Hun har gett mig mycket att tänka på ......

Publié le par Sabrina De L.

J'hésitais réellement entre me barrer en douce ou enfiler cette robe et comprendre pourquoi il tenait absolument à ma présence ce soir. La curiosité n'était pas un de mes principaux défauts, je devenais curieuse à partir du moment où l'on m'offrait matière à l'être ! Vous saisissez ? Comme pour la "reproduction colorée", j'étais gênée d'être "tombée dessus" mais mon intention n'était pas de lui poser de questions, non ! J'avais juste eu peur qu'il puisse penser que j'avais fouillé ! Là était mon souci réel. Mais lorsqu'il m'a dit "Nora .... tuée", sincèrement ? Même vous, vous n'auriez pas voulu savoir "Pourquoi ?" Le sujet est entamé, les détails sont distillés, vouloir en savoir plus, est-ce là de la curiosité ? Bon, alors j'admets que le hasard fait bien les choses, même si je ne crois pas à ce dernier ! Non, il n'y a pas de hasard dans la vie ! JA-MAIS ! Tout est programmé, tout s'imbrique, tout se construit autour d'un noyau, tout est là pour vous rappeler aux bons souvenirs de ce ou ceux que vous avez croisé(s) un jour, par "hasard" et que vous retrouvez quelques temps après, ces indices parsemés insipides qui s'avèrent être parfois de vrais pièges à cons !! Je vous promets que j'en suis la preuve vivante ! Pensez-vous que lors de ma vie humaine, j'ai pu croiser autant de pièges contenant autant d'abrutis pour rien ?? Certainement pas..... Cela m'avait d'ailleurs poussé à suivre des études de synergologie. J'avais longuement hésité entre cela et la psychiatrie. La synergologie a eu ma préférence. J'aime cette manière de lire quelqu'un en me basant sur sa communication non-verbale. C'est tellement amusant ! Du coup, par la suite, et encore souvent maintenant, j'arrive à déceler si l'on se joue de moi ou pas .... enfin, surtout avec les humains. Les vampires sont réputés pour être de marbre, sans émotion visible, je galère un peu plus avec ces derniers, je l'admets. Saviez vous, par exemple que lorsque vous parlez à quelqu'un, si ce dernier se lisse le sourcil, droite ou gauche, en commençant de la base vers l'extérieur, il indique clairement qu'il se régale de ce qu'il voit ? C'est extrêmement plaisant d'observer l'autre et pouvoir ressentir si son assurance est feinte ou s'il ment, ou que sais-je ?! Et pourquoi me direz-vous ? Et bien à force de rencontrer des personnes perfides, on a envie de les reconnaître aux premiers abords, aux alentours, au mètre près, et puis si l'envie vous en prend, de jouer un peu ..... Ce n'est pas le hasard qui m'a poussé à cela, c'est cette fâcheuse répétition de tomber plus que de coutumes sur des abruti(e)s. Et cela peut s'étaler à beaucoup de choses, le hasard n'existe pas, tout à une raison !!! Mais revenons à nos gousses .....

Finalement, j'enfilais la robe. Eugénie était venue m'aider à lacer le corset. Je me tenais à l'un des montants du baldaquin pour lui permettre de serrer les cordons de ce dernier au maximum.

  • On se croirait dans une autre époque n'est-ce pas, Eugénie ?
  • Oui, Madame !
  • J'aurais aimé connaître cela, je l'avoue. Vois-tu cette robe comme elle est sublime ? Cette finition, ce raffiné ! Je me balade en ville avec un truc pareil à notre époque, on me traiterait assurément d'allumée !!
  •  Les époques ne sont pas comparables, Madame.
  • Oui, tu as raison.

Elle terminait le laçage. Ma poitrine était remonté d'un cran, je me sentais si femme. J'étais une princesse. Je me tournais vers Eugénie, faisant virevolter la soie de la traine. Le psyché qui trônait dans un coin de la chambre me renvoyait une image que j'aimais follement. Une des broderies de la robe était hirsute, j'essayais de lui enlever son volume, vous savez, comme les frisottis des cheveux sous un temps humide. Eugénie me regardait avec un grand sourire, elle avait les yeux qui pétillaient.

  • Vous n'en viendrez pas à bout, Madame. C'est un défaut de fabrication. Cela a toujours posé problème. Ce n'est pas tellement visible. Mais je vois que vous avez le souci du détail. Elle vous va à merveille !

Je me figeais doucement. Je regardais Eugénie avec un sourire discret.

  • Toujours posé problème, tu dis ? Elle a été portée récemment ?
  • (enjouée) Oh non ! Il y a bien longtemps que je ne l'avais sortie !

Je plissais les yeux. J'essayais d'évaluer l'âge qu'elle pouvait avoir. Une trentaine, je ne l'imaginais pas plus vieille.

  • Qu'est ce que tu entends par "bien longtemps", Eugénie ? Tu n'es pas une vielle servante rabougrie ! Les époques ne sont pas comparables, mais la notion du temps, si !

Elle baissa la tête et commençait à se caressait le front avec les doigts de la main droite. Je comprenais qu'elle était gênée. J'eus un doute, tout à coup.

  • Il faut que je vous laisse, Madame. Vous n'avez visiblement pas besoin de mon aide pour vous admirer.

Je la regardais partir. Mon doute était toujours là, elle avait éveillé en moi une envie de savoir, parce qu'elle m'avait offert matière à réfléchir ......................

Publié dans L'histoire .......

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