Nej, jag vet inte vem han är !

Publié le par Sabrina De L.

Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais assise à même le sol et mes mains étaient liées dans mon dos, attachées à une grosse poutre qui traversait la pièce centrale. L'intérieur de cet endroit était assez sombre. Je ne me sentais absolument pas bien. Depuis que j'étais devenue vampire, je n'avais jamais éprouvé un aussi grand malaise. J'essayais de libérer mes poignets de leur attache, en vain. Je manquais cruellement d'énergie.

  • Ne perds pas de temps, tu n'es pas assez puissante pour ça !

Hay se tenait devant moi. Il était habillé d'une veste noire à col montant dont les boutonnières étaient décalées sur la gauche. Son vernis était noir, ses cheveux détachés. Il portait un pantalon noir très près du corps et d'énormes chaussures noires à boucles métalliques, elles me rappelaient étrangement la marque New Rock. J'essayais toujours de libérer mes poignets. Ma force était quasi inexistante, j'avais l'impression de mourir doucement. Je tentais de le fixer pour soutenir son regard, mais même là, mes forces ne me suivaient pas. Il s'accroupit et avança son visage vers le mien.

  • La sensation est étrange n'est-ce pas ?

J'étais comme groggy. Je ne savais pas quoi lui rétorquer.

  • Qui es-tu ?

Il repoussait la mèche qui retombait sur mon visage et caressa ma joue.

  • Quelqu'un qui te veut du bien.

Je sentais une pointe d'ironie et de dédain dans cette dernière phrase.

  • Pourquoi je suis si mal ?

  • Le sang ! Tout simplement. Tu es en train de vivre un état de manque.

Ma tête retombait vers mon torse, je n'avais plus de force. Je chuchotais :

  • De manque ? Manque de quoi ?

Même si je devais admettre que je n'avais jamais goûté un sang aussi onctueux que le sien. Je ne comprenais pas pourquoi ce dernier particulièrement, me rendait malade. Il posa la main sur mon front et je sentis une sensation de froid me parcourir tout le corps et il m'était impossible de bouger. Par pur réflexe, je relevais la tête vers lui, mais je ne pus faire plus que cela. Il me détachait sans que je ne puisse lui opposer la moindre résistance ou la moindre envie de lui sauter au cou. J'étais paralysée. Il me portait jusqu'à l'énorme canapé noir qui comblait la pièce. Il passa ses cheveux d'un mouvement de main derrière la nuque sur son épaule gauche, se pencha vers moi, approcha son cou de mes lèvres et me dit :

  • Croque !

J'en avais tant rêvé que je ne me fis pas prier. Mes crocs s'enfoncèrent doucement, aidés de sa main derrière ma nuque pour atteindre sa carotide. J'aspirais lentement ce doux nectar. J'étais en extase et j'entendais ses râles et sa respiration rapide. J'avais l'impression que nous ne faisions qu'un par cet échange. Je me délectais doucement. Puis, quelques minutes plus tard, il s'arracha de mes crocs si fort qu'un morceau de sa chair pendouillait sur une de mes canines. J'avais la bouche empli de sang. Il se pencha vers cette dernière et m'embrassa à pleine bouche, récupérant par coups de langue ce qui lui appartenait. Je trouvais ça très sensuel et à la fois affreusement gore. Petit à petit, mes forces me revenaient. Mais j'étais si bien, si repue, que je ne cherchais même pas à lui faire mal ni à me venger....

Publié dans L'histoire .......

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article