JävIa Iivet eller hur ? ......

Publié le par Sabrina De L.

Il va sans dire que mon entrée en matière de présentation avec cette chère Karine n'était pas vraiment la meilleure interprétation de moi-même. « Ainsi va la vie ! », certain(e)s diraient et je ne vous raconte pas quand cette dernière est vampiriquement longue. Il avait donc posé son choix, son cœur, sur quelqu'un qui ne me ressemblait absolument pas. Je pourrais ainsi en conclure que je n'ai pas de regrets à avoir puisque de toute évidence, j'étais loin de son idéal. Oui …. mais non ! J'ai un énorme défaut qui s'est amplifié avec le don ténébreux, je suis butée, je pousserais même jusqu'à qualifier cela d'obsession. Et si on va plus loin, je suis assurément psychopathe !

J'avais une définition de l'amour assez élevé et à la fois à portée de canines. Je voulais partager, je voulais rire. J'avais la vision de deux âmes complémentaires qui avaient des moments de complicité qui faisaient plaisir à voir ou à vivre. Un truc à l'eau de rose avec des bulles de toutes les couleurs autour. Des bras dans lesquels je pourrais souffler, m'endormir. Des yeux dans lesquels mon reflet serait sublimé. Des rires qui feraient écho jusqu'au fin fond de l'univers. Une peau que je pourrais aimer, embrasser, caresser, dont le parfum aurait une unicité si enivrante que parmi la foule, les yeux fermés, juste à la toucher, la sentir, je saurais la reconnaître. « A la vie, A la mort », cette loyauté envers un amour, le protéger, le porter, faire de l'autre son essentiel, son double, cette partie qui fait que vous vous sentez enfin complet dans ce dédale qu'est la vie.

Visiblement, j'avais encore de bonnes années devant moi pour me sentir à demi. Pour boiter du sentiment. Mon autre partie n'était pas prévu au programme dans les semaines arrivantes. Un rat mort à côté de moi, aurait une mine plus enjouée à cet instant même, rien que d'avoir eu cette pensée !

Je ne la connaissais pas, mais je haïssais finalement tout de cette Karine, cette blonde aux jambes interminables et au visage si parfait, si pur, si angélique. Je ne comprenais plus vraiment le sens de ma vie. J'étais en train de la reconstruire, je souffrais encore terriblement de ce passé qui n'était pas si loin. Je pensais que l'existence m'offrirait quelque chose qui adoucirait ma douleur, nourrirait mon âme, une sorte de baume qui apaise un peu plus chaque jour cette brèche qui me tuait. Et au lieu de cela, je venais de me prendre une sorte de coup de boule rotatif avec le remerciement du personnel en prime ! ….. La vie, quelle chienne ! ….........

Publié dans L'histoire .......

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