Varför är den så värdefull ?

Publié le par Sabrina De L.

J’ai eu mal, si mal tant de fois que mon esprit en imprimait les dates, les jours. Tout s’inscrivait dans ma mémoire et tout revenait inlassablement comme une célébration morbide et cela me prenait aux tripes. Pourquoi est-ce que l’esprit humain a besoin de mettre un repère dans sa douleur et de ne cesser de l'entretenir intérieurement ?

La perte d’un amour, la disparition d’un proche, la trahison de quelqu’un de cher, l’abandon et que sais-je encore ! ? Tout ce qui procure une douleur. Maintes fois j’ai cru mourir, maintes fois mon âme a été meurtrie par les coups de la vie.

Je veux me rappeler mes amours heureux, mes partages intenses, mes proches vivants, mes liens indéfectibles, ces rires anthologiques, ces mains tenues et tendues, ces regards complices, ces sourires, ces parfums, tout ce qui n’existent plus, ce que le destin m'a enlevé mais qui était beau. Je ne veux plus penser à toutes ces fins tragiques, à toutes ces larmes versées, à cette douleur interne qui m’a fait mourir un peu chaque fois.

Mon cœur a été brisé, mais mon cœur est toujours là.

Je ne veux pas me laisser envahir par la mélancolie, je rejette la tristesse. Je veux fêter la vie, je veux fêter le bonheur lorsqu'il s’est présenté. Je veux garder mes souvenirs ensoleillés, me rappeler de tout ce qui est né, des parfums de mon enfance, de l’essence de ma vie de femme, de tous ces débuts, de ces élans de cœur.

Je conchie mes pleurs et ce qui m’a fait mal. Personne ne m’a retiré ce et ceux que j’ai toujours aimés, car je les chéris à jamais. Je ne suis pas la plus forte, je ne suis pas la plus chanceuse, je ne suis pas la plus bénie, mais je suis de tout ce que la vie m’a donné et m’a repris…

Entretenez ce qui vous gonfle le cœur, pas ce qui vous le vide.

Publié dans Juste ...

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