Min andra ..............

Publié le par Sabrina De L.

crédits photo : S.De L.

L'on s'imagine souvent une vie idéale, un amour idéal, un parcours global idéal. Bref, un truc qui ferait de notre existence un chemin admirablement réussi. Force est de constater si l'on n'a pas trop de « chance », on passe souvent à côté de ce qui « aurait pu » et devons nous contenter de « ce qui est ». Cependant, je reste persuadée que tout ceci n'est pas une question de chance, non, c'est le destin qui nous souffle la direction à prendre et que ce pauvre pépère, nous l'écoutons rarement !! Allons !! Soyons honnêtes ! Combien de fois une sensation interne ou une « petite voix » intérieure nous a soufflé : « Je serais toi, je passerais mon chemin ! Ça puire !! …. Ne fais pas ça, tu vas le regretter » ? Et combien de fois, tels des aventuriers courageux ou inconscients, nous plongeons à pieds joints dans le « piège » qui pourtant avait été signalé par notre petit soldat, ce gardien de notre existence. On peut l'appeler aussi « la première impression », souvent, il vaut mieux s'y fier, à 97%, elle est la bonne. Mais là aussi, on essaie de se dire qu'il y a ces petits 3% qui sont sûrement « l'exception qui confirme la règle » et que cela serait bien dommage de passer à coté de la « chance » de notre vie. On tente, et puis à force d'avancer, l'on constate que l'on s'est encore fourvoyé !

Je ne pense pas que tout ce que l'on vit soit une question de chance, ni une question de hasard . Tout ce qui arrive dans nos vies est souvent la résultante d'un choix personnel ou d'une direction prise. Je ne mets pas en exergue les choses dîtes « de la vie » telles que la mort, la maladie ou les traumatismes en tout genre (restons lucides). Moi, je vous parle de ces choix, de nos choix !! Ces moments où l'on avait la possibilité de "fuir" ou de "tenter" et que nous sommes restés là, inertes ou à faire le contraire de ce que le petit soldat nous murmurait ! Je vous parle de ces heures de lamentations au moment du bilan de nos vies où l'on se complaît, parfois, de remettre ça sur le dos de « la-faute-à-pas-de-chance », ou que l'on assaisonne à coups de « si j'avais su ….. », « j'aurais aimé …... » etc etc etc ….. Une salade de regrets dans laquelle l'on renvoie fatalement la faute sur cette pauvre existence qui est juste là pour vous donner des leçons, et admettons le aussi, nous  pousser à nous battre. Il n'est écrit nulle part que la vie est "facile". (et on en chie encore plus lorsque l'on est damné, croyez moi !). Cette aptitude à se trouver des "excuses" plutôt que d'assumer qu'on a juste merdé ou été "un p'tit peu con pour le coup" ou encore "lâche" ou "naïf" .... Je pourrais allonger la liste, mais, je voudrais entrer dans le vif du sujet !

En tant que démon, mon plus gros point faible est l'amour !! ….. Rigolo, n'est-ce pas ? C'est sur l'un de ces choix que je voulais amener ma réflexion. J'ai aimé plus ou moins bien, plus ou moins fort, parfois pas assez et des fois trop (même si ce dernier qualificatif est très rare pour être honnête avec vous, mais sachez que ça m'est arrivé !!). Si je n'ai jamais poursuivi ce chemin « main dans la main » avec l'élu où que je ne me suis pas « battue » pour « sauver l'amour », c'est que finalement, rendons nous à l'évidence : ce n'était pas la bonne personne ! On idéalise souvent la rencontre de l'autre, car elle déclenche en nous la panoplie du « je-ne-vois-que-ce-que-j'ai-envie-de-voir » (parce que j'ai tellement besoin d'amouuuuuuur), on se monte des films, des péplums, de ce que la personne est ou plutôt ce que nous aimerions qu'elle soit. Cet idéal qu'on a construit mille fois dans notre esprit, qu'on a colorié, qu'on a sublimé, cet idéal dont nous sommes VRAIMENT amoureux. Ce fameux « parfait »..... Comment le reconnaître ? Ce brillant "Parfait" pour moi est un vrai feu de la St-Jean dans notre existence, un embrasement que l'on nourrit jusqu'au bout, pas un feu de paille qui se consume aussi vite qu'il a été allumé. On ne s'en lasse pas du "parfait" ….. la bonne personne, ses défauts sont la plus jolie parure qui répond à nos propres défauts. La bonne personne est avant-tout un complément de nous. Je pourrais vous faire une théorie pendant des heures, vous dire que l'amour ne doit pas « sauver » quoi que ce soit qui merde en nous, ce n'est pas un sentiment qui doit servir de « pansement ». L'amour, le vrai, ne se modèle pas, ne s'apprivoise pas. L'amour, c'est un plus dans l'existence, le truc qui vous fait pousser des ailes et qui élève une colonie de papillons aux couleurs inégalables au fin fond de vos entrailles. Des papillons qui ne meurent jamais ! L'amour c'est une force, c'est cet autre, ce regard dans lequel notre image reflète avec douceur et vérité, cette complicité, ce distinct « nous » que nous avons perdu et qu'il nous tarde de retrouver. Et ça, croyez moi, « la première impression » vous fera comprendre que vous l'avez en face de vous au moment venu.

Oui, j'ai aimé plus ou moins bien, plus ou moins fort, parfois pas assez et des fois trop …. mais ce n'était pas mon « autre » ….....

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