Den sista valsen ........

Publié le par Sabrina De L.

J'en ai vécu des vies jusqu'à celle-ci, jusqu'à ce que je devienne un être damné, impur et empli de noirceur. A chaque existence, tu étais là, de près ou de loin. Tu partages depuis des jours et des lunes mon chemin. Ne me demande pas comment je le sais, je le sais ! Sauf que cette fois, je le vois bien, tu n'as pas envie de marcher sur cette même route qui finirait par nous réunir. Tu n'as pas envie de tenter pour la énième fois l'aventure. Tu n'as pas envie et pourtant, je sais que cette vie est ma dernière. Ma dernière existence, je suis damnée et je ne pourrai me réincarner. Mais qu'elle est cette douleur face à celle de ton rejet ? Ne voudrais-tu pas écouter dans le fond de ton âme ? Ne reconnais-tu pas cet air de valse ? Celui dans lequel tu m'emmenais tournoyer. Ne reconnais-tu pas mon rire et ce regard, celui-là même qui se posait sur toi et dont tu cachais la gêne qui te submergeait par un magnifique sourire qui finissait par les faire baisser ? A chaque vie, je t'ai reconnu, pas une, pas une ne m'a échappée !! Et je suis là, espérant un sursaut, espérant un éveil de toi qui me dirait que tu n'as pas totalement occulté qui je suis. Dans cette vie, tu ne veux pas de moi, ni en amie, ni en ennemie, tu vois, je n'y implique même pas l'amour. Dans cette vie, je n'y ai pas ma place. Parce que je suis un diable, n'est-ce pas ? C'est ce que ton âme a ressenti en me retrouvant, par le hasard de la vie ? Tu as peur de ce que je suis ? Quel est ce secret qui te pousse à ne point vouloir que je marche à tes côtés de nouveau ou même un peu en retrait ? Quel est ce dernier ? Je sais que c'est ici mon ultime existence et que j'aurais aimé quitter mon enfer, le jour de mon souffle dernier, un pieu enfoncé dans le cœur, en pensant que toutes ces vies vécues avaient le même parfum rassurant. Il n'en sera rien, car cette fois tu gardes cette effluve enivrante à l'abri. Regarde moi ! Regarde au fond de mon âme ! Le véritable enfer serait que je ne puisse une dernière fois enrouler cette dernière dans la fragrance que nous étions jadis. Tu es un ange, je suis un diable, hormis la couleur de mes ailes différente de la tienne, mon cœur n'a jamais cessé d'être le même. Je suis dans ma dernière vie et au milieu de cette salle de bal, je valse sans toi ..............

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