à n'en plus finir, j'veux apprendre, je veux continuer à m'émerveiller de choses primaires...... Je veux vivre et sentir mes crocs plonger dans votre cou offrant .... Rangez votre "notice de vie", j'ai de bien plus grandes ambitions !! Ma solitude s'invitera au bal de votre vie, si peu que vous ayez envie de danser ......

(Extrait écrits Sabrina De L. - Mai 2016)

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Ungdomens källa ..... hans blod .....

Publié le par Sabrina De L.

Je me suis éveillée en début de soirée, le soleil venait à peine de se coucher. Je repensais au goût du sang de Hay. Je n'avais jamais bu pareil nectar. Et la manière dont je me suis sentie après m'être désaltérée, m'avait déstabilisée. Je fus légère. Est-ce que Gabriel ressentait la même chose lorsqu'il s'abreuvait au même cou ? Il y avait bien longtemps qu'une sérénité pareille ne m'avait envahie. J'en ressentais encore les effets, moins intenses qu'après avoir bu, mais encore là malgré tout. J'avais pourtant goûté épisodiquement des sangs d'excellentes qualités, mais rien qui n'égalait celui de Hay. J'éprouvais le besoin d'en boire encore. Je retournais donc au «Le  Diable Bleu » en espérant tomber de nouveau sur mon mystérieux androgyne au goût délicat.

Je vous vois venir avec vos critiques ! « Pourquoi ne lui a-t-elle pas demandé son numéro ? ». Je sais très bien qu'à l'époque actuelle, rester en contact avec le monde qui nous entoure est un jeu d'enfants, mais personnellement, je suis quelqu'un d'extrêmement timide et peu sujette à donner réplique dans la facilité. Je n'aime guère ces convenances qui font que lorsque quelqu'un paraît quelque peu « sympa » ou « avenant », l'on soit obligé d'entrer dans sa bulle personnelle ou dans son monde. Je n'aime guère que l'on envahisse mon espace, alors par respect je fous la paix à celui des autres. Je ne m'impose pas dans la vie d'autrui, ce n'est pas ma personnalité. La seule exception est lorsque j'ai soif, mais là encore ma technique consiste à griser la source choisie, boire et la laisser comme une merde avec des trous de mémoire. Je ne suis pas là pour me lier d'amitié, ni lui conter fleurette. Donc, pensez bien que je ne ne vais pas en plus demander un numéro de téléphone. Je ne fais pas le service après-vente, ni dans le social avec ma « bouffe » ! Faut pas déconner. Mais là, Hay, c'était autre chose. Déjà je ne l'avais pas choisi en tant que fontaine à sang et de plus, il m'avait offert la consommation gratuitement. Et tout ceci avait un goût de « reviens-y ».

« Le Diable Bleu » n'était pas vraiment bondé de monde. Je me dirigeais vers le bar où le serveur à la crête verte se trouvait. Il me reconnut, il était en train de frotter le bar avec un chiffon d'une couleur rose fluo, comme ses boucles d'oreilles de la veille :

  • Hey Hey !! Madame la danseuse ! Je vous sers ?

  • Champagne, s'il te plaît ! (lui faisant un signe de la main pour qu'il se concentre sur moi) Dis, je peux te demander un renseignement ?

  • Dis toujours ! (en arrêtant de frotter son bar)

  • Hay Haden, le mec androgyne, tu sais ? Celui avec lequel j'ai dansé hier. Tu saurais me dire s'il fréquente cet endroit souvent ? Ou mieux, où il crèche ?

  • Ah ? Le m'sieur-dame ? A vrai dire, ouais, je le connais mais sans plus.... Il vient, je te dirais assez régulièrement, mais te donner la fréquence. C'est par période, j'dirais, pour être honnête. Quant à savoir où il vit …. euh … je suis pas assez intime avec les clients.

  • Hmmmm. Merci.

J'attendais qu'il me serve ma coupe de champagne pour m'hypnotiser avec les bulles qui ont toujours ce même destin. La routine effarante de la vie d'une bulle, son ambition pour arriver au sommet et crever, dans un "ploc" insignifiant mais qui représente la quintessence de sa réussite à elle : s'éclater !!  Je devais être dans cet endroit depuis quatre heures lorsque mon androgyne fit son apparition. J'avais juste changé de place, j'étais dans le fond de la salle, assise dans un fauteuil moelleux et j'observais la foule. Je ne me précipitais par vers lui. J'attendais qu'il me remarque et qu'il vienne à moi. J'avais pas mal de cash sur moi, j'espérais qu'il me laisse m'enivrer de nouveau.

Publié dans L'histoire .......

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Låt mig dansa..... var snäll .......

Publié le par Sabrina De L.

Il y avait bien longtemps que je n'avais dansé de la sorte. Cela me faisait un bien fou, et je le regardais bouger son corps et j'aimais beaucoup la délicatesse de ses mouvements. Il était vraiment androgyne même dans ses manières. Gabriel était toujours au bar, je glissais parfois un regard en oblique pour voir s'il était toujours là, voir s'il nous épiait, parce que j'étais sûre que c'est ce qu'il faisait. Gabriel était trop « sérieux » pour remuer comme Hay sur une piste de danse. Tout à coup, le DJ jugea bon de mettre quelque chose de beaucoup plus doux, histoire de rapprocher la foule électro-dansante et hystérique. Hay m'attrapait par la taille et me glissa à l'oreille :

  • Hey la vampire, tu danses ?

Je me mis à rire et je passais mes bras autour de son cou. Il était légèrement plus grand que moi, il devait avoisiner les 1m78 et ses cheveux retombaient sur sa chemise et sa cravate dénouée. Mes narines traînant près de sa crinière lourde, je me rendis compte qu'elle sentait l'huile d'amande douce. Et malgré avoir tout donné sur la piste, pas une once d'odeur de sueur n'émanait de son être. Ses mains délicates aux ongles peints étaient posées sur le bas de mes reins. Et je me laissais emporter dans ce slow. Il posait son visage à hauteur de mes épaules et penchait la tête légèrement sur le côté. De sa main gauche, il attrapait le derrière de ma nuque, pour pousser ma bouche près de sa carotide. Et je vis ses lèvres s'approchait de mon visage.

  • Mords ! Cadeau de la maison.

Alors que je me laissais porter par cette invitation, il passait sa lourde chevelure au dessus de ma tête, comme pour me cacher des yeux qui pourraient être indiscrets. Mes crocs sortirent délicatement et je croquais de la même manière dans son cou. Le nectar entra en contact avec ma langue quelques secondes après l'avoir croqué. Son sang avait un goût particulier, il était d'une grande qualité, je me délectais. J'avais l'impression de boire du miel. J'entendais les battements de son cœur et les légers gémissements lorsque j'aspirais trop fort. Après quelques instants, il repoussait délicatement mon visage du creux de son cou. Mes yeux devaient avoir les pupilles d'un rouge brique et je sentais la dernière goutte glisser de mes commissures. Il approcha ses lèvres des miennes et comme pour récupérer son bien, m'embrassa. Son baiser était aussi délicat que ses manières et à la fois très sûr comme l'homme qu'il était. Il cessa le contact de nos deux bouches et je le regardais droit dans les yeux. Il me toisait et souriait. Le dessin de ses lèvres était assuré et il me fixait d'un air protecteur. Je reposais ma tête contre son torse. Ce que je venais de vivre n'avait pas besoin d'un résumé, ni d'une analyse. J'étais juste bien et je voulais finir ce slow.

J'ai quitté mes deux acolytes après cette danse. Je n'avais pas besoin de plus, je voulais juste garder ce moment sans fioriture et je n'avais pas envie qu'on puisse me le gâcher.

Je retournais chez moi en ne touchant pas vraiment le sol, l'avantage de mon super pouvoir. Et cette pause gustative de sang frais m'avait fait le plus grand bien. Je regagnais mon antre, mon chat attendait sagement. Elle commençait à s'habituer de posséder une maîtresse non réellement morte, mais pas vraiment vivante non plus. Le soleil commençait à se lever. Je regrettais parfois de ne plus pouvoir en profiter. Je fermais mes stores et je plongeais dans mon lit avec un ouvrage. Je voulais rire un peu, alors j'ai entamé « Moi, Lucifer » de Glen Duncan. La vision de Lucifer par Lucifer, ne pouvait que m'amuser. Après tout, je cherchais sûrement des réponses à ma condition et au fait que je devais vivre cacher des humains qui assurément, n'avaient que de vulgaires clichés en ce qui concernait les vampires, les êtres damnés ou déchus.

Publié dans L'histoire .......

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Min andra ..............

Publié le par Sabrina De L.

crédits photo : S.De L.

L'on s'imagine souvent une vie idéale, un amour idéal, un parcours global idéal. Bref, un truc qui ferait de notre existence un chemin admirablement réussi. Force est de constater si l'on n'a pas trop de « chance », on passe souvent à côté de ce qui « aurait pu » et devons nous contenter de « ce qui est ». Cependant, je reste persuadée que tout ceci n'est pas une question de chance, non, c'est le destin qui nous souffle la direction à prendre et que ce pauvre pépère, nous l'écoutons rarement !! Allons !! Soyons honnêtes ! Combien de fois une sensation interne ou une « petite voix » intérieure nous a soufflé : « Je serais toi, je passerais mon chemin ! Ça puire !! …. Ne fais pas ça, tu vas le regretter » ? Et combien de fois, tels des aventuriers courageux ou inconscients, nous plongeons à pieds joints dans le « piège » qui pourtant avait été signalé par notre petit soldat, ce gardien de notre existence. On peut l'appeler aussi « la première impression », souvent, il vaut mieux s'y fier, à 97%, elle est la bonne. Mais là aussi, on essaie de se dire qu'il y a ces petits 3% qui sont sûrement « l'exception qui confirme la règle » et que cela serait bien dommage de passer à coté de la « chance » de notre vie. On tente, et puis à force d'avancer, l'on constate que l'on s'est encore fourvoyé !

Je ne pense pas que tout ce que l'on vit soit une question de chance, ni une question de hasard . Tout ce qui arrive dans nos vies est souvent la résultante d'un choix personnel ou d'une direction prise. Je ne mets pas en exergue les choses dîtes « de la vie » telles que la mort, la maladie ou les traumatismes en tout genre (restons lucides). Moi, je vous parle de ces choix, de nos choix !! Ces moments où l'on avait la possibilité de "fuir" ou de "tenter" et que nous sommes restés là, inertes ou à faire le contraire de ce que le petit soldat nous murmurait ! Je vous parle de ces heures de lamentations au moment du bilan de nos vies où l'on se complaît, parfois, de remettre ça sur le dos de « la-faute-à-pas-de-chance », ou que l'on assaisonne à coups de « si j'avais su ….. », « j'aurais aimé …... » etc etc etc ….. Une salade de regrets dans laquelle l'on renvoie fatalement la faute sur cette pauvre existence qui est juste là pour vous donner des leçons, et admettons le aussi, nous  pousser à nous battre. Il n'est écrit nulle part que la vie est "facile". (et on en chie encore plus lorsque l'on est damné, croyez moi !). Cette aptitude à se trouver des "excuses" plutôt que d'assumer qu'on a juste merdé ou été "un p'tit peu con pour le coup" ou encore "lâche" ou "naïf" .... Je pourrais allonger la liste, mais, je voudrais entrer dans le vif du sujet !

En tant que démon, mon plus gros point faible est l'amour !! ….. Rigolo, n'est-ce pas ? C'est sur l'un de ces choix que je voulais amener ma réflexion. J'ai aimé plus ou moins bien, plus ou moins fort, parfois pas assez et des fois trop (même si ce dernier qualificatif est très rare pour être honnête avec vous, mais sachez que ça m'est arrivé !!). Si je n'ai jamais poursuivi ce chemin « main dans la main » avec l'élu où que je ne me suis pas « battue » pour « sauver l'amour », c'est que finalement, rendons nous à l'évidence : ce n'était pas la bonne personne ! On idéalise souvent la rencontre de l'autre, car elle déclenche en nous la panoplie du « je-ne-vois-que-ce-que-j'ai-envie-de-voir » (parce que j'ai tellement besoin d'amouuuuuuur), on se monte des films, des péplums, de ce que la personne est ou plutôt ce que nous aimerions qu'elle soit. Cet idéal qu'on a construit mille fois dans notre esprit, qu'on a colorié, qu'on a sublimé, cet idéal dont nous sommes VRAIMENT amoureux. Ce fameux « parfait »..... Comment le reconnaître ? Ce brillant "Parfait" pour moi est un vrai feu de la St-Jean dans notre existence, un embrasement que l'on nourrit jusqu'au bout, pas un feu de paille qui se consume aussi vite qu'il a été allumé. On ne s'en lasse pas du "parfait" ….. la bonne personne, ses défauts sont la plus jolie parure qui répond à nos propres défauts. La bonne personne est avant-tout un complément de nous. Je pourrais vous faire une théorie pendant des heures, vous dire que l'amour ne doit pas « sauver » quoi que ce soit qui merde en nous, ce n'est pas un sentiment qui doit servir de « pansement ». L'amour, le vrai, ne se modèle pas, ne s'apprivoise pas. L'amour, c'est un plus dans l'existence, le truc qui vous fait pousser des ailes et qui élève une colonie de papillons aux couleurs inégalables au fin fond de vos entrailles. Des papillons qui ne meurent jamais ! L'amour c'est une force, c'est cet autre, ce regard dans lequel notre image reflète avec douceur et vérité, cette complicité, ce distinct « nous » que nous avons perdu et qu'il nous tarde de retrouver. Et ça, croyez moi, « la première impression » vous fera comprendre que vous l'avez en face de vous au moment venu.

Oui, j'ai aimé plus ou moins bien, plus ou moins fort, parfois pas assez et des fois trop …. mais ce n'était pas mon « autre » ….....

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Du kommer att hata mig ............

Publié le par Sabrina De L.

J'étais tranquillement en train de parler et de rire avec Hay lorsque Gabriel entra en ce même lieu. Mon regard s'arrêta net sur lui. Hay tourna la tête pour regarder ce qui m'avait figé de cette manière et je l'entendis hurler :

  • Gaaaaaab !!! Oh bordel, c'est excellent de te voir ici. Tu te faisais rare ces derniers temps !

Il se leva pour aller à sa rencontre et moi, je ne me sentais plus aussi détendue qu'en arrivant. Finalement ma soirée allait sûrement extrêmement s'écourter. Gabriel fit une accolade à Hay et les deux revinrent vers moi. Gabriel me regardait de son air hautain.

  • Tiens donc ! Comme le hasard fait bien les choses !

  • (je le fixais sans sourire) Le hasard n'existe pas !

Hay intervint dans notre échange en s'adressant à Gabriel.

  • Vous vous connaissez ?? Oh ? Et donc ? Elle est humaine ou …....enfin, tu vois ce que je veux dire Gab' ?

  • (Regardant Hay, interloquée) Mais c'est la fête du slip ici ! (Me tournant vers Gabriel) Alors, on ne cache pas sa condition ? On se la joue sans couverture ! Très intelligent! Pas risqué du tout, hein ?

Gabriel pouffa en haussant les épaules.

  • Tu n'as jamais entendu parler des fournisseurs de sang contre rémunération ? C'est moins risqué que de leur bourrer la gueule, tu sais ! Tout le monde y trouve son compte ! Et puis, nous sommes évolués. On peut apprendre à vivre avec les humains sans leur ruiner la santé ou la psychologie mentale, hein ?

  • (prenant sa dernière phrase pour moi) Je ne pensais pas que c'était monnaie courante.

Hay me regardait avec un grand sourire, il ôtait les grandes baguettes qui retenaient son chignon et secoua ses cheveux, ce mouvement rendit la liberté à une chevelure absolument lourde et superbe, d'un noir de jais brillant. Dès qu'il eut fini son étalage digne d'une publicité pour une marque de shampoing, il me dit :

  • Perso, cela me permet de cultiver mon look, de faire un peu de musique et de pouvoir vivre correctement sans me remuer le cul. Faire ce que j'aime, en échange de quelques « prises de sang ». Il faudrait vraiment être con pour refuser. En plus, même si mon air peut te paraître volage, je suis quelqu'un de très carré !

Gabriel ajouta :

  • C'est un très bon écrivain d'autant plus !

Je les regardais tous les deux. Entre un vampire totalement agressif dans sa manière d'être et un humain dont j'étais incapable de dire s'il était masculin ou féminin, je perdais toute logique. Je n'arrivais pas à cerner mes interlocuteurs. Ils inspiraient à la fois de la confiance en soi, de la force et en même temps une instabilité saisissante, une sournoiserie ou quelque chose qui s'en approchait. Je quittais le comptoir auquel j'avais élu domicile depuis le début de la soirée.

  • Désolée les mecs, perso, j'vais danser, vous me fatiguez !!

Ils me regardèrent tous deux avec un air très amusé et à la fois interloqué. Je me retrouvais au milieu de la salle, et je remuais mon corps vampirique sur une musique que je découvrais. Elle était de ce même groupe que lorsque j'avais investi les lieux « You will hate me », fredonnait le chanteur dont la voix hypnotisait mon esprit. La rythmique était très années 80', c'était assez surprenant. Une envie puissante de bouger mon corps comme si ma vie en dépendait venait de m'envahir. Alors que j'avais les yeux fermés et que je bougeais comme une damnée, deux mains se posèrent sur mes hanches. C'était Hay qui était entré dans la danse. Je passais mes mains dans ses cheveux pour remuer le tout, accompagné d'un magnifique sourire qu'il me rendit et la musique nous répétait : "You will hate me". A ses mots Hay me fit un clin d’œil et me sourit de plus belle.

Publié dans L'histoire .......

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