Jag känner inte till honom så bra ......

Publié le par Sabrina De L.

J'étais de retour chez moi, légèrement énervée. Je posais les clés sur la petite table qui se trouvait à côté de la porte principale. Ce que je détestais cet endroit ! L'avais-je aimé un jour ? Je ne pense pas. Chez moi ? Chez moi, ce n'est certainement pas ici! Le seul endroit où mon âme est sereine et diaboliquement calme, c'est lorsque je suis dans le Grand Nord, mais pour de multiples raisons, je ne l'étais plus. Du moins, pas pour le moment.

Je n'aimais pas quand Ian jouait le psychologue de comptoir. Je n'aimais pas en général que l'on se mêle de ma vie, de mes décisions ou de mes choix. J'avais appris à lutter, à me battre contre moult soucis terrestres, et toujours seule. J'étais ultra positive tout le temps. Mais le reste-t-on toujours ? D'autant plus quand nous sommes immortels ? Le mal-être ou la déprime ne sont pas seulement réservés aux humains. Je vous vois d'ici, m'arguant et en imaginant que d'être "comme" moi ne me donne pas le droit de me plaindre. Parce que vous pensez que l'immortalité est une chance ? Sérieusement ? Que d'être un démon est une opportunité à saisir ? Vous pensez que je l'ai choisi ? Êtes-vous si stupides ?

J'entrais dans mon salon, une silhouette m'attendait assise dans le sofa. Les lumières étaient éteintes, je ne distinguais que son ombre. Je n'eus aucune peine à le reconnaître, cela ne pouvait-être que Håkan, un vieux complice de mon créateur. C'était un très bel homme, enfin, un très beau diable. Notre rencontre avait été des plus haineuses et notre relation n'avait toujours pas de définition. Je ne savais pas trop si l'on s'appréciait ou si l'on se détestait. Je vous vois sourciller mais je vous promets que ce genre de sensation pouvait exister. Håkan était quelqu'un de très secret, de très dur et surtout, « vampiriquement parlant », de très vieux !! Il était propriétaire de ce fameux manoir où j'aimais errer lorsque l'humeur m'en donnait l'envie. Il avait en ce lieu, une bibliothèque énorme et un mobilier d'une autre époque dans lesquels j'aimais me noyer. C'était ce que j'appelais « l'espace vert » de ma vie ténébreuse. J'allumais les lumières. Il portait autour de son cou délicat, comme à son habitude, une écharpe de cachemire de couleur foncée. Ses yeux clairs et perçants me scrutaient et il portait son grand manteau noir en tweed, aux manches qui lui arrivaient à mi-mains. Elles laissaient entrevoir de fins et délicats doigts de pianiste, ce qu'il était jadis.

  • Tiens donc ? Toi ici !

  • Et pourquoi pas ? rétorqua-t-il.

Il me souriait. Je n'avais jamais réussi à lire depuis toutes ces années ce qui se cachait derrière cette esquisse labiale. Mais en règle générale, lorsqu'il faisait irruption dans ma vie, ce n'était pas forcément bon signe, aussi dandy soit-il ...........................

Publié dans L'histoire .......

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