Djävulen kan älska .............

Publié le par Sabrina De L.

A la tombée du jour, j'aimais fréquenter les lieux où les amoureux se donnaient rendez vous. Là, où ils se retrouvaient pour faire éclater leurs sentiments. Les voir s'embrasser à pleine bouche me donnait un sensation de bien-être. Loin de moi l'idée d'être fleur-bleue, mais j'aimais voir les autres s'aimer. Pourquoi les autres me direz vous ? Je ne sais pas, je ne saurais vous dire. Voir leurs doigts s'enlacer, se tenant comme si l'un était la continuité de l'autre, entendre leur cœur s'enflammer au doux murmure d'un « je t'aime », quelle douce mélodie. L'amour ? Je dois en avoir une petite idée, un vague souvenir, une lointaine sensation. Je suis le diable, comment voulez vous que je puisse aimer ? J'ai un rang à tenir. Où alors, je me conforte tout simplement dans ce dernier, parce que personne n'a eu l'audace d'aimer le mal ou parce que personne n'y croit. Je suis consciente que mon âme est mauvaise, mais je peux faire preuve de douceur quand je fréquente mes semblables. Oui, le mal peut aimer. Ce n'est pas une qualité réservée aux séraphins ou autres êtres que vous vous complaisez à aduler ! C'est une erreur de croire que je n'éprouve rien. J'aime différemment sûrement, d'une manière plus subtile. Je suis mauvaise, donc. Je ne mérite pas l'amour, c'est cela ? Alors que je pourrais, de toute ma puissance rendre une âme heureuse, le peu qu'elle veuille être mienne, le peu qu'elle s'offre à moi sans me craindre. Tout à coup, le vide, la tristesse m'envahit. Je n'avais demandé à devenir vampire, mon créateur m'avait juste trouvée à la hauteur et à cause de cela, j'en étais à me « nourrir » de visions d'amour, tel un mendiant se pourléchant devant les quelques miettes que les badauds errants avaient daigné lui offrir par pitié. Je me levais, j'allais à l'encontre du couple qui se trouvait devant moi. Je tuais l'homme en premier, je le vidais de son sang avec délectation et je tenais par la gorge sa chère et tendre, pendant ce moment funeste. Devant cette vision d'effroi, elle en avait perdu sa voix. « Tu l'aimais n'est-ce pas ? », lui demandais-je, alors qu'il rendait son dernier soupir. Elle tremblait de la tête aux pieds, des larmes inondaient son visage. Tout en continuant à la tenir, je lui répondis avec un sourire non dissimulé : « Oui, sûrement, suis-je bête ! Tu sais ce que c'est, TOI !!! ». Je l'approchais de mes crocs qui ruisselaient encore du sang de son amant, et je lui réservais le même sort. « Je suis le Diable, disais-je. J'aurais dû la laisser ressentir le manque d'un amour, qu'elle souffre .... mais dans ma bonté, je préfère qu'elle le rejoigne …. Je suis le Diable, répétais-je. Je peux aimer, mais personne n'y croit, alors je leur donne raison.... car le mal est plus facile à être reconnu que l'amour que je pourrais offrir …. je suis un putain de diable, disais-je. Et je resterai damnée » ….

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