Fräscha upp allting i mitt liv ....

Publié le par Sabrina De L.

Il serait tellement long de tout vous expliquer. Moi, j'ai le temps, mais vous ? 

J'ai voulu être radicale une fois dans ma vie. Être moins diplomate, juste une fois me faire passer avant tout le monde, penser qu'à ma gueule. J'étais entourée ! Diable que j'étais entourée, entourée de personnes qui attendaient que je les fasse rire. Si je n'étais pas au rendez-vous, alors là, je devenais fatalement moins "marrante" ou affublée d'un "**tain, qu'est-ce qu'il se passe, t'es malade ? T'as changé !". J'étais pas humaine, j'étais un clown, LEUR clown. J'étais devenue transparente mais tolérante à leurs yeux. J'amusais leur cour, j'étais leur bouffon préféré. Une généralité d'entre eux se foutait royalement de ce que j'avais sous mon costume, même pis, il ne se doutait même pas que j'avais un cœur et que ce dernier pouvait pleurer.  Malgré tout cela, je continuais d'essayer de comprendre les autres là où ils n'essayaient même pas de se mettre à ma place. "Qu'importe, fais-nous rire !!". Je vivais des moments de tristesse, je me sentais vide et pourtant seule une phrase résonnait dans mon monde "Fais-nous rire!". Je n'ai pas compté le nombre de fois où l'on m'a ignorée alors que j'étais à terre, cherchant mon cœur noyé dans mes larmes puis se rendre compte que j'existais quelques mois après et me gratifier d'un humour douteux à mon encontre, souligné d'un "Oh c'est pour rire" d'une mesquinerie à faire pâlir les plus étroits d'esprit. J'étais leur défouloir, celle qui comprenait puisqu'un peu bouffon à ses heures perdues, que je perdais sans compter en pensant faire bien ! Oui, car le rire me nourrissait mais aux dernières heures de mon humanité, il nourrissait autrui et à mes dépens. On se nourrissait de mon énergie. 

Seul un petit nid d'êtres attentifs et bienveillants me guérissait de leur présence et même de leur silence. Il n'est pas nécessaire à bien y réfléchir d'être entouré d'une multitude de personnes pour être bien. Il suffit parfois de quelques regards attentifs posés sur soi pour se sentir invincible. 

Je n'ai besoin que de ceux qui comprennent ma solitude, ceux qui ne jugent pas mes actes même s'ils sont contraires à leur croyance. J'ai besoin de ceux qui peuvent penser qu'être démon peut valoir mille anges. J'ai besoin de vibrer et de me connecter à ma fréquence, mais comme toute onde, pour pouvoir la capter, il faut se débarrasser des parasites.

Je peux être immortelle et ne pas avoir envie de perdre de temps... ou seulement avec ceux qui en perdent pour moi...

 

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